Gainsbourg, trente ans après…

Alors, voilà, ça ne me rajeu­nit pas mais l’ami Serge Gains­bourg est parti il y a trente ans, bien avant son cardio­logue malgré ses promesses. Je ne pensais pas que ça m’en bouge­rait une en touchant l’autre (comme on dit dans notre jargon profes­sion­nel) mais il fait partie des rares artistes musicaux de ma jeunesse que j’écoute réguliè­re­ment. Et je me suis rendu compte que le vague à l’âme induit par cet anniver­saire ne prove­nait pas seule­ment des chansons mais aussi parce qu’elles m’évoquaient des amis désor­mais dispa­rus qui me l’avaient fait décou­vrir (je me rappelle d’André et Pierre-Louis faisant un concours de par cœur sur les titres des albums fameux). Et peut-être aussi une époque plus légère où culture et méchante ironie pouvaient marcher main dans la main dans une cool attitude. Gains­bourg semble appar­te­nir désor­mais à un temps telle­ment révolu qu’il pourrait venir d’une autre planète.

Le dessin

hommagse gainsbourg 30ans li an

Gouache sur papier aquarelle.

La musique

France Inter a passé un concert sympho­nique avec Alex Beaupain au chant et je n’ai pas écouté plus de deux titres. C’est en tombant un peu par hasard sur l’hommage de la Comédie Française que j’ai compris pourquoi. Tiré d’un spectacle sur la base des chansons et des inter­views de Gains­bourg, les acteurs/musiciens/chanteurs(et une dame) proposent une inter­pré­ta­tion tendance concert dans ton salon qui corres­pond plus mon ressen­ti : Gains­bourg, c’est quelque chose de person­nel que l’on écoute même au casque. Diffi­cile de beugler en public Je t’aime moi non plus ou Varia­tions sur Marilou. Et il y a Rébec­ca Marder à qui on a envie de dire tout de suite « Vous devriez faire du cinéma, mademoi­selle » (bon, c’est déjà fait même si je l’ai un peu loupée).

L’héritage (le gars indépassable)

Dans ma voiture, une émission de France Cul consa­crée au procès Eichmann et une chanson d’un groupe que je ne connais pas qui font une chanson « à la Gains­bourg » que je trouve vraiment géniale. Une petite recherche plus tard, je découvre, hilare, que ce ne sont pas des petits jeunes mais S. S. in Uruguay de l’ami Serge sur Rock Around the Bunker que je connais peu (et qui est un peu saoûlant à écouter d’une traite).

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4 commentaires

  • vraiment j’adore ta vignette hommage !
    dans un tout autre domaine, si tu pouvais relayer et répondre au tag de Lune sur le blogue Un papillon dans la lune
    à bientôt

    • Très mauvaise idée de publier un hommage à Gains­bourg le jour de la journée de la femme. Pas fait gaffe. Je me suis bien gratté la tête sur ce que pouvait être un TAG mais j’ai fini pas comprendre le concept.

  • ”Dans les médias, à l’exception de Lio, qui l’a traité de harce­leur, et du site auféminin.com, l’unanimisme est de règle. Les Inrocks, L’Obs, Téléra­ma en parti­cu­lier, autre­ment dit les chantres de la nouvelle morale inter­sec­tion­nelle et féministe, se sont tous incli­nés devant le chanteur misogyne, amoureux des nymphettes, jouant avec la perspec­tive de l’inceste et la violence. ”
    https://www.franceculture.fr/emissions/signes-des-temps/a‑loccasion-des-30-ans-de-la-mort-de-serge-gainsbourg-quelle-reception-pour-ses-chansons-aujourdhui
    Ca me déprime un peu de décou­vrir en toi un chantre de la nouvelle morale inter­sec­tion­nelle, mais bon, à part accep­ter et dépas­ser ce constat pour pouvoir repar­tir en avant comme avant, qu’y puis-je ?

    • J’espère qu’il y avait un smiley caché quelque part :-) J’ai commen­cé à écrire un long commen­taire et puis je me suis ravisé.

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