Trip-hop, volume I

Vieux un jour, vieux toujours

En ce moment, je suis d’humeur chagrine. L’actualité ne met pas en joie, c’est certain, mais j’imagine que mes angoisses personnelles et l’âge m’incitent au « frein à main » (expression inventée par le regretté Bacri pour parler des personnes qui, avec le temps qui passe, perdent leur capacité à s’intéresser au monde et à espérer le changer).

Je ronchonne après les sorties BD qui me font autant rêver qu’une durite percée, je n’ai pas envie d’aller au cinéma voir des documen­taires sociaux (ou des films qui y ressemblent) ou un nouveau Batman. Et, même en musique, je ne trouve pas une nouveau­té excitante à me mettre sous la dent (vivement que l’on débranche tous ces auto-tunes). Bref, je me fait vieux. Et que font les vieux ? Ils se penchent sur leur passé.

C’était mieux avant Internet. C’est prouvé par Internet.

portishead dummy

Je l’ai déjà dit dans un précé­dent billet, j’ai remar­qué que j’avais un faible pour le genre musical trip hop. Et, dans une magni­fique crise de collec­tion­nisme aigüe, je suis parti à la recherche des meilleurs albums trip hop puisque je n’avais en fait qu’effleuré le sujet à son époque dorée. Le genre étant consi­dé­ré comme passé de mode depuis le début des années 2000, il y avait un petit côté archéo­lo­gie assez satisfaisant.

tricky maxinquaye cover

Évidem­ment, le top cinq est trusté par de grands classiques signés Massive Attack, Tricky et Porti­shead – avec un acces­sit pour DJ Shadow dont l’album Endtro­du­cing… est consi­dé­ré comme matri­ciel au genre et puis le Japonais DJ Krush pour l’ensemble de son œuvre. Mais ensuite, ça se corse sérieu­se­ment. On a un peu l’impression que chacun a besoin de mettre en avant un album ou un artiste que les autres ignorent royale­ment et il est assez amusant de musar­der à la recherche de raretés (quelque fois même pas dispo­nibles en téléchar­ge­ment illégal) venues du monde entier, de décou­vrir que les artistes travaillent toujours ou ont sombré dans un total anonymat.

Les listes qui font tripper leur hop

Enfin, de la musique

Pour cette entrée en matière, j’ai sélec­tion­né deux albums que j’ai adorés et dont je n’avais évidem­ment jamais enten­du parler.

The Baby Namboos – Ancoats 2 Zambia

the baby namboos – ancoats 2 zambia cover

The Baby Namboos est composé de vieux routiers de Bristol (la ville repère du trip-hop) signés sur le label de Tricky. Et une ambiance ténébreuse y fait penser – surtout que le gars Tricky chante dedans – mais se démarque par des éclairs de lumière et la voix prenante de Aurora Borealis qui va vous déchirer les tripes.

Silent Poets – to come…

silent poets to come cover

Les Silent Poets sont Japonais (une grosse nation de trip-hoppeurs) et leur album to come… sort quelque peu des sentiers battus avec des ambiances jazz et cools cinématographiques portées par des voix féminines/masculines au top.

#Mots-clefs :

!ABC Pour signa­ler une erreur ou une faute de français, veuillez sélec­tion­ner le texte en question et cliquer sur l’icône R en bas à gauche.

fille boutique promo
Partagez ce contenu

8 commentaires

  1. Ah ! Voilà de la matière pour les oreilles, histoire d’ali­men­ter le moods (ça ne me rajeu­nit pas tout ça).
    Perso, lorsque la mélan­co­lie repeint mon humeur en noir, je lance Dead Man de Neil Young. Et, je me dis que je n’ai que l’âge de mes artères. Tu connais d’ailleurs la chanson : levons-nous les damnés de l’artère.

  2. (mes excuses pour l’éven­tuel doublon, mais ma connexion vacille)
    Voici de quoi flatter les oreilles et alimen­ter le moods. Moi, lorsque la mélan­co­lie repeint en noir mon humeur, je lance ”Dead Man” de Neil Young. Effet garan­ti. Pour le reste, on a jamais que l’âge de ses artères. Tu connais d’ailleurs la chanson : debout les damnés de l’artère, debout les forçats de la fin.

    • Je laisse les deux, tant pis :-) Tu as la possi­bi­li­té d’éditer ou suppri­mer le commen­taire pendant cinq minutes normalement.

      J’ai la BO de Dead Man mais je préfère relan­cer le film. De toute manière, si je suis d’humeur ronchonne, je peux me lancer un épisode de *Mrs Measel*. Oh non, c’est bientôt fini. Ronchonne, ronchonne.

  3. Pas Measel.
    Pas Weasel, comme l’autre fois.
    Maisel, Mrs Maisel.
    C’est pourtant simple.
    J’aime bien ton volume 1 de tripope, et je promeus tes housses, je veux dire, je suggère Crusta­tion et Burial pour le volume 2.

    • Je n’y arrive­rai jamais. Et pourtant cette saison 4 est excellente.

      Crusta­tion et Burial, voilà bien deux groupes dont je n’ai pas croisé le nom dans les diffé­rents tops. Je me méfie de tes goûts musicaux mais je vais tester car je suis encore un peu jeune et fou dans le troisième placard à droite de ma tête.

  4. Merci d’avoir ravivé un pan de not’bon vieux temps du Trip N’ Roll et de me rappe­ler mon grand âge…Euh,Cocteau Twins,ça compte..?Concernant Portishead,qui ‚avec Stina Nordenstam,est bien décidé à ne jamais me ruiner,je plonge toujours autant avec bonheur dans leur deuxième album…et leur excellent concert en 1997 en cassette vidé…Oui,bon…merci.

    • Cocteau Twins, c’est la préhis­toire du trip-hop. Une des sources. Ça fait longtemps en effet que je n’ai pas croisé la Nordens­tam que je n’ai connu qu’un K7. Elle avait une petite voix un peu stres­sante quand même.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.