Les alternatives à Photoshop pour la colorisation BD et l’illustration sous Windows

Aujourd’hui, je partage mes expériences sur ma recherche d’une alter­na­tive sous Windows pour Photo­shop dans le cadre de mes besoins (mise en couleur d’illustrations ou de planches BD). Comme d’habitude, c’est une évalua­tion très person­nelle parce que je ne suis pas de la généra­tion souris/​clavier et je trouve plus excitant (philo­so­phi­que­ment et dans la pratique) de travailler sur des médias tradi­tion­nels. Mais il faut vivre avec son temps et les couleurs infor­ma­tiques ont un intérêt technique indéniable.

Pourquoi une alternative ?

Si Photo­shop est consi­dé­ré comme incon­tour­nable par les profes­sion­nels de la profes­sion c’est surtout qu’il a été leader sur le marché et qu’il a imposé ses normes sans compter l’absence de véritable concur­rence pendant longtemps. J’aurais pu pirater (pas trop mon genre) ou passer à la caisse avec un abonne­ment mais à 24 12 euros par mois c’est juste trop cher par rapport mon utili­sa­tion (je n’ai réali­sé en 30 ans de carrière que huit planches sous couleur ordi rémuné­rées — depuis la première mouture de ce texte, j’ai quasi­ment doublé ce nombre, il y a une tendance) notam­ment parce que je préfère que de vrais coloristes travaillent sur mes planches. D’où ma quête de logiciels qui permet­traient de faire un travail identique pour moins cher. Et cette recherche m’a montré que Photo­shop est loin d’être ergono­mi­que­ment l’outil le mieux conçu pour mon usage – un héritage de sa philo­so­phie « retouche de photographies ».

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recherche au crayon mis en couleur sous Paint­Tool SAI 2

Windows vs Mac

Pendant des années j’ai enten­du les profes­sion­nels de la colori­sa­tion défendre bec et ongle les ordina­teurs from Apple puisque Photo­shop était conçu pour gérer toute la chaîne de fabri­ca­tion d’une image numérique de l’ordi à l’imprimeur. Il y a fort à parier que ce point de vue a fini par perdu­rer pour justi­fier l’investissement consé­quent dans du matériel très cher et la peur de changer ses habitudes de travail. Lorsque l’on donne un fichier .tif avec un profil embar­qué à un impri­meur, il n’y a aucune diffé­rence qu’il soit issu d’un PC ou d’un Mac. Le choix de l’OS n’est donc pas important.

Mes besoins

Illustration

Le but n’est pas de réali­ser des travaux profes­sion­nels mais de mettre en couleur rapide­ment de petites illus­tra­tions pour la publi­ca­tion Web. Et quand je dis rapide­ment, je pense aussi rapide que de la gouache ou de l’aquarelle tradi­tion­nelle. Si on peut apprendre à un gamin de six ans à faire de la gouache, la gestion des calques et des couches alpha des logiciels néces­site un appren­tis­sage technique un peu rebutant qui ne laisse pas beaucoup de place à l’intuition. La simpli­ci­té et la légère­té ont été donc ma priori­té à ce niveau. Plus un rendu ”naturel” des couleurs pour éviter les fameux ”effets Photo­shop”.

Mise en couleur de planche BD (de dessins au trait)

Là, on vise le profes­sion­na­lisme. Il faut donc que le logiciel soit compa­tible avec les bases de l’impression papier. Il doit donc gérer les profils CMJN alors que les images Web se contentent du sRVB. Cette diffé­rence explique en grande partie la position dominante de Photo­shop pour la BD puisque la plupart des logiciels de peinture ou retouche négligent cette partie. Vu la nature spéci­fique du travail (remplir des zones), l’ergonomie et la varié­té des outils de sélec­tion sont très importants.

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mise en couleur sous Clip Studio Paint

Assurons nos arrières

Comme je l’ai préci­sé dès le départ, je ne suis pas un spécia­liste de ces logiciels qui évoluent en perma­nence. L’avis que je vais donner corres­pond à mon expérience à un moment donné et il se peut que j’oublie des fonction­na­li­tés voire que je me trompe. Veuillez m’en excuser par avance.

Disqualifiés dès le départ

Remarque préalable – Ce que je quali­fie d’outils basiques de sélec­tion sont les outils que l’on retrouve désor­mais dans tous les logiciels de graphisme et de manipu­la­tion d’image à savoir :

  • sélec­tion rectan­gu­laire ou circulaire
  • sélec­tion par points ou à main libre en traçant un contour
  • sélec­tion par couleur similaire
  • sélec­tion intel­li­gente de l’intérieur d’une zone dessi­née fermée

Les pinceaux ”basiques” ne permettent pas se réali­ser des effets de peinture tradi­tion­nelle sans des manipu­la­tions fastidieuses.

The Gimp

Puisque je possède un PC depuis les années 1990, The Gimp a été le premier logiciel de graphisme instal­lé. Présen­té pendant longtemps comme l’alternative libre à Photo­shop à une époque où le logiciel libre avait une portée philo­so­phique et politique (ce n’est plus vraiment le cas, il n’y a qu’à voir l’implication des grosses boîtes dans le logiciel libre pour s’en rendre compte – Androïd, Linux, Javas­cript, WordPress…), The Gimp a connu ces dernière années un dévelop­pe­ment erratique. Il a les limita­tions du logiciel libre (des dévelop­peurs passion­nés mais nuls en ergono­mie) et son mode d’affichage par défaut (fenêtres séparées pour tous les outils) était juste horri­pi­lant (corri­gé depuis la version 2.8, il faudra que je pense à l’activer). Il est disqua­li­fié d’office puisqu’il ne gère pas native­ment le CMJN et ses outils de sélec­tion sont basiques. De plus, ses pinceaux par défaut sont vraiment très simples. Et la gestion de naviga­tion des fichiers est telle­ment éloignée de Windows 10 que c’est juste agaçant. Vu les alter­na­tives, il est diffi­cile de le conseiller (mais j’imagine que des fans vont me trouver des fonction­na­li­tés uniques à The Gimp).

gimp interface

Prix : gratuit – Site officiel : https://​www​.gimp​.org/​fr/

Paint​.net

Je le connais assez mal et on peut le consi­dé­rer comme un petit frère de Photo­shop. Il a toutes les fonction­na­li­tés basiques d’un éditeur d’image, il bénéfi­cie d’un dévelop­pe­ment bien suivi et d’une commu­nau­té de fans active mais l’absence de gestion du CMJN et des outils de sélec­tion et des pinceaux basiques le disqua­li­fie d’entrée. Néanmoins, c’est un logiciel que je conseille pour la manipulation/​retouche basique d’images car il gère le minimum sérieu­se­ment et il est simple à prendre en main.

paintnet

Prix : gratuit – Site officiel : https://www.getpaint.net//

Affinity Photo

Première alter­na­tive testée, Affini­ty Photo cumulait des points positifs : gestion parfaite des profils CMJN, filtres non destruc­tifs avancés (le meilleur de ce point de vue), pinceaux réalistes intéres­sants. Mais il rame rapide­ment avec de nombreux pinceaux sur de grands formats (pour les fichiers numériques, un A4 en 600 DPI est consi­dé­ré comme grand alors que je peux travailler jusqu’au format raisin (double A3) sur mes planches). Et ses outils de sélec­tion sont conçus spéci­fi­que­ment pour la photo et gèrent très mal les dessins au trait. Un dernier détail agaçant : l’export d’un fichier trait.tif est conver­ti systé­ma­ti­que­ment en gris sans respect de la bichro­mie. Il faut expor­ter en .psd pour conser­ver les deux couleurs. Affini­ty Photo n’est donc utili­sable qu’en logiciel de complé­ment et je l’utilise princi­pa­le­ment pour prépa­rer des fichiers ou les finali­ser via les filtres.

affinity photo

Prix : 27,99 € (prix spécial confi­ne­ment) – Site officiel : https://​affini​ty​.serif​.com/​f​r​/​p​h​o​t​o​/​#​top

Les logiciels retenus

Contraintes techniques – J’ai testé tous ces logiciels sur un vieux AMD 4 cœurs/​8 Go Ram/​carte vidéo NVidia ce qui a permis de bien faire la diffé­rence sur la lourdeur des programmes. J’utilise aussi une tablette graphique Huion GT 221 Pro ce qui peut amener quelques soucis pour certains logiciels (alors que la gestion des périphé­riques de ce type est norma­li­sée de nos jours notam­ment via Wintab).

Quali­té de rendu – De longues discus­sions avec Laurence Croix ont fini par me faire comprendre qu’il ne fallait pas se reposer sur le rendu de la tablette graphique (ou tout autre écran tactile) en ce qui concer­nait la fidéli­té des couleurs en cas de repro­duc­tion papier. Tout simple­ment parce que ces outils ne peuvent pas être calibrés correc­te­ment sur le long terme avec des sondes. Du coup, il faut que votre logiciel de graphisme puisse afficher sur un second écran classique (et calibré) une seconde fenêtre avec votre travail.

PaintTool SAI 2

Dévelop­pé par Koji Komat­su tout seul dans son coin si j’en crois les légendes du Web, Paint­Tool SAI est une sorte de logiciel culte utili­sé pour produire de l’image desti­né au Web. Le site du dévelop­peur est réduit au minimum mais le logiciel est très populaire et avec raison à mon avis.
Je l’ai décou­vert assez tardi­ve­ment et j’ai été surpris de sa facili­té d’utilisation. Toutes les commandes semblent placées avec bon sens, les pinceaux sont immédia­te­ment efficaces et sont classés de manière évidente. Il comprend immédia­te­ment ce qu’il faut remplir avec l’outil pot de peinture dans un calque lorsque l’on travaille sur un dessin au trait. Visible­ment, l’utilisateur est au centre du projet et cette évidence explique sa popularité.

venusflower painttool sai
artiste : Venus­Flo­wer – Paint­Tool SAI 2

Les + :

  • c’est le logiciel le plus léger que j’ai pu tester. Dans sa version 2, il n’est plus limité par la taille de l’image ou le nombre de calques. Il se lance vite, ne bronche pas sur les plus grandes tailles et les hautes résolu­tions. C’est un logiciel confortable.
  • gestion parfaite du multi écran
  • réglages des pinceaux immédiat
  • le moteur de blender (mélange des couleurs) est naturel
  • une correc­tion du trait efficace (si j’en crois les témoignages)
  • un outil de sélec­tion qui mixe sélec­tion point par point et main libre (exclu­sif)
  • pinceau de sélec­tion et de désélection
  • le logiciel affiche la taille minimale et maximale du pinceau pendant le travail (exclu­sif)

Les - :

  • il ne peut pas créer de fichier défini­tif pour la BD impri­mée du fait de l’absence totale d’un mode CMJN. Pas de gestion de profil couleur même en sRVB. C’est donc pour l’instant un logiciel unique­ment orien­té Web si il est utili­sé tout seul
  • pas de gestion du format .tif. C’est le format d’image sans perte utili­sé par les appareils photos et les scanners et c’est donc un manque lourdingue. Pour prépa­rer une image au trait, je passe donc par un logiciel inter­mé­diaire et utili­ser le format .psd (le format des fichiers Photo­shop)
  • l’import de pinceaux me ramène aux années 1990 avec des fichiers à copier dans des réper­toires perdus. Il n’y a en fait aucune gestion de matériel externe prévu à l’intérieur du programme
  • pas de pinceaux réelle­ment réalistes
  • pas de filtre sans destruc­tion et peu de filtres de trans­for­ma­tion (il vaut mieux passer par un autre logiciel pour cela)
  • pas de gestion d’import de palette de couleurs
  • pas de gestion d’historique
  • achat de license qui néces­site litté­ra­le­ment un tutoriel

painttool sai2 interface

C’est le logiciel de graphisme le plus agréable à prati­quer tel quel. Si vous avez déjà quelques notions de réglages de pinceaux, vous le prenez en main direc­te­ment et vous n’avez à vous préoc­cu­per que de votre travail graphique. Pour la première fois, je prends du plaisir à faire des couleurs purement infor­ma­tiques sans chercher un rendu gouache/​aquarelle.
Pour une mise en couleur BD, il a tous les outils néces­saires pour un travail préli­mi­naire, quitte à finali­ser le fichier sous un autre logiciel.

Documentation

Un simple fichier pdf. Si on trouve de nombreuses vidéos et tutoriels sur le Web, je me suis rendu compte que ça datait. Il y a peu de choses sur la version 2 du programme par exemple. Cela s’explique en grande partie par le succès grandis­sant de Clip Studio Paint qui vole les parts de marché et qui ressemble plus aux logiciels modernes où tout est intégré.

Prix : 5500 yens (à peu près 45 euros, un rapport quali­té prix que je trouve satis­fai­sant) – Site officiel : https://​www​.syste​max​.jp/​e​n​/​s​ai/ et https://​www​.syste​max​.jp/​e​n​/​s​a​i​/​d​e​v​d​e​p​t​.​h​tml pour la version 2 – OS : unique­ment Windows

Clip Studio Paint

Ex-Manga Studio, Clip Studio Paint est un logiciel japonais orien­té création de manga, illus­tra­tion et anima­tion. Autant dire qu’il ratisse large. En bande dessi­née, il est devenu le logiciel de référence pour le dessin sur tablette du fait de la quali­té du lissage du trait et des nombreux outils d’aide (bulles, perspec­tives, etc…). L’équipe fait un énorme travail de promo­tion via des concours (illus­tra­tions et tutoriaux) et il s’impose petit à petit comme le logiciel de graphisme spécia­li­sé. Je vais ici parler de la version Pro.

wesley gardner clip studio paint
artiste : Wesley Gardner – Clip Studio Paint

Les + :

  • tout est géré par le logiciel (import de matériel, cloud gratuit)
  • le plus léger dans sa catégorie
  • des pinceaux réalistes conve­nables par défaut et on peut trouver en payant des alter­na­tives très intéressantes
  • une fenêtre de raccour­cis rapides où vous pouvez tout mettre (pinceaux, fonction­na­li­tés, raccourcis…)
  • barre d’outils relative à la sélection
  • pinceau de sélec­tion et de désélection 
  • outils de sélec­tions spécia­li­sés BD (remplis­sage de pointes de zones)
  • couleur trans­pa­rente (exclu­sif)
  • calques de filtres non destruc­tifs (on peut modifier ou revenir en arrière)
  • sélec­tion par point très facile­ment éditable pendant le travail (annula­tion de points, dépla­ce­ments de points)
  • histo­rique des couleurs généreux

Les - :

  • un poids non négli­geable sur le disque dur (plusieurs Go tranquille)
  • import d’un fichier .tif CMJN problé­ma­tique car il sera conver­ti en RVB automatiquement
  • modifi­ca­tion d’un calque de sélec­tion impossible
  • les outils de généra­tions de couleurs ne sont pas les meilleurs que j’ai croisés

clip studio interface

Clip Studio Paint et le CMJN

Alors qu’en version EX(pert) Clip Studio Paint permet la fabri­ca­tion de magazines desti­nés à l’impression, la gestion du CMJN est incom­plète. Si vous impor­tez un fichier .tif ou .jpg avec un profil CMJN inclus, Clip Studio Paint ne gèrera tout simple­ment pas ce profil et conver­ti­ra le tout en RVB. Cela peut être très impor­tant si vos couleurs ne contiennent aucun noir – certains éditeurs peuvent deman­der à avoir un fichier couleur sans aucun noir (même si c’est une demande rare). Il semble­rait qu’en restant au format proprié­taire .clip ou en .psd, on contourne cette limita­tion. Bien plus embêtant, si vous créez une couleur sombre sans noir, le pourcen­tage de noir revien­dra dans la couleur dans l’historique des couleurs et même si la couleur est sauve­gar­dée dans une palette perso. Très frustrant.

Documentation

Le logiciel propose une documen­ta­tion en ligne et sous forme de pdf et des vidéos mais supporte aussi via des concours la création de tutoriaux. Comme la commu­nau­té est en constante exten­sion, la documen­ta­tion est donc parti­cu­liè­re­ment riche. À remar­quer que le forum officiel où on trouve beaucoup d’intervenants japonais est automa­ti­que­ment traduit en anglais.

Prix : 42 € (nombreuses promo­tions durant l’année) – Site officiel : https://​www​.clips​tu​dio​.net/​fr/OS : Windows, Apple, Android (abonne­ment)

Krita

Krita est un logiciel libre (comme The Gimp) qui s’est orien­té vers le graphisme. Il est bien soute­nu par ses dévelop­peurs et par une commu­nau­té motivée. Il souffre néanmoins des problèmes liés à sa nature de logiciel libre datant des années 1990 : un dévelop­pe­ment réali­sé par des passion­nés qui explo­raient des possi­bi­li­tés suivant des demandes désor­don­nées plutôt que de conce­voir un logiciel cohérent. Krita demande donc une véritable adapta­tion si vous avez l’habitude de travailler sur d’autres programmes mais il se révèle très riche et peut-être plus complet que d’autres sur certains points.

antoine lecorre krita
artiste : Antoine Le Corre – Krita

Les + :

  • des pinceaux réalistes qui me paraissent naturels à utiliser
  • la fonction rotation des pinceaux (un feutre à bout plat qui n’est plat que dans un sens de dessin est complè­te­ment irréa­liste) – à remar­quer qu’à partir de la version 1.10.12 de Clip Studio Paint, il est annon­cé que la rotation est gérée mais pour l’instant je n’ai pas réussi à la faire fonctionner
  • des outils de mélange de couleur très complets
  • une palette de raccour­cis appelée par clic droit (exclu­sif)
  • des sélec­tions modifiables
  • une gestion complète du CMJN
  • une ferme­ture de sélec­tion évidente (ça m’agace chez les autres)
  • une sélec­tion par couleur très puissante (tout est très puissant dans Krita quand c’est implémenté)
  • des fonction­na­li­tés supplé­men­taires à chaque mise à jour
  • c’est gratuit

Les - :

  • une logique diffé­rente des autres programmes qui néces­site un appren­tis­sage spécifique
  • des options qui semblent inutiles (les filtres sont bien plus nombreux sans que leur utili­té soit évidente pour la majori­té des utilisateurs)
  • des petits bugs de temps en temps
  • pas beaucoup de ressources extérieures vu la taille de la communauté

krita interface

Krita, c’est un original

Quelques exemples de parti­cu­la­ri­tés de Krita :

  • il n’y a pas de filtre contraste. Il faut passer par un autre filtre maison pour obtenir la même chose avec bidouillages de courbe
  • les touches Alt et Maj pour ajouter ou soustraire de la sélec­tion n’ont été implé­men­tés que très récem­ment alors que c’est classique dans les autres programmes
  • un collègue m’expliquait que seul Krita lui permet­tait de créer des pinceaux associés à une couleur particulière
  • pour un affichage du rendu sur un second moniteur, il faut ouvrir une nouvelle instance via le menu, ouvrir le fichier sur lequel on travaille et cacher les outils. Lourd.

À remar­quer qu’avec ma tablette Huion, si je lance direc­te­ment un fichier, Krita ne recon­nai­tra pas correc­te­ment le stylet. Je suis obligé de lancer d’abord Krita puis de charger le fichier.

Documentation

Un guide en ligne plutôt complet et pas mal de tutos. Les forums sont très actifs et les fans de Krita partagent volon­tiers. Un des avantages du logiciel libre. De plus, l’artiste mis en avant par Krita est français.

Prix : gratuit – Site officiel : https://​krita​.org/frOS : Windows, Apple, Linux

À côté (et uniquement pour de l’illustration pure)

PaintStorm

Conçu par des graphistes russes, le logiciel a un dévelop­pe­ment lent et bugge avec ma tablette. Un peu lourdingue quand même et pas vraiment conseillé. L’achat de licence est un peu pénible.

Rebelle

Rebelle est un logiciel de graphisme au moteur de rendu d’aquarelle bluffant. Il est malheu­reu­se­ment cher (et je ne compte pas les produits associés comme les textures de papier vendus à part) et limité dans la taille d’image. À réser­ver à un travail digital voire Web vu la lourdeur de la chose.

Corel Painter

La référence pour les graphistes digitaux qui recherchent un rendu tradi­tion­nel vu qu’il a été longtemps la seule solution. Son prix est prohi­bi­tif (c’est vraiment le premier logiciel qui m’a donné envie de le pirater), il néces­site un gros appren­tis­sage et il est lourd. On ne s’amuse pas avec Painter, on travaille.

Pas vraiment testé

MediBang Paint

Un autre logiciel de dessin japonais très orien­té manga et tablette/​mobile. Il gère le CMJN mais les quelques tests réali­sés m’ont donné l’impression qu’il était trop basique pour un travail profes­sion­nel. Son système de cloud est lourd si vous n’utilisez pas les fonction­na­li­tés mobiles.

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, infor­mez-moi en sélec­tion­nant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

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4 Commentaires

  1. says: kris

    Merci pour l’article.
    Concer­nant l’oné­reux Corel Painter une promo­tion ponctuelle sur la version N ‑1 à lieu chaque année pour et depuis Painter 2019 (à ma connaissance)sur le site légal Humble ‑Bundle.

    Le tarif est de mémoire plus ou moins 27 euros pour une licence pleine­ment fonction­nelle PC/​Mac et des pinceaux bonus, d’autres logiciels Corel dont l’inté­res­sant Paint­Shop Pro pour les varia­tions de couleurs sur une illustration.
    J’en ai bénéfi­cié pour une licence activée pour Corel­Pain­ter 2019 et 2020.

    Les change­ments sur les dernières versions arrivent au compte goutte et ne justi­fient pas le prix plein tarif (219 €) des mises à jour

    Corel Painter ”2022” étant sorti le 23 juin, un espoir est permis pour un prochain ”humble bundle” Painter 2021 :-P avant la fin de l’année.

    Je revien­drai en commen­taire le temps venu, étant inscrit à leur newslet­ter pour ce seul logiciel.

    1. says: Li-An

      Ah oui, en effet c’est intéres­sant. Je pense que je tente­rai la chose même si mes diffé­rents tests me donnent à penser que ce ne n’est pas tout à fait adapté à mes besoins pour le moment.

  2. says: kris

    Quand on parle du loup…
    je viens de recevoir un mail de Humble bundle avec une très belle offre pour Rebelle 3, des papiers aquarelles numériques et d’autres logiciels ou Add-ons (18 éléments) pour 16,42 €.
    l’offre est valable 20 jours à partir du 24 juin 2021.
    http://​surl​.li/​x​vhd

    Honnê­te­ment la version 4 de Rebelle à large­ment été optimi­sée, est enfin utili­sable en A4 à 300 dpi et rend mont ‘achat plein pot de la version 3 à sa sortie, impul­sif, un tanti­net ballot ;-).

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