
Et hop, encore un album Shampooing qui m’intrigue. Il faut dire que j’avais beaucoup aimé le précéÂdent album de Lucas Varela, Paolo PinocÂchio qui était assez idiot et surpreÂnant pour faire un album délicieux. Je n’ai d’ailleurs lu aucun des autres albums où il n’est que dessinateur.
Le jour le plus long du futur est une histoire de SF barrée avec un titre idiot. Deux groupes finanÂciers qui vendent du fast food se font une guerre commerÂciale qui dérape méchamÂment et leurs PDG envoient des trucs pour bousiller le concurÂrent définiÂtiÂveÂment. Pendant ce temps, un ET qui maîtrise les espaces paralÂlèles se plante la soucoupe.
L’album est entièÂreÂment muet et constiÂtué de petites séquences qui se croisent, s’interÂpellent et se complètent pour faire une histoire déjanÂtée comme on en fait plus – ça se perd. Il faut faire attenÂtion à des tas de petits détails mais l’ensemble se lit facileÂment.
Le dessin de Varela est une belle ligne claire qui rappelle un peu les années 80 et qui recycle des clichés plus contemÂpoÂrains, un peu crades.
Mon seul regret, c’est qu’il n’ait pas cherché à pousser l’hisÂtoire jusqu’à la folie existenÂtiaÂliste. Comme disait CavanÂna à propos de Moebius : il faut dépasÂser la simple histoire à chute.

Mise à jour novembre 2025
Les éditions Tanibis m’informent de la sortie d’une réédiÂtion de cet album dans un format plus grand avec des pages en plus.








Itou, j’avais beaucoup aimé son Pinocchio.
En libraiÂrie, j’avais été charmé dans la seconde par le dessin et le thème de l’enfer.
J’ai hâte de lire celui-là .
C’est vrai que tu as donné dans le thème de l’Enfer.