Pittori di carta (Santo Alligo – Little Nemo editore)


Ma quête du livre rare m’entraîne régu­liè­re­ment du côté de St Michel (Paris, France) à la fameuse librai­rie “Le regard moderne”. C’est une véri­table caverne d’Ali Baba pour les ama­teurs d’images rares (ou éro­tiques) mais l’exiguïté du lieu donne des sueurs froides au moindre tou­riste équi­pé d’un petit sac à dos, voire d’un car­ton à des­sin. À cha­cune de mes visites, les livres s’entassent un peu plus, défiant toute recherche appro­fon­die et réflé­chie (et toutes les lois phy­siques recen­sées). Il faut donc se conten­ter de pio­cher de ci de là en espé­rant tom­ber sur la pièce rêvée. Et là, bin­go bon­go, un bou­quin ines­pé­ré, un livre ita­lien dédié aux illus­tra­teurs 1800/1900. Un petit car­ré de 22 * 22 cm mais plein à cra­quer de bonnes et belles choses. Au som­maire de ce tome: Granville, Legrand, Beardsley, Mucha, Bilibin, Kupka, Corrêa, Czeschka, Mussino, Edy Legrand, Parrish et Rockwell Kent. Je dis “de ce tome” car il existe un second tome un peu plus épais un peu plus cher. Reproductions magni­fiques, le concept du livre est d’étudier ces artistes en par­tant de leurs publi­ca­tions de l’époque (puisqu’ils illus­traient en règle géné­rale de beaux livres). Dommage que mon ita­lien soit incon­sis­tant, je suis sûr que je pour­rai apprendre plein de choses…

Nevermore
clic Louis Legrand illus­trant Poe

une chasse royale
clic Ivan Bilibine

le bateau de 13h15
clic Edy Legrand

Le site de l’éditeur http://littlenemo.it/.

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21 commentaires

  • On connait sur­tout de Bilibine les illus­tra­tions pour contes russes (tout à fait dis­po­nibles chez Actes Sud Junior).
    Ta sur­prise est un peu l’enjeu de ce blog: mon­trer que la tra­di­tion gra­phique BD ne com­mence pas à Jijé ou Tezuka ou Caniff mais remonte aux illus­tra­teurs du début du siècle qui ont “créé” un trait adap­té à la repro­duc­tion dans des livres.
    Dans le cas de ce bou­quin pré­cis, j’ai décou­vert avec joie des images de Bilibine que je n’avais jamais vues.

  • Heureusement, pour par­faire mon édu­ca­tion gra­phique j’ai dans ma biblio­thèque un cata­logue sur les illus­tra­teurs bri­tan­niques de 1800 à 1999… J’y ai décou­vert pas mal de gens (Harold Glaze, John Hancock…)

  • Bilibine… Vous avez tout dit, et c’est l’une des rai­sons de ma fré­quen­ta­tion assi­due de ce remar­quable espace.
    Une autre est l’apprentissage de l’italien!
    ;-D)
    Il ne faut pas confondre Pitori di car­ta (les peintres de papier?) et Pirrori…

    Je pro­pose rien d’autre que le pilo­ri.

    En tout cas… MERCI!

  • Le pilo­ri baste… ça ne vaut pas un clou sauf pour les ama­teurs ;o)

    Pour un illus­tra­teur russe je pro­po­se­rai plu­tôt Pirojki (di carne) comme ça on pour­ra agréa­ble­ment cas­ser la croute en regar­dant ses oeuvres.

  • C’est la librai­rie de la rue Gît le coeur ?
    Une fois, j’ ai tiré le nez depuis le seuil, c’était plein à la gueule (3 ou 4 per­sonnes), la flemme de fouiller dans ces piles de bou­quins à l’équilibre impro­bable, au milieu de cette foule, m’a fait repor­ter siné dié ma visite, mais selon tes dires, l’endroit semble valoir le coup d’oeil.
    Je m’y ris­que­rai donc (sans sac ça va de soi).

  • Oh main­te­nant, un seul visi­teur suf­fit à faire obs­truc­tion :-) À mon avis, le seul moyen d’en pro­fi­ter réel­le­ment, c’est d’y aller toutes les semaines pour se conten­ter de pio­cher sur les livres en haut de la pile. Un peu stres­sant.

    D’ailleurs, le libraire n’arrive pas à avoir le tome 2 alors si quelqu’un a une solu­tion :-)

  • Merci à Doc et Oslav. J’ai en effet payé le prix édi­teur mais c’est plu­tôt sym­pa pour un import (les libraires y vont gaie­ment là-dessus). Reste à savoir si je suis prêt à payer encore un peu plus pour le tome 2. Grrrr.

  • Bilibine, j’adore. mes parents m’avaient rame­né de ST Petersbourg un album de contes avec ses illus­tra­tions et j’ai mis du temps à en retrou­ver sur le net.
    un gr illus­tra­teur oublié, et dif­fi­cile à retrou­ver.

  • Bonjour, je suis à la recherche de l’identité d’un illus­tra­teur d’un russe des années 1870, qui a tra­vaillé sur les clas­siques (pou­ch­kine, les contes…) et signait du mono­gramme E… cela dit quelque chose à quelqu’un ?… Merci !

  • Voilà une colle pas facile. Est-ce qu’il est pos­sible de voir une ou plu­sieurs images de cet illus­tra­teur incon­nu ?

  • oui bien sûr mais je n’ai pas de site, mon adresse est “édi­té pour échap­per aux spams”, je peux vous envo­ter un cli­ché si vous me com­mu­ni­quez la vôtre, NO

  • Je suis allé maintes et maintes fois dans cette fabu­leuse et minus­cule librai­rie rue Gît-le-Cœur, et j’y ai décou­vert des bou­quins géniaux, c’était avant l’époque de ama­zon ou de ebay. À l’époque c’était entas­sé, mais ça res­tait rai­son­nable. Depuis, chaque fois que j’y retourne je suis déçu, il y a vrai­ment de plus en plus de bou­quins entas­sés hori­zon­ta­le­ment, et aucun n’est acces­sible. On en res­sort super frus­tré : on a des sous pour ache­ter des livres, on sait qu’il a des choses incroyables, qu’on pour­rait décou­vrir un peu au hasard, et fina­le­ment on feuillète à peine 10 bou­quins en se contor­sion­nant pour lais­ser pas­ser les autres clients (2 ou 3 maxi­mum) J’ai déci­dé avec grand regret de ne plus y mettre les pieds. J’ai deman­dé la der­nière fois au libraire s’il comp­tait démé­na­ger dans un espace un peu plus grand, il m’a regar­dé avec des grands yeux éton­nés “ben pour­quoi ??”. J’avais trou­vé chez lui les super bou­quins de Robert Opie chez New Cavendish Books.

  • C’est rigo­lo l’adresse email que tu uti­lises Guillaume :-)
    Oui, elle rend un peu fou cette librai­rie. L’idéal serait de venir à la fer­me­ture et tout débal­ler. Entre les trucs hyper connus, ceux déjà ache­tés et l’éventuelle pépite au fond à droite, ça rend mar­teau… Il ne faut pas hési­ter à deman­der au patron des ren­sei­gne­ments, il connait bien sa bou­tique. Mais si c’est pour zoner, c’est frus­tra­tion et com­pa­gnie.

  • Amusant : mes pas m’ont mené par hasard cet été jusqu’à cette splen­dide librairie-galerie-maison d’édition turi­noise qu’est Little Nemo.

    J’ai cru y deve­nir dingue : c’est la caverne d’Ali Baba, j’ai même failli ver­ser une larme devant un strip de Floyd Gottfredson ! Si !!!

    En plus, le type est ado­rable. On a même eu droit à une visite pri­vée de la “galerie-caché” en fran­çais ! J’ai même pu tenir un Jacono entre les mains ! Un truc de dingue, je vous dis. Les Maghen et autres Bosser peuvent aller se rha­biller !!!

    A visi­ter abso­lu­ment si vous pas­sez par Turin (ne cher­chez pas l’adresse dans le Guide du Routard…).

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