Leonid Soyfertis, un artiste russe au trait renversant

Leonid Soyfer­tis (1911- 1996) est un illus­tra­teur ukrai­nien au dessin proche du croquis qui a travaillé pour le fameux magazine Kroko­dil et a suivi l’Armée Rouge durant la Seconde Guerre Mondiale. Je le classe en ”artiste russe” puisqu’il a fait sa carrière en Russie mais bon…

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Son travail tout en légère­té à la limite de l’esquisse est d’une moder­ni­té foudroyante et il pourrait aussi bien faire de la BD aujourd’­hui (il y a du Rabaté, Prudhomme ou même Vivès là-dedans). C’est une vraie révéla­tion pour moi et je le classe aussi­tôt dans mes favoris.

Il existe des livres consa­crés à son travail mais pas facile à trouver vu que les boutiques russes en ligne c’est pas évident.

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21 commentaires

  • J’aime­rais bien avoir les dates de certains dessins parce que la moder­ni­té du trait est effec­ti­ve­ment assez stupé­fiante.

    • Ceux autour de la guerre, c’est facile :-) Et d’autres qui font années 60. Il faudrait un bouquin. Mais c’est galère de comman­der les bouquins russes. C’est écrit bizar­re­ment dedans…

  • C’est la BD d’aujourd’­hui qui est rétro, non ?
    Les illus­tra­teurs de la grande époque, ( celle des journaux en papier sans photos ), étaient proches des courants artis­tiques de la peinture. La BD s’est longtemps enfer­mée dans l’auto-plagiat systé­ma­tique, avec des ”auteurs autistes” centrés sur leur petit monde. Les dessi­na­teurs de la ”nouvelle généra­tion”, (on va appeler ça comme ça), ont juste ouvert les yeux.
    (Enfin, pas tous, il y a aussi une bouillie infâme qui conti­nue de perver­tir notre belle jeunesse !)

    Blutch, Sfar, De Crécy, Guibert… On voit qu’ils connaissent bien les illus­tra­teurs d’antan et Bonnard et Pascin etc…
    De Crécy, c’est Bonnard qui fait de la BD et Sfar a tout compris des dessins de Pascin.

    Je ne connais­sais pas ce russe, son trait ( superbe, c’est vrai ) me fait penser un petit peu à Maxime Detho­mas.

    • Oui, vous avez raison. C’est une nouvelle généra­tion qui a repris un graphisme abandon­né par la BD franco-belge forte­ment inspi­rée par Disney puis poussée par Franquin – qui connais­sait cette école, lui. Et moi je ne connais­sais pas Maxime Detho­mas.

      Mais je ne serai pas aussi sévère avec le franco-belge tradi­tion­nel. Il a une effica­ci­té et approche du dessin qui a son intérêt – pas pour rien qu’il a été aussi populaire. Évidem­ment, comme dans tous les courants artis­tiques, les plus doués apportent vraiment quelque chose de neuf. Dans la nouvelle généra­tion, on voit bien que le graphisme hérité de Blain/​Sfar etc produit aussi des sous-produits qui se copient les uns les autres sans véritable renou­vel­le­ment. J’en suis un peu à attendre une généra­tion ”post-Assoce” qui se reven­di­que­rait du franco-belge, elle ?

  • On peut encore dire ”merci Li An”,là!C’est évidem­ment gracieux,plein d’élan…Comment pourrait-on ne pas tomber ”amoureux” de cette délicatesse;cette vie qui s’affiche même dans la nature du trait qu’on se plait à décor­ti­quer de nos p’tits yeux.Ah,oui,merci !

    • Il faut surtout dire ”merci Leonid”. Moi je ne suis que l’affreux inter­mé­diaire, le margou­lin qui passe en contre-bande la bonne marchan­dise…

  • En parlant du courant star j’ai apper­çu une B.D avec un avion sur la couver­ture.
    Le dessin est plus dans la mouvance Sfar que Buck Danny.
    Je n’ en ai pas retenu le titre si vous aver um indice.….

  • Loué soit Li-An pour ces belles décou­vertes !
    C’est sublime ! La façon de tordre les corps me fait penser au grand Kokor.
    Au plaisir de te croiser !
    jph

  • Mainte­nant que je le revois,la petite tribu de gamins me fait penser à ceux de Goossens,du temps des cours de récré d’Einstein,son Père Noel ou l’ency­clo­pé­die des bébés…
    La délica­tesse de la couleur appli­quée avec discré­tion me poursuit…

    • Toute la beauté de la chose tient dans l’absence de virtuo­si­té démons­tra­tive, une justesse délicate.

  • Je viens de lire coup sur coup les deux billets russo­philes, et, rétros­pec­ti­ve­ment, les commen­taires sur le billet précé­dent m’ont fait sourire : en effet, la chrono­lo­gie des deux posts est un peu vache pour Shukaev. Je m’apprê­tais à dire grand bien de ses dessins, quand soudain j’ai décou­vert ceux de Soyfer­tis et j’ai été trans­for­mé en un petit tas de gelée tremblo­tante : essayez donc de taper sur un clavier dans cet état !

    • En même temps, pas étonnant que je n’ai décou­vert Shukaev qu’après Soyfer­tis… Ce dernier a encore des admira­teurs éperdus. Un second billet est à l’étude…

  • #Jérôme : Un des person­nages de mIturich fait très fort penser à ceux de Florence CESTAC.
    Pour en revenir à Soyfer­tis, je suis de plus en plus admira­tif de son style épuré mais conser­vant au final l’essentiel. Ses person­nages ont une quali­té rare : celle d’avoir du poids et de tenir compte de la gravi­té univer­selle à travers les poses et les points d’équilibre.
    Je serais très curieux de voir les travaux prépa­ra­toires condui­sant à une telle épure et apparente facili­té !

    • J’imagine qu’il y a de nombreux croquis derrière et un sens aigu de l’observation. Mais il y a des dessi­na­teurs qui sentent plus les gens ”normaux”.

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