Le secret d’Orbæ (François Place – Casterman)

sercret-orbae-francois-place_07

Le der­nier roman de François Place m’ayant vrai­ment beau­coup plu – cf. billet ici, il était ten­tant de me faire offrir pour Nouel Le secret d’Orbæ, un riche cof­fret se dérou­lant dans le fas­ci­nant uni­vers inven­té dans l’Atlas des géo­graphes d’Orbæ.
Ledit cof­fret est consti­tué de deux petits romans Le voyage de Cornélius et Le voyage de Ziyara et un port folio de 18 images sous joli car­ton à des­sin déco­ré.

sercret-orbae-francois-place_06

sercret-orbae-francois-place_05

Le voyage de Cornélius raconte la quête de Cornélius, jeune mar­chand qui achète sur un coup de tête une vir­tuelle car­gai­son d’un tis­su incroyable de légè­re­té et sen­sible à la lumière dont il a juste l’équivalent d’un fou­lard. Il apprend peu après que ce tis­su pro­vient d’un pays incon­nu – Orbæ – et il n’aura de cesse de le retrou­ver.
Le voyage de Ziyira parle, lui, de Ziyira, petite ber­gère deve­nue ami­ral de toutes les flottes de Candaâ qui croise le che­min de Cornélius et pense le perdre à jamais.
Le port folio illustre diverses scènes des deux romans.

sercret-orbae-francois-place

Il faut donc com­men­cer par lire Cornélius où Place démontre encore une fois son talent de rêveur de monde. Cornélius est un jeune mar­chand “hol­lan­dais” qui par­court le monde à la recherche de richesses à com­mer­cer et qui en pro­fite pour le car­to­gra­phier. Son voyage est une avan­cée inexo­rable et fas­ci­nante : décou­vrez les pierres de lune qui brillent dans l’obscurité en fonc­tion de la lunai­son, admi­rez les éléphants-poulpes, trem­blez devant la Garde de la Nuit qui éli­mine tous ceux qu’elle croise et rêvez à l’Île Bleue qui tremble au loin, à jamais inac­ces­sible. Le charme vient encore une fois de la grande culture de Place qui crée un uni­vers très proche du notre et pour­tant dif­fé­rent et source d’émerveillement.
Ziyira est du coup un peu plus faible : une par­tie de l’histoire croise celle de Cornélius et on tourne les pages un peu aga­cé de revivre la même chose – même si le point de vue est dif­fé­rent – et heu­reu­se­ment la der­nière par­tie clôt l’histoire de manière impres­sion­nante avec la Carte-Mère qui garde la trace de tout ce qui est fut et de ce qui peut être (une para­bole magni­fique sur le pou­voir du rêve et de l’imagination).

sercret-orbae-francois-place_02

Il est pré­fé­rable d’apprécier ici la lit­té­ra­ture jeu­nesse : l’univers visi­té est beau­coup plus accueillant que notre bonne vieille Humanité – on est loin de Jack Vance où le voya­geur est confron­té à la rapa­ci­té des auber­gistes et des condi­tions de vie sou­vent com­pli­quées. Dans le monde de Place, les mous­tiques ou les puces n’existent pas, les gens sont beaux et aimables et le dan­ger est tou­jours très limi­té.

Pour les fans, c’est un objet indis­pen­sable réa­li­sé avec soin sauf la maquette des deux livres un peu cheap – et Ziyira a même droit à des pages blanches pour avoir une pagi­na­tion équi­va­lente à Cornélius. Et fabri­qué en Chine, his­toire de nous faire voya­ger encore un peu ?

sercret-orbae-francois-place_04

sercret-orbae-francois-place_03

Si vous avez trou­vé une faute d’orthographe, informez-moi en sélec­tion­nant le texte en ques­tion et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *