
René Follet est né près de Bruxelles en 1931. Autant l’avouer d’emblée, les histoires de Zingaro qu’il publiait dans Le journal de Mickey (ou Tintin ? Impossible de me rappeler) ne m’enthousiasmaient pas particulièrement. J’avais du mal avec ces personnages toujours bondissants, ces couleurs que je trouvais bizarres, ces histoires sans grande aventure. Je ne me suis vraiment de nouveau intéressé à son travail avec les adaptations d’Edmund Bell en BD, où son travail graphique apportait de l’étrangeté et un classicisme efficaces. À partir de là, je me suis replongé dans son travail d’illustrateur. Son dessin ”à l’ancienne” est tout sauf sexy et il n’est pas étonnant qu’il ait mis autant de temps à obtenir une reconnaissance méritée.
Le livre en question est très bien conçu avec énormément d’illustrations, des inédits, des découpages et son prix assez élevé ne relève pas de l’escroquerie.


mise à jour du 30/04/07 : après lecture, je ferai de petites réserves sur le texte lui-même. S’il est très informatif et enthousiaste (voire trop enthousiaste : les superlatifs se suivent avec une régularité déprimante), Jozeph Peeters n’essaie pas de réfléchir sur le problème premier soulevé par la carrière de Follet. Voilà quelqu’un qui a fait de la BD pendant plus de 20 ans avec des séries très variées et un talent reconnu sans rencontrer de vrai succès (à une époque considérée par beaucoup comme bien plus simple à vivre pour les auteurs). Peeters se plaint des couleurs, des éventuels scénaristes ou des éditeurs mais ne semble pas remarquer que le point commun à tous ces échecs est quand même Follet. Seul JC de la Royère, qui a travaillé comme scénariste pour Follet, témoigne de manière intéressante sur les raisons éventuelles de ces échecs (rapport très fort à l’illustration, rapports pas toujours simple avec les scénaristes…). Quoi qu’il en soit, il semblerait que Follet ait eu à payer son choix de liberté créatif et c’est une leçon à méditer pour tous les jeunes auteurs.








Oui, vous êtes un peu dur mais vous n’avez pas tout à fait tort. Moi, j’aime bien Edmund Bell pour le dessin et l’ambiance. Les amateurs détestent le scénario des derniers tomes qui s’éloignent du personnage original. Mais c’est vrai que Follet n’a jamais porté un projet vraiment ”intéressant” et qu’il a toujours été au service d’un scénario. Il aime la BD mais n’est probablement pas aussi passionné que pouvait l’être des gens comme Franquin ou Giraud et qui ont investi beaucoup de temps et de réflexion sur leur travail BD. C’est probablement une des raisons qui l’ont retenu de s’exprimer de manière marquante pour le public. Il est assez étonnant de lire que l’album dont il est le plus fier est ”SOS remorqueur” sur un scénario de Tillieux, des histoires de marins sur un remorqueur qui avaient des possibilités de succès limité (d’ailleurs les lecteurs de Spirou ont été impitoyables).
”Nègre complaisant” est injuste : il a donné des coups de pouce soit par amitié soit pour des raisons financières. Il y trouvait son compte. De toute manière, il y a une modestie du personnage qui l’empêche visiblement de se mettre en lumière.
Je ne parviens pas à rattacher le nom de Follet à une œuvre en particulier, ni à une série mémorable. Etait-ce parce que ses scénaristes sont mauvais ? Comme je me suis débarrassé de mes Edmund Bell dans un vide-grenier il y a quelques années je ne peux donc que broder à partir de mes souvenirs de lectures. Si j’avais acheté ces albums c’est parce que j’en avais trouvé le dessin très beau (comportement déplorable qui peut expliquer le nombre important des albums médiocres qui ont occupé les étagères de ma bibliothèque). Cependant, au fil des pages, quel ennui ! Certes il y a des qualités de composition indéniables, mais cela manque de naturel et d’allant. Son dessin n’est pas franchement narratif. Follet ne me donne pas l’impression d’être un passionné de bande dessinée ni d’y avoir apporté une réflexion profonde. Plutôt de s’y être adonné pour des raison alimentaires (n’est-il d’ailleurs pas connu pour avoir été le nègre complaisant de plusieurs grands noms de la Profession ?). Il n’a semble-t-il jamais mené de projet personnel mais a au mieux, porté ceux des autres (Makyo par exemple). C’est pourquoi je perçois davantage en lui l’illustrateur professionnel bédéiste dilettante, que la victime de sa liberté créatrive. Hm … c’est un peu dur ce que je viens d’écrire !
La dernière image, belle comme la rencontre fortuite sur une planche à dessin de Franquin et Bob Morane.
Oui, c’est une image très décalée.
Désolé Rotebor mais je ne suis pas un grand fan du travail de Paul Gillon que je trouve de grande qualité mais un peu trop ”froid” pour moi. Donc peu de choses qu’on le croise sur ce blog dans un proche avenir.
C’est un peu plus compliqué. En général, un pur illustrateur qui fait de la BD rencontre surtout des problèmes au niveau de la narration et du découpage. Follet n’a pas du tout ces limites, c’est un auteur BD tout à fait remarquable. Disons que son travail purement graphique l’a amené à un dessin peu porteur du point de vue purement BD. En tous les cas, c’est comme ça que j’analyse la chose.
Conozco solamente por la web el trabajo de René Follet, pero me parece excelente. Las ilustraciones son de lo mejor, y las historietas tienen un estilo realista bien pulido. Se nota el cariño por el dibujo bien hecho. Realmente, me entusiasma ver su trabajo. Es un verdadero hallazgo (serendipity).
Gracias por este post, Li-An.
P.S.: ¿Tendrás algo de Paul Gillon ?
hé !! comment fais tu pour poster un mardi 1 er mai alors que présentement nous sommes le 30 avril ?? Li An aurait il en sa possession la Doloréan de Doc. ? Sous le pseudo de Lian se cacherait en fait Mc Fly ?!?
(hum … c’est très très brau follet je trouve aussi )
Ah ah, c’est à cause d’un plugin Dotclear qui me permet de poster plus tard un billet déjà écrit. Mais j’ai dû bugger car ce post avait déjà été programmé puis posté. Il m’est donc impossible de le redécaler (je voulais le refaire apparaitre le 1 mai) après mise à jour. Et j’ai oublié que ça plantait (la vérité est donc dite).
J’adore moi aussi le dessin de follet peut-etre n’a t’il pas eut de scenar à la hauteur de son talent qui permette de reconnaitre la qualité de son graphisme (ormis ”IKAR” 2 tomes parus sc. Makyo mais passé inaperçus) c’est un peu pour moi le pére spirituel d’un emmanuel Lepage même fragilitée des personnages même vibration du trait. Ses illus sont une merveille a découvrir.
Il est clair qu’il est passé à côté de certaines choses. Mais la BD n’ai pas été une priorité pour lui, ce qui l’a probablement fait louper le coche à plusieurs moments. Quant à Ikar, c’est une série (scénarisée par Makyo) qui m’a déçue. Il me reste à tester les albums sortis récemment.
En définitive Follet est un illustrateur qui fait de la bd. Cela résume à la fois ses qualités graphiques et ses limites en tant qu’auteur.
Pas tout à fait tort, Kris. Si Follet avait du succès, on ne se poserait pas la question :-)
Ce que je trouve de plus intéressant dans edmund bell ce sont les couvertures et les illustrations pleines pages dont la force d’évoquation est bien plus efficace
que celles de ses cases encrées. Les edmund bell se laissent lire, cependant.
Follet, très bon auteur de bd classique mais illustrateur GENIAL !!!
Quand à savoir ce qui fait le succès, je ne crois pas qu’il y ait de vraies raisons ou recettes.
Il y a une rencontre ou non avec un public.
Définitif et carré comme commentaire…
Il y a + de 20ans que je me suis lancé dans la ”collection bd ”.Après découverte de nouveautés.…. Une connaissance de mon Père m’a fait découvrir R.Follet.… Je l’ai ”lu” …mais les dessins !!!! Le top ! une année+ tard j’ai une entrevue avec lui… De retour chez moi j’étais heureux d’ avoir vu l’Homme…le dessinateur, mais aussi l’ aquisition de deux illustrations sur la 2ème guerre 40 – 45.Depuis lors ma ”collection”n’ est+ que du REF ou R.Follet.N’oublions pas l ‘ouvrage GIGANTESQUE tout au long d’une carrière qui n’est pas encore finie.Je lui dis merci de me faire rèver…par des illustrations dans Marcelle Vérité , Don Bosco,Charle De Foucauld,Les Grecs,.….…..planches bd, Edmund Bell , Citroën,Ikar,Shelena,Daddy,Terreur.…… et enfin des crayonnés vivants..
C’était donc…”le collectionneur anonyme” :-))
R.Follet est et restera un grand de l’illustation.
Bonjour, je viens de découvrir votre blog au détour d’une recherche sur Nathalie C. Henneberg (via un post plus récent). Comme mes goûts et mes couleurs s’accordent avec le contenu de ces pages, je m’en vais les lire de fond en comble. En remontant le temps.
J’aurais pu poster des commentaires un peu partout, puisque mes intérêts vont de Sherlock Holmes(/Jeremy Brett) à Wyeth en passant par la SF que je lis en dilettante…
Mais comme je viens de finir la lecture des deux tomes de « Daddy » dessinés par Follet , adaptés du roman éponyme de Lou Durand, je pose mes bagages ici-même.
J’ai d’abord été séduit par l’aspect illustratif des dessins de Follet, comme beaucoup.
J’ai gardé un bon souvenir des albums de Edmund Bell. (A l’époque, j’avais cherché à me procurer en vain les écrits originaux de Flanders, alias Jean Ray.) « L’Ombre rouge » et « l’Ombre noire » oscillent entre un Jeune Indiana Jones, et… heu… Harry Dickson (héhé). Des scènes m’ont marqué comme cette course entre les toits de Londres via des câbles invisibles, l’échappée très culottée du centre de la Gestapo, ou encore l’affrontement avec le Gorille sur le Zeppelin… Ces images ont perduré dans ma mémoire, preuve s’il en est que Follet a su bien les choisir (et les réaliser). Aucun souvenir du rythme néanmoins, mais il me semble que les situations s’enchaînaient assez rapidement et que l’ambiance fantastico-policière était bien servie…
Quant à « Daddy »… j’ai dû courir les bouquineries pour trouver la suite aussitôt le premier tome achevé…
L’histoire est trépidente, les personnages superbement caractérisés et certaines trouvailles de mise en scène valent le détour (Ah ! Le coup du garde du corps/sniper espagnol « invisible » ! Je suis sûr qu’à Hollywood on met parfois un film sur pied pour moins que ça !). Les « scènes d’action » sont maîtrisées et certains rebondissements mémorables…
Le rythme ne laisse aucun temps mort et on ressort bien secoués de ces 100 pages.
Dommage peut-être que le dessin réaliste à l’encrage « brossé » (une école qui n’est pas dans l’air du temps ?) n’ait su toucher un plus grand public parce que le tout vaut le détour et Follet y démontre parfaitement ses talents d’auteur BD.
(A noter qu’il vient de publier un album : « l’étoile du soldat » sur un scénario de Christophe de Ponfilly. Pas vu, pas lu…)
Cordialement,
Arnaud.
Argh, mon commentaire a été avalé par la machine à virer le spam !?? Je disais donc : un grand merci pour ce long commentaire qui m’a donné envie de découvrir ”Daddy” (pourtant pas mon genre).
C’est vrai que Follet multiplie les projets BD mais le classicisme des histoires m’a un peu freiné.
Quoiqu’il en soit, ami Arnaud, tu es invité à t’exprimer encore ici :-)
Ca me disait quelque chose, et puis oui, c’est vrai : ”un gosse à abattre”, le n°14 de Valhardi… Ca s’est arrêté là, et ne m’a pas laissé un souvenir extraordinaire. Les graphismes pas vilains, mais ça bouge beaucoup, pour un scénar un peu abracadabrant, et qui ne mène pas vraiment quelque part. Réalisé en 86 avec Stoquart au texte. Bref, pas vraiment à la hauteur de Jigé je trouve. Même s’il a certainement de grandes qualités d’illustrateur comme il est dit plus haut.
Tiens, j’avais oublié, il a aussi dessiné le n°10, ”le naufrageur aux yeux vides”. Plus ou moins la même critique…
J’ai une passion trés forte pour M.René Follet…On pourrait apparenter mes sentiments sans doute à cette”rencontre”déjà évoquée;cette fameuse rencontre qui s’établit ou pas avec le public…Je considère R.Follet dans la lignée-un peu maudite..?-de BATTAGLIA ou SERGIO TOPPI…Trop souvent,comme pour expliquer le peu de succés commercial,on évoque l’aspect”trop illustration”de leur planche,et c’est un peu court…Et pas vraiment exact.
La réalité est presque affligeante:un manque de curiosité,un jugement hatif,une vision trop”académique”de ces remarquables dessinateurs…Il faut savoir creuser,approfondir et le grand public ne s’attarde pas…La critique?Elle les ignore;pire:N’a meme pas remarqué leur présence…
Je ne voudrais pas paraitre pompeux,et il m’est difficile d’évoquer ce frémissement,un certain vertige éprouvé face au travail de René Follet…Par ce trait fougueux,ces compositions,il donne un souffle à ces personnages,une vie…
M.LI AN,vous en parlez fort bien,avec recul;Coté scénarios,il semble que les etres l’ont emporté sur leurs”aventures”à propres.
Il y a des BD qui suivent le cinéma,il y a chez René Follet une apparenté avec le théatre;c’est un autre rythme,une forme d’intégrité;et on peut comprendre que tout le monde n’ait ce gout là…Mais,par contre,je reste persuadé malgré ses réticences au genre,que R FOLLET s’investit pleinement dans les projets de BD qu’il a mené ; Merci à vous de toures ces découvertes sur votre blog comme Larson !
Ben justement, j’étais en train de feuilleter un Toppi aujourd’hui et je trouvais ça un peu casse pieds à lire… Follet n’a pas du tout ces problèmes de narration.
> Julien : on ne peut pas vraiment dire que Toppi soit ignoré de la critique quand on voit le nombre d’expositions qui lui ont été consacré ces dernières années (Quai des Bulles, Conciergerie, Maghen, Angoulême, Pyramides, Bosser, Grenoble).
Après, qu’on ne le retrouve pas en tête de gondole chez Auchan, c’est une autre histoire ! Je ne pense pas non plus que ce soit son but, sinon, il alignerait des Tex ou autres Dylan Dog …
Trés juste remarque ;
J’aurai du,en effet,parler des médias(radio,presse)que de la critique…Mais il lui aura fallu attendre l’age de 60 ans pour avoir un peu de reconnaissance,et un éditeur(MOSQUITO)qui oeuvre pour publier ses livres…La monographie sortie il y a quelques mois illustre joliement ce parcours,qui est aussi un choix ;
> Li-An : Je ne suis pas spécialiste de Follet (j’avais bien aimé la reprise de Valhardi …) , mais, en tant qu’auteur BD et quitte à ne pas avoir un dessin ””” commercial ””” (je sors couvert avec un max de guillemets) , pourquoi s’être justement cantonné à un style de narration classique ?
Son talent n’est-il pas trop à l’étroit dans ces toutes petites cases ? Pourquoi ne pas les avoir agrandies ? Pourquoi être resté dans un format ”48 CC” (je n’ai pas compté toutes les pages de ses albums, j’espère ne pas me tromper), si ce n’est uniquement que pour satisfaire le commanditaire ?
Un grand illustrateur a besoin de place.
Regarde par exemple ”Le bruit du givre” de Mattotti : 2 cases par planche : non seulement ça suffit, mais en plus c’est nécessaire ! Mattotti adapte la narration à son dessin (et inversement) même si c’est un travail de commande !
Follet avec un autre style de narration : j’aurais bien aimé voir ça …
Je crois surtout que Follet est un héritier d’une certaine tradition graphique et qu’il s’est contenté de faire des BD comme on lui disait de faire. Mattoti est d’une autre génération, dans une autre approche. Disons que Pratt aurait peut-être dû lui donner des idées. Quoiqu’il en soit, il a été (comme tous les artistes) prisonnier de sa conception de la BD et on ne peut pas reprocher aux autres une réflexion ou un désir qu’il n’a pas su/pu concrétiser.
La BD est un art difficile : beaucoup de dessinateurs y ont tâtés à une certaine époque sans avoir la foi. Et même en l’ayant, le travail de création est soumis à tellement de contraintes que beaucoup très doués souvent partent vers d’autres aventures plus gratifiantes.
cf. Vincent Hardy peut-être.
Tu … tu veux dire qu’il y aurait une VIE après la BD ?
Oui. Ça s’appelle l’Oubli :-)
Pour tous les admirateurs de René Follet et Jacques stoquart.….
Une Exposition-Scénographie inédite : ”Ivan Zourine et l’univers des Grands Froids”- René Follet et Jacques Stoquart (qui commentera exceptionnellement l’exposition et guidera le public) à CULTUREPLAGNE Festival des artistes-Ecrivains-Voyageurs du 10 au 13 aaoût 2008 (Savoie)
Un patrimoine enfin accessible au public : avec plus de 70 planches originales, des croquis, esquisses, couvertures, articles et parutions d’époque depuis 1974,
nous suivrons le héro de cette série mythique à travers quatre scénarios : Le Testament de Sibérie, Les Ors du Caucase, Le possédé, Fort Ginseng.
Un hommage à ces deux auteurs à la carrière proléfique et pourtant si peu connus, sans doute en raison de leur légendaire discrétion, compléter par une biographie importante illustrée de leurs réalisations avec notamment leur collaboration avec les grands noms de la Bande dessinée : Charlier, Mitacq, Vance etc..
CulturePlagne 2008 c’est 80 auteurs et artistes sous la présidence de José Muñoz et Jacques Ferrandez (dont 40 auteurs dans la catégorie BD Reporters : Warnauts et Raives, Vink, Dabitch, Pendanx, Casanave, Hippolyte, Prudhomme etc…)
Pour plus d’infos : http://www.salondulivrelaplagne.com
Merci pour ces infos :-) (je devrais peut-être organiser une page spéciale ”infos”). Je me suis permis de retoucher votre commentaire puisque vous avez démontré que mes capacités pédagogiques sont très limitées…
Bonjour Li-An et aux lecteurs de ce forum.
En effet une expo est organisée à La Plagne cet été avec la collaboration des éditions Des ronds dans l’O (et de moi-même), avec beaucoup de documents originaux (planches, croquis)… De quoi se faire plaisir aux yeux…
”Ivan Zourine” est sans doute un des personnages de BD de René Follet les plus charismatiques (sur des scénarii très réussis de Jacques Stoquart son ami). Avec les éditions Des ronds dans l’O, nous avons entamé depuis 2005 un travail de mémoire sur ce personnage avec la réédition de ses aventures (3 albums) et un travail de CREATION sur le tome 3 qui vient de sortir. A savoir les titres : ”Le Testament de Sibérie” (t.1), ”Les Ors du Caucase” (t.2) et ”Le Possédé” (t.3). Nous sommes vraiment heureux du résultat. René l’a découvert il y a deux jours à Bruxelles ; voir sur cette photo : http://desrondsdanslo.blogspot.com/2008/07/ren-dcouvre-son-nouvel-album-la.html :)
Finalement, René Follet et Jacques Stoquart ne se déplaceront malheureusement pas à La Plagne, mais nous apporteront cependant quelques exemplaires signés par les deux auteurs – pour les plus chanceux… ^^
Amicalement à tous.
Merci de vous intéresser à René Follet.
Je profite également de l’occasion pour vous présenter un mini-site consacré à l’univers de ”Ivan Zourine” : http://www.zourine.desrondsdanslo.com/
Ah, pas de bol, mon plugin antispam n’a pas aimé votre commentaire. Merci pour l’information qui devrait en intéresser plus d’un. Et puis, à La Plagne, il y a aussi la plage :-) (du 10 au 13 août pour les curieux).
Bonjour à tous,
Pour vous informer que l’exposition à La Plagne du 10 au 13 août prochain comprendra aussi une large place réservée à la biographie de René Follet avec notamment une majorité de ses superbes et inombrables illustrations dans Tintin, Spirou, Caravane, le Chocolat l’Aiglon etc… et une présentation de ses BD… pour mieux connaître cet artiste exceptionnel.
Une petite présentation pré-festival à partir du 28 juillet sur http://www.web-tv-culture (c’est sans pub !)et pour ceux qui ne peuvent pas nous rejoindre : un JT tous les jours ( dont un reportage complet sur l’expo) du 9 au 13 août
Geneviève
Dommage que vous n’ayez pas de jolies images peu connues à proposer sur votre site, je me serai fait un plaisir d’en afficher sur ce blog dans un billet annonçant l’expo :-)
Salut Li-An,
Pour des images, tu en as quelques unes qui seront à l’expo ici : http://www.zourine.desrondsdanslo.com/documents.html
Je peux t’en passer en plus grande définition si tu le souhaites. Il faudra juste indiquer © 2008 – Des ronds dans l’O / Editions François Boudet en dessous ;-)
Pour les autres images de l’expo sur Follet à La Plagne, autres que celles sur l’univers de ”Ivan Zourine”, c’est à voir avec les ayants-droits (je sais que sur le net on pique tout, mais bon. ;-))
La première chose qui me vient à l’esprit en regardant l’oeuvre de René FOLLET est ”quel gachis”. Comment un dessinateur avec un tel talent a t‑il pu passer à coté d’une grande carrière ? Finalement lorsqu’on regarde ses albums on se rend compte qu’il n’y en a quasiment aucun qui vont passer à la postérité, si ce n’est peut etre la série ”Ivan Zourine”. Comment l’expliquer ?
J’y vois plusieurs raisons
1) On sait que René FOLLET se considère avant tout comme un illustrateur et donc la BD n’est pas essentiel pour lui ce qui peut expliquer un manque d’investissament personnel dans cet art si pârticulier.
2) Il n’a jamais bénéficié d’une mise en couleur e qualité qui aurait été de nature à mettre mieux en valeur son dessin. Il n’est qu’à voir ses planches en noire et blanc dans la série les ZINGARIS pour s’en apercevoir.
3) C’est un illustrateur et pas un scénariste. Malheureusement il n’a jamais trouvé de scénarios digne de son talent. Or, on sait qu’en l’absence de scénarios, point de bon film, et point de bon album également.
4) il n’a jamais travaillé sur une longue série d’albums qui aurait permis de le faire connaitre sur la durée. Aucune de ses séries à ce jour ne dépasse les trois albums.
En conclusion, c’est bien de sa faute :-) Il a une part de responsabilité et un peu de manque de chance… Pour ce qui est des couleurs, il a réalisé quand même de nombreux albums avec ses couleurs voire des couleurs directes. Il a un goût pour les teintes sourdes qui n’aident pas à la ”séduction” de son travail.
Oui,mais il a conscience de tout cela;un choix,assumé,dans la lignée d’un Poivet(que tu n’apprécie pas beaucoup,je crois)qui le coupe d’une frange importante du public.(Feroumont est l’excellent contre-exemple).Pas de bons scénarios?”l’étoile du soldat”,”les Zingari”possèdent une finesse dans l’approche du sujet et des personnages qui plaident pour lui.Et puis,on oublie la part,immense,de plaisir et d’enthousiasme qu’il faut se garder dans ce métier.Morris fut trés heureux avec son Lucky Luke,là où René Follet ressent ce rythme comme une absurdité(?).Papilloner a bien des inconvénients et cette ”postérité” défaillante(comme Jijé).Mais la notion de plaisir,de force d’exaltation me semble devoir aller au dessus.Toujours pas d’accord,cependant,quant à son ”faible”investissement pour la B.D.:Ses gouts lui font préférer l’illustration(mais pas l’art pour l’art,cela reste une confrontation avec un texte,une oeuvre)mais son énergie et sa puissance de travail sont intacts quand il s’agit de planches…(Ouf)
Non, je n’ai rien contre Poïvet qui a une belle force. C’est clair qu’il n’est pas dans la séduction et c’est toujours plus compliqué surtout en BD où les gens ne cherchent pas la difficulté.
FOLLET n’est pas vraiement le seul dessinateur a avoir eu d’autres centres d’interet que la seule et unique BD.
Un dessinateur comme CUVELIER n’a finalement publié que 6 albums de Corentin et un ”one shot” érotique Epoxy, et s’est ensuite largement consacré à la peinture. FRANK qui a eu la chance d’être reconnu pour Brousaillet et pour Zoo,n’a publié que 8 albums sur le marché et il a déjà 55 ans. Mais lui ausi a d’autres passions comme la sculpture, l’illustration, un projet de création d’un Zoo.
Donc finalement FOLLET n’est pas le seul a avoir eu l’envie de ne pas se consacrer uniquement à la BD.
Tout à fait mais il n’a pas eu le succès de Frank P.. D’ailleurs, on peut dire que depuis que ce dernier s’est éloigné de la BD, son oeuvre parait plus ”fade” (en tous les cas, m’a bien moins passionné).
Pour ce qui est de Cuvelier, je ne peux rien dire sur son parcours, j’ignore par exemple s’il a eu beaucoup de succès.
C’est très vrai. J’avoue que je ne comprends pas très bien comment un dessinateur avec autant de talent n’est pas réussi à être reconnu du grand public. Finalement il n’y a quasiment aucun de ses albums qui restera à la postérité.
Je ne peux m’empecher de penser que s’il avait eu la possibilité de travailler avec des scénaristes comme CHARLIER, GOSCINNY, VAN HAMME, SENTE… il aurait pu réaliser de grands albums. Malheureusement les scénaristes avec lesquels il a oeuvré n’avaient pas le talent de ceux que j’ai cités. Maintenant je ne connais pas le caractère de René FOLLET.….
Les différentes interviews et monographies sont éclairantes : il y a un mélange de modestie, de choix malheureux mais je pense que le gros ”problème” c’est qu’il n’a pas un dessin ”grand public” au départ. Il manque un peu de séduction.
Je me souviens que gamin, je trouvais son dessin assez effrayant, tres réaliste, assombri par un choix de couleurs douteux et j’imagine que les jeunes lecteurs de Spirou ou Tintin ont du penser la même chose. Je m’aperçois aujourd’hui que sa virtuosité graphique est assez incroyable. Dommage qu’il ait déjà 78 ans.…
Les Zingari dans Mickey me faisaient horriblement peur. Il a fallut vraiment ces dernières années pour que je me penche sur son travail.
Cuvelier me fait penser à NINO FERRER.Exigeants,torturés,déprimés(trés)et une incapacité au bonheur.Alors,presque par masochisme-les rendant plus malheureux encore-ils ont appuyé,creusé les voies qui ne les satisfaisaient pas.Pestant contre tout:Par le fait que leur oeuvre annexe soit rejetée,méconnue ou-au mieux-saluée poliment mais”Refaites-nous-plutot-ce-que-l-on-a-déjà-lu/vu/entendu”…Un exemple du coté torturé de Cuvelier:Parvenant à trouver du plaisir à faire de la BD mais par instants furtifs,exaltés mais courts entre deux périodes trés douloureuses de découragement absolu.Préférant la peinture mais n’en vivant pas:La BD devient un refuge obligé qui lui parait alors encore plus abject.Il voulait etre Raphael.Il dessine dans TINTIN.Avec des accents de mépris-discrets-pour les ”journaux pour enfants”.Il aurait pu-surtout à cette époque!-se noyer avec bonheur dans l’illustration et ne l’a JAMAIS fait.Pourquoi…(quant au succés,c’est un succés relatif:Populaire,trés,son Corentin ne l’a été que dans les pages de ce journal;comme BLAKE & MORTIMER qui connaissaient plus de ferveur que ce vieux Tintin…)
Je viens e faiore l’acquisition des trois premiers albums des ZINGARIS et je trouve ces albums de belle qualité. Les histoires n’ont rien de niais même si elles sont destinées a un public pour enfant, et les pages en noires et blanc sont superbes.
J’ai retrouvé dans des ”spirou” d ela période 1987/88 la version en couleur et pour une fois, la mise en couleur était de qualité.
Je vous invite a vous rendre sur le site bedetheque.com pour laisser vos critiques sur les BDs de Follet. Si cela permet a d’autres de les découvrir, ce sera toujours une bonne chose, il le mérite.
Ah ça, les Zingari, ce n’était pas niais… :-)