Manuel à l’usage des apprentis détectives (Jedediah Berry – Denoël & D’ailleurs)

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Dans une Gotham City noyée par la pluie (on croit voir pas­ser le Spirit), Charles Unwin, simple clerc à l’Agence a deux pro­blèmes majeurs: 1. il aime­rait bien avoir le cou­rage de se pré­sen­ter à une mys­té­rieuse jeune femme qui appa­rait tous les jours à la gare Centrale 2. retrou­ver “son” détec­tive, Travis Sivart, vrai dur en lutte contre le machia­vé­lique Enoch Hoffman, le ven­tri­loque dia­bo­lique, qui a dis­pa­ru de la cir­cu­la­tion, le lais­sant sans tra­vail. Mais voi­là que l’administration de l’Agence s’emballe et le nomme détec­tive. À par­tir de là, le monde semble plon­gé dans un gigan­tesque cau­che­mar où les anciennes affaires réso­lues remontent à la sur­face, les morts renaissent et le Mal reprend du poil de la bête.
Jedebiah Berry écrit là un étrange roman poli­cier oni­rique qui fait aus­si bien appel à Chandler qu’à Batman ou Sherlock Holmes. Sa grande réus­site est de par­se­mer l’histoire de for­mules magiques (la fête foraine malé­fique, l’Homme Qui Mourut Trois Fois, l’Affaire du Jour Volé…) qui finissent par faire par­tie inté­grante de l’histoire en toute logique lit­té­raire. Un tour de force assez incroyable que de don­ner une cohé­rence à des mys­tères qui semblent être plus beaux sans réso­lu­tion. Charles Unwin se fera jamais un grand détec­tive mais sa soif de véri­té lui per­met­tra d’en savoir bien plus sur le monde qui l’entoure et de choi­sir son des­tin. Un excellent roman pour les ama­teurs de lit­té­ra­ture déca­lée.

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