Tony Sarg (1880 – 1942) est un artiste né en Amérique du Sud d’un père allemand consul et d’une mère britannique (un mélange assez courant à l’époque où la famille royale britannique venait d’Allemagne). Il a grandi en Allemagne, fait une école militaire, abandonné la carrière militaire pour épouser une Américaine, s’est retrouvé en Angleterre avant de partir pour les États-Unis lors du déclenchement de la Première Guerre Mondiale. Il importe là-bas la tradition des poupées allemandes (il a hérité la collection de sa grand-mère qu’il a développée), crée des ballons gonflables pour les parades de rue, fait du cinéma d’animation, décore les vitrines à Noël et les restaurants chics et lance sa propre franchise de boutiques de jouets. Le rêve américain dans toute sa gloire.
En 1914, il illustre le calendrier de la compagnie de métro londonienne avec des vues en hauteur des rues de Londres et de sa population. Un concept qu’il reprendra dans un livre – Up & Down New York – consacré à New-York et qui a été réédité il y a quelques années.













Etonnant de précision, c’est du google maps en mieux, on peut rester un 1/4 d’heure sur un dessin, celaa dû être un sacré boulot en plus du talent !
Un côté un peu Franquinien. Mais les gens qui se lancent là-dedans aiment bien en général alors il ne faut les plaindre.
Il y a un récit, puis un autre…comme il nous plaira…Enfant, je crois me souvenir combien on aime se perdre, musarder dans ces grandes compositions…Le dessin en devient boulerversant de vie, de finesse.
En état de grâce, et jamais, jamais confus ou illisible !!!
On pourrait aisément penser que Tony Sarg y a trouvé un bonheur infini, presque une nécessité dans le recueillement de son atelier…mais c’est une vision un peu romanesque..
Sublime.
C’est vraiment un univers qui fait planer les enfants. On s’y perd, on y crée des histoires, on y revient sans fin.