Stefan Żechowski, un artiste symbo­lique polo­nais à redé­cou­vrir

Stefan Żechowski (1912–1984) est un peintre/illus­tra­teur polo­nais complè­te­ment oublié par les manuels de l’His­toire de l’Art. Il faut dire que son travail figu­ra­tif symbo­liste est très éloi­gné des canons critiques. Son goût pour la soli­tude et son refus de l’Art Contem­po­rain n’ont pas aidé non plus à le faire connaître.

Assez étran­ge­ment, on retrouve dans son travail un goût pour la lumière et les volumes qui me rappellent le travail de Hannes Bok ou de Corben et sa recherche de pureté et sa préci­sion trouvent des échos chez Mouchel. Son sens du grotesque est magni­fique et je pense que son travail aurait eu plus d’échos aux États-Unis où il aurait trouvé des débou­chés plus commer­ciaux. Il a aussi réalisé de nombreux travaux érotiques dont on peut voir un extrait dans le recueil Les Enfers – Domaine polo­nais de Banach paru chez Pauvert, seul ouvrage français où il ait été publié.

Un artiste injus­te­ment méconnu qui mérite une redé­cou­verte

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  • Toutes ces images sont issues de http://stefan­ze­chowski.com/, un site réalisé par un amateur britan­nique tombé amou­reux du travail de Żechowski.



  • 8 commentaires

      • On se demande un peu combien de domaines il pouvait y avoir. J’au­rais bien feuilleté ce bouquin que je n’ai jamais croisé.

    • Un faux pompier.Comme s’il voulait écrè­mer son public,faire fuir à la première impres­sion.Une soli­tude qui évoque la para­doxale envie de couper tous liens avec l’ex­té­rieur.On dirait un surréa­liste Belge.De temps en temps(davan­tage?),il va trés loin.Cette chute de cheval,cette chère douce maman…Son burlesque,ou ses scènes de vie banales sont brusque­ment angois­santes.Cet effroi,ce vertige;aprés-coup.
      Trés beau partage.

      • C’est vrai qu’il peut être dans le grand écart avec des choses quelque fois trop rondes et des choses éton­nantes. En géné­ral, c’est l’apa­nage des artistes qui mettent beau­coup d’eux-mêmes dans leurs images: quand ça va bien, ils peuvent faire des choses mièvres.

    • Joli décou­verte, très surpris par la première illus­tra­tion qui me fait aussi beau­coup penser aux person­nages de Corben, trait simple mais belle tech­nique de modelé, rondeur, grands yeux…

      • Oui, c’est éton­nant d’ar­ri­ver aux mêmes conclu­sions que Corben en cher­chant proba­ble­ment des choses diffé­rentes.

    • Puisqu’on dirait que les commen­taires sont de retour…
      Corben, pourquoi pas, ce n’est pas le premier qui me soit venu à l’es­prit.
      J’ai égale­ment pensé à Mouchel pour certaines images.

      Mais c’est surtout Chris van Alls­burg (Jumanji, Zathura, Les mystères de Harris Burdi­ck…) qui a surgit au détour de certaines séries plus « réalistes » avec une très forte simi­li­tude dans le traité graphique, la lumière, le trai­te­ment des person­nages, et même les cadrages (ton avant dernière image est de ce lot).

      Sinon je ne le trouve pas vrai­ment symbo­liste, ou alors dans une veine à la Kubin, , Redon ou Fussli qui serait plutôt issu d’un fantas­tique du cauche­mar.

      • Il y a en effet quelque chose de von Alls­burg dans la lumière mais ce dernier n’a pas la chaleur des visages de Zechowski. Le symbo­lisme est très large comme courant et les noms que tu cites sont parfai­te­ment adap­tés.

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