Gisèle et Béatrice (Féroumont – Aire Libre)

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Voilà donc le premier album érotique à être publié chez Dupuis – à ma connais­sance du moins. D’ailleurs l’édi­teur a dû sentir tout le poids catho­lique de la famille Dupuis puisqu’il se fend d’une postface.
Béatrice est cadre sup et convoite un poste pas gagné d’avance. Malheu­reu­se­ment, son patron est un dragueur invété­ré qui aimerait bien la mettre dans son lit. Elle semble céder mais c’est un piège : en faisant boire à à son patron une boisson marabou­tée, le voilà trans­for­mé en … Gisèle. Une ravis­sante blonde au corps avide de caresses et avec un sacré accent étran­ger. Tout ce qui plaît à Béatrice !

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Publié chez Aire Libre soit-disant (ou alors ça a bien changé en maquette et format dites donc), Férou­mont se déchaîne avec beaucoup d’humour en mélan­geant situa­tions de films pornos et person­nages allumés. Gisèle aimerait bien se sortir de cette situa­tion mais son accent et les magouilles de Béatrice en font une cible désignée pour la recon­duite à la frontière illico. Elle doit donc repous­ser ses préten­dants et subir les fantasmes de Béatrice – avec un plaisir coupable.

J’ai hésité à passer à la caisse : avec son petit format pas donné, j’avais un peu peur d’être déçu. Mais pas de lézard, Férou­mont réalise une histoire parti­cu­liè­re­ment bien écrite puisqu’il réussit à faire passer le manque de réalisme propre aux histoires érotiques, multi­plie les bonnes idées et assume le côté érotique avec aplomb. Sûrement une des meilleures BD érotiques que j’ai pu lire – et à une époque j’étais un vrai spécia­liste.

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8 commentaires

    • Les vrais Belges ne jurent que par ”La Schtroump­fette”, voyons… Tu n’es pas en train de te dorer à la plage, toi ?

  • J’aime bien Ferrou­mont, surtout ”Le Royaume” et la série ”Wonder­town” qu’il faisait avec Velhman. Cet album là ne me tentait vraiment pas, je suis un peu plus curieux du coup.

    Mais il y a un truc avec lui qui m’obsède depuis que je m’en suis rendu compte. Ferrou­mont n’uti­lise jamais de point. Ses phrases, saufs lorsqu’il met ”…”, se termine toujours par un point d’excla­ma­tion. Et quand il veut souli­gner l’excla­ma­tion il en met plusieurs. Même derrière les points d’inter­ro­ga­tion. Utili­sé de manière systé­ma­tique c’est très pertur­bant et m’a, pendant quelques temps, rendu dans l’inca­pa­ci­té de lire ses pages sans gênes (et puis, on s’y fait).

    • Tiens, je n’ai jamais fait atten­tion. Je ne pense pas que vous soyez déçu par Gisèle même s’il manque des points :-)

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