Mickey Mouse (Floyd Gottfredson – Fantagraphics)

mickey-mouse-gottfredson-fantagraphics Floyd Gottfred­son est né en 1905 dans une petite ville de l’Utah. À l’âge de 11 ans, il se blesse au bras avec un fusil en allant chasser en douce avec un cousin. Suite aux multiples opéra­tions qu’il doit subir, il apprend à dessi­ner et se passionne pour les comics. Il se présente aux studios Disney en 1929 mais il ne travaille­ra réelle­ment sur les comics Mickey Mouse qu’en 1930 – après Ub Ibwerks, le créateur du design de Mickey et Win Smith, Walt Disney se chargeant de l’his­toire à cette époque. Le distri­bu­teur désirant des aventures plutôt qu’une resucée des dessins animés, Gottfred­son lance un Mickey parlant à la recherche d’une mine d’or héritée par Minnie et va conti­nuer à gérer la série jusqu’en 1975. Il meurt en 1986.

L’ama­teur français, béni des Dieux, a le choix entre deux éditions. Une édition Glénat en français, grand format, bâtie à partir d’une édition italienne en couleurs, ou l’édi­tion Fanta­gra­phics en anglais, au format italien (22cmx26cm) et en noir et blanc, comme l’était l’édi­tion origi­nale. L’édi­tion française publie les épisodes dans le désordre et en est à son quatrième tome, l’édi­tion US respecte la chrono­lo­gie et propose à cette date un coffret repre­nant les deux premiers tomes jusqu’à The Crazy Crime Wave de 1934. Après avoir hésité sur l’édi­tion Glénat, j’ai finale­ment penché pour la version Fanta­gra­phics. Il faut dire que la première a non seule­ment un format peu pratique pour le lit mais, en plus, je n’aime pas beaucoup les couleurs. La Fanta­gra­phics est juste magni­fique.

Si c’est le graphisme dynamique et toujours d’actua­li­té – ces yeux ovales avec un petit triangle, les gants etc… sont devenus cultes – qui m’ont incité à l’achat, j’avoue que j’ai pris du plaisir à lire les aventures de la petite souris intré­pide. En fait, la fréquence des gags visuels les rend bien plus faciles à lire en recueil que Terry and the Pirates dont j’ai parlé ici, avec beaucoup moins de résumés en début de strip. Je n’ai pas encore tout parcou­ru mais la construc­tion de Mr Slicker and the Egg Robbers (1930 – 1931) est fasci­nante. Mickey construit un minigolf et attire toute la ville, source à de nombreux gags visuels. Parmi les visiteurs, un rat appelé Slickers qui drague Minnie. Persua­dé que cette dernière l’a oublié, Mickey tente de se suici­der et se rate à chaque fois. Pendant ce temps, le père de Minnie voit les oeufs de ses poules dispa­raître mysté­rieu­se­ment. Mickey est accusé des vols et rejoint la bande des vrais voleurs, complices de Slickers qui espère que son argent va convaincre Minnie de l’épou­ser.
Dans Mickey Mouse vs Kat Nipp, Mickey est confron­té à un chat racaille qui s’amuse à lui faire un nœud à la queue jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une petite boule de nœuds…

À la fin de chaque volume, un portrait de person­nages de l’uni­vers de Mickey, une présen­ta­tion des diffé­rents artistes qui ont travaillé sur la série et d’autres chroniques ajoutent une touche cultu­relle à la chose.

mickey-gottfredson-fantagraphics-pl-3

mickey-gottfredson-fantagraphics-pl-2

mickey-gottfredson-fantagraphics-pl-4

mickey-gottfredson-fantagraphics-pl-1

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, infor­mez-moi en sélec­tion­nant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

Étiquettes
, , ,

4 commentaires

  • Science et l’art de racon­ter et d’ ”avaler” le lecteur trés tôt sans le lâcher.Acheteur du Glénat,j’approuve les réserves(Mais les ptits adorent!)et j’ignore si les premières années-fabuleuses-seront reprises.Cependant le dessin de Gottfred­son est exceptionnel;mouvement,enthousiasme communicatif(Uderzo,Franquin seront marqués au fer rouge)et bien souvent,la grâce.
    Une dernière reflexion:L’ennui absolu du long entre­tien de Gottfred­son en fin de volume,trés ”améri­cain” je trouve, comme ces documen­taires pompeux et hagiographiques(Aux couleurs pastels,c’est mieux).On voulait de la passion,des tourments,on tombe sur des épisodes hyper détaillés d’une vie moribonde professionnelle…Mais cette édition est un bon compro­mis pour un jeune public,et les vieillards que nous sommes,parfois.

  • Les 23.5 x 32 cm de la collec­tion Il Topoli­no d’oro de la Monda­do­ri (sacrés italiens !) permettent aux pleins et déliés de Gottfred­son d’écla­ter dans toute leur splen­deur. Avec ”Mickey et la bande des plombiers” (1938), un sommet, je trouve qu’on n’est pas loin du style Atom.

    • @Totoche : qui ne fait donc pas partie de ces deux premiers volumes. Les collec­tion­neurs fous peuvent partir à la recherche de la collec­tion en question.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *