Cash-Cache – Mademoiselle Louise t.4 (Geerts & Salma – Dupuis)

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Vous connaissez mon goût pour le travail de Geerts. Vous voilà donc condamnés à un nouvel album de ce délicieux dessinateur mais scénarisé ici par Salma pour des histoires courtes humoristiques autour d’une petite fille de riches. Un concept culotté qui pourrait être insupportable mais le concept est bien travaillé: si Louise est riche, elle a quand même conscience de sa chance et les personnages qui l’entourent lui rappellent qu’il existe un autre monde. Entre le petit copain issu d’une famille modeste, l’apprenti kidnappeur qui vit dans sa caravane et sa nounou qui lui passe ses caprices, elle a de quoi faire. Seul un papa absent (on ne le voyait même pas dans les premiers tomes parus chez Casterman) plane dans son univers de décideur copain à Sarko. Pas révolutionnaire mais cette BD a le mérite de faire réfléchir les têtes blondes (ou brunes) sur le mérite/concept de richesse.

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8 commentaires

  • Ce qui plait beaucoup également aux charmants bambins:Le gag récurrent du pauvre pauvre escroc,pas bien méchant,qui échoue…Sympathique mais le charme est un peu dilué par rapport aux deux premiers albums,tandis que le 3éme marquait la reprise,12/15 ans aprés,assez réussi(Geerts était associé à Mauricet,ici il a davantage laissé la place à Salma et le mariage est moins heureux-les gamins s’en foutent de mon oeil tatillon,ils lisent,ils aiment…J’crois qu’ils ont raison.)

  • Bonjour à tous,
    Je me permets de livrer ce petit extrait d’une conversation entre André Geerts et David T. sur DU9,autour des commentaires de « Monde Cruel »(Auquel LI AN apporte aussi quelques réflexions à suivre):
    « Très amusant, ce débat, mais les tentatives de comparaison entre le dessin d’humour et la bande dessinée ne m’ont pas satisfaites. Voici ce que mon expérience m’a amené à penser… Le dessin d’humour et la bande dessinée sont opposés. Le premier DESACRALISE les choses, les êtres, les institutions, il abat les statues, fait tomber les mythes. Les personnages mis en scène sont des anonymes, qui ne seraient pas même des seconds plans dans une bande dessinée, juste des figurants. Les personnages sont au service de l’IDEE. Il n’y a pas de lien affectifs forts et pérennes entre le lecteur et eux. La bande dessinée, c’est le contraire. Elle est l’héritière des récits mythologiques, ses personnages sont des  » héros « , ou  » antihéros « , ce qui revient au même, puisqu’ils sont mythifiés ( Gaston, Blueberry… ). La bande dessinée a une tendance à ériger des statues, celle de Tintin, les statuettes en produits dérivés, le pire ( évité ! ) aura été le projet de lever la fusée d’  » On a marché sur la lune « , grandeur nature, en place d’ Angoulême. Les idées sont au service des personnages. Il y a un étroit lien affectif entre les personnages et les lecteurs ( et l’ auteur ). Bien sûr, aucune frontière n’ est inviolable, heureusement, et certaines bandes dessinées opèrent comme des dessins d’humour. Je parle ici des bandes dessinées déclinées en série, avec des personnages récurrents. André Geerts, petit artisan.
    par André Geerts le 29 décembre 2008
    La dernière phrase de mon intervention aurait dû être :  » Ma comparaison ne concerne que les bandes dessinées déclinées en séries, avec des personnages récurrents. ». C’est plus clair ! »
    par Geerts le 30 décembre 2008
    Bien cordialement;

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