Quelques jours à l’Amélie –JC Denis (ed. Dupuis)

Ce qui est bien, en prenant de l’âge, c’est que l’on est amené à s’intéresser à des oeuvres dont on ne savait quoi faire dans sa jeunesse, incapable que l’on était de les apprécier à leur juste valeur. Ce n’est pas le premier album de JC Denis que je lis (il a fait des histoires qui se passaient à Tahiti et la Réunion que je ne pouvais ignorer) mais celui-là est impressionnant. Impressionnant de maturité et d’écriture. En résumé, un écrivain en panne part sur les traces d’un confrère dont il ignore tout… ou presque. Toute l’histoire est basée sur les sentiments, des choses légères et graves, des désirs inexprimés et Denis s’en tire haut la main. On pourra remarquer ses portraits féminins très justes, une chose bien trop rare en BD où la plupart des dessinateurs répètent les mêmes types de femme, incapables de se projeter en elles.
En résumé, un très grand album d’un grand Monsieur.

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7 commentaires

  • Ma nénenne a préféré le roman : "Quelques mois à l’Amélie, le roman d’Aloys Clark" édité par PLG .
    D’après elle, Jean-Claude Denis est encore plus grand romancier qu’auteur de bandes dessinées ! C’est dire !
    D’après moi, c’est dégueulasse d’avoir autant de talent, il pourrait en laisser un peu pour les autres non mais !

  • C’est un peu à double sens ce "meilleur romancier qu’auteur BD". On ne va pas se plaindre, il ne fait pas deux albums par an :-)

  • Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit !
    On peut être génial écrivain et "seulement" excellent dessinateur !
    Et encore on n’a pas parlé de ses couleurs !
    Ni de sa musique d’ailleurs !
    Non, non, on a adoré "Quelques mois à l’Amélie" , d’ailleurs, je ne me souviens pas d’un de ses ouvrages qui m’aurait déplu.

  • Lu récemment.
    Très beau livre, sensible, humain, intelligent, adulte.
    Je me rappelle ses premiers bouquins que j’aimais déjà ; finalement il y a toujours, en plus finement observé et restitué (maturation logique), cet intérêt pour l’Autre et les rapports interpersonnels.
    Le scénario habile, la mise en scène fluide et le dessin très agréable, clair sans être décharné ou désincarné, facilitent et ajoutent à la sensation d’évidence qui ressort de la lecture. Une grande BD moderne tout simplement.
    Je me permets de conseiller la lecture d’une autre bédé, qui n’a rien à voir sinon que je l’ai empruntée en même temps à la médiathèque, gorgée d’humanité, fort bien dessinée et furieusement réjouissante : « je voudrais bien me suicider mais j’ai pas le temps » de Cestac et Teulé sur Schlingo.

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