

On peut dire que j’ai découvert le travail de Pandolfo et Risbjerg avec Sousbrouillard. Le titre m’avait intrigué, la couv’ m’avait intrigué, le dessin m’avait intrigué. Mais je n’ai pas osé sauter le pas, craignant une histoire qui ne serait pas adaptée à mes goûts. Et puis j’ai lu Copenhague des mêmes auteurs et ça m’a plu. Il n’en fallait pas plus pour que je finisse par rebrousser chemin et chope Sousbrouillard.
La voiture immergée
Avant de mourir, la tante adoptive de Sara lui révèle un secret : un bracelet avec le nom Sousbrouillard marqué dessus comme indice pour ses origines. Sara part aussitôt pour ce petit village et va faire connaissance avec sa population qui a la curieuse manie de raconter à une statue de la Vierge ses histoires personnelles. Un rituel inventé par une femme pasteur qui a eu l’intuition que les histoires en général permettront au village de sortir de sa torpeur et sa tristesse.
Plein d’histoires pour les relier tous
Voilà un album qui sort de mes habitudes avec plein de petits récits doux-amers qui s’entrecroisent pour permettre aux gens de se guérir et de se retrouver. De ce côté-là, il faut tirer son chapeau. Pandolfo montre une capacité à développer des personnages séduisants et des histoires courtes qui fonctionnent parfaitement (un délicat exercice) avec une belle émotion. Les amateurs de mélos sensibles seront aux anges.
Côté dessin, on remarquera la progression de Rijsberg au long des planches, se lâchant sur les personnages et la narration, un progrès qui portera ses fruits dans Copenhague.
J’aurai quand même une interrogation. N’est-ce pas étrange cette femme pasteure qui envoie ses ouailles voir la Vierge et qui officie dans une église catholique ?








