Illo. n°1

Je ne sais plus si j’ai déjà parlé d’Illustration Magazine la fameuse revue de Daniel Zimmer qui s’intéresse aux illustrateurs US du passé mais ne vous inquiétez pas ça va venir. Pour l’instant, on s’intéresse ici à Illo. du même éditeur, petit frère d’un Illustration Magazine ** (les ** correspondant à une année) qui, lui, traitait d’illustrateurs contemporains. Comme les gens étaient perdus, Zimmer s’est rabattu sur un nom plus simple et ce premier numéro semble se focaliser sur une nouvelle génération de graphistes portés par le Web dont le travail lorgne sur l’animation, la 3D et le merchandising (figurines etc…).

rose tatouée
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Après avoir été contacté par des tatoueurs désireux d’utiliser ses créations, Mitch O’Connell a carrément créé une gamme de tatouages.

en bleu et jaune
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Nathan Jurevicius est d’origine australienne et vit à Toronto. Son personnage Scarygirl (http://www.scarygirl.com/site.html) est créée pour un comics « online ». Repéré par un fabricant de jouet hong kongais, il fait maintenant l’objet d’une série de jouets. C’est un parcours qui aurait été hautement improbable avant Internet. Le dessin de Jerevicius est tout à fait dans l’air du temps, une espèce de rondeur post Disney très stylisée qui intègre des éléments punks et trash dans un univers enfantin sous influence Burton (influence complètement passée sous silence par Jerevicius dans son interview à Illo.). Son travail a été utilisé par MTV ou Coca Cola, ce qui peut paraître paradoxal. En France, on pourra le rapprocher de l’équipe de « Lucha Libre » qui sont aussi dans une optique « jouets en plastiques ».

crobards nickels
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Brian Taylor est écossais et lui aussi est dans le parcours Disney/trash/jouets mais en plus inspiré (à mon goût). Il propose sur son site des maquettes de jouets sans certitude qu’ils soient un jour commercialisés. Le jouet est devenu une préoccupation importante de l’instrie médiatique (Star Wars a engrangé autant d’argent des objets sous licence que des entrées films sinon plus, Tim Burton s’est fait virer de la série Batman pour cause de baisse des ventes des figurines associées et le succès des films de superhéros comme des séries d’animation importantes est désormais directement lié aux ventes des objets dérivés). Par un effet de retour de baton, des créateurs indépendants surfent sur cette vogue et proposent, comme Taylor, des jouets à tirage très limité.

Le site officiel d’Illo. http://www.illo.us/

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