Clafoutis n°4 (Les éditions de la Cerise)

Comme le veut une antique tradi­tion, Clafou­tis sort un nouveau numéro pour Angou­lême. Évidem­ment, la revue luxueuse de Guillaume Trouillard se mérite : graphismes pointus, histoires symbo­liques et rappels mytho­lo­giques (peu politi­que­ment corrects) sont au programme. Saurez vous aller jusqu’à la fin du texte de Jean-Luc Coudray, trouve­rez vous un sens aux planches de Anke Feuch­ten­ber­ger ? Vous êtes alors très fort. Mais ça n’empêche pas : Clafou­tis est devenu une référence alter­na­tive incon­tour­nable en ces périodes frileuses où seules les jeunes filles qui montrent leurs fesses roses ont des chances de tirer le gros lot. Clafou­tis mélange grands anciens (David B., Sergio Toppi ou Carlos Nine) avec des jeunes moins connus au talent graphique incon­tes­table. Je vous ai mis des planches de Vincent Perriot qui fais une alerts­to­ry pleine d’éner­gie, Adrien Demont qui met en scène un chien à la recherche de son surmoi et Gabriel Schemoul qui me rappelle un film lynchien où une jeune femme travaille dans un hôtel dans une forêt. Mais c’est juste pour dire, tout est de haute tenue et j’attends avec impatience le jour où Guillaume Trouillard va explo­ser à la face du monde.

Vincent Perriot

Adrien Demont

Gabriel Schemoul

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15 Commentaires

  1. says: Julien

    Ah bah oui:Deux minus­cules commen­taires pour ce rendez-vous pointu qu’est CLAFOUTIS.Superbe couverture.(Je dilue mon enthousiasme).Abscons,peut etre..?Mais vraiment impressionnant;au lecteur de faire aussi un bout du chemin.

  2. says: alan

    et tu ne parle pas des anges de Guillaume Trouillard, et de son conte en ombres chinoises !
    Trop rare ce Guillaume (qui a vu ses planches dans un collec­tif sur la guerre 14 – 18 chez Delcourt ?)

  3. says: Patrick Stère

    Effec­ti­ve­ment, ça a l’air pas mal !
    Perriot, toujours inspiré.
    Le Schemoul me fait penser à ”Là où vont nos pères” (ou Sendack on voit pas bien)…

  4. says: olivier

    Non mais je faisais un jeu de mot bidon :)

    ( et puis bobo ne veut pas dire grosse vente non plus ;)
    la hype attitude est aussi d’avoir des choses rares parfois …enfin tout est relatif .

  5. says: Li-An

    @olivier : ce n’est pas vraiment ”bobo” de mon point de vue (d’ailleurs, ça ne se vend pas par camions).

    @Patrick Stère : je ne sais pas trop. Je n’ai pas accro­ché à Là où vont nos pères.

  6. says: Li-An

    D’un autre côté, on ne peut pas se conten­ter de ce qui ”simple et efficace” au risque de s’assé­cher. Il faut s’inté­res­ser sans tomber dans l’élitisme :-)

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