Aux mains des Soviêts – Abel et Charpier ( Les Humanoïdes Associés 1984)

Alors que l’Empire Hunanoïde se délitait (avant de sombrer défini­ti­ve­ment) sortait un premier tome des aventures de Brian et Alvès rapide­ment suivi d’un second ”La conspi­ra­tion de l’Etoile Blanche”. Rare réussite de la trans­po­si­tion en BD de l’esprit du roman feuille­ton, Abel et Charpier (l’un issu de l’ani­ma­tion et l’autre de l’édi­tion) inventent un monde peuplé de trésors perdus dans la toundra, de socié­tés secrètes impitoyables, de Russes blancs alcoo­li­sés avec un entou­hiasme dérou­tant mis en valeur par la séche­resse du trait d’Abel, tout en ligne claire post Moebius/​Bilal, allié à un sens carica­tu­ral du mouve­ment étonnant (les person­nages font la tête avec une constance qui force l’admi­ra­tion).

Deux albums qui mérite­raient une exhuma­tion rien que pour mettre un peu la honte aux fainéants qui se contentent d’une idée par album…

>voir la couver­ture de ”La conspi­ra­tion …”
>voir une planche

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6 commentaires

  • Lian, il me semble que le ”rapide­ment” est en trop…le deuxieme tome est sorti plusieurs années après le premier…dans une autre collection…lorsque il est sorti le premier etait deja introu­vable et n’a jamais été ré-edité…bref un beau gachis edito­rial pour deux albums avec de belles quali­tés (et de gros defauts aussi :)) …

  • Bien vu Cosmo : quasi­ment cinq années d’écart entre les deux… On les trouve quand même encore en soldes…mais ça fait une belle jambe aux auteurs.
    Je suis aussi d’accord pour les défauts mais ils sont pardon­nés…:-)

  • Je me souviens d’une inter­view de Mel Brooks dans laquelle il affir­mait, avec tout le sérieux dont il était capable, que c’est après avoir analy­sé les réactions du public à ses premiers films (Blazing Saddles, Franken­stein Junior…), dans lesquels il y avait un gag toutes les 2 secondes, qu’il avait délibé­ré­ment (et progres­si­ve­ment) réduit le nombre de gags dans ses films suivants : selon lui, les specta­teurs n’avaient pas le temps de comprendre un gag que le gag suivant était déjà passé, alors ils riaient avec deux temps de retard et finis­saient par ne plus suivre.…

    Ceci dit, je ne sais pas si ce phéno­mène est une expli­ca­tion satis­fai­sante à l’exis­tence de séries dans lesquelles il y a une idée par album… mais il y a une certaine analo­gie…

  • C’est une expli­ca­tion mais je ne sais pas si je la consi­dè­re­rai comme ”suffi­sante” en BD (où le retour arrière est autori­sé :-)).

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