Paolo Pinocchio (Lucas Varela – Tanibis)

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Lucas Varela est un auteur argen­tin qui travaille notam­ment pour la fameuse revue Fierro seconde formule. En fait, Paolo Pinoc­chio est son troisième album publié en France – les deux précé­dents scéna­ri­sés par Trillo dans des genres très diffé­rents. Ce recueil d’his­toires courtes publiées avec beaucoup de soin par les éditions Tanibis est très éloigné des précé­dents. Mélan­geant sans vergogne les références à Migno­la et à Dave Cooper, Varela créée un person­nage vague­ment inspi­ré par Pinoc­chio ‑menteur et en bois- dont la person­na­li­té perverse ‑il est pédophile et amateur de rock satanique- l’envoie réguliè­re­ment aux Enfers d’où il tente de s’échap­per. Alors que son blog montre son goût pour un univers graphique US indépen­dant, ses histoires peuvent toucher un public plus large et se révèlent très drôles – enfin, de mon point de vue. Bien plus intéres­santes que les varia­tions un peu lourdaudes humoris­tiques autour de Hellboy, elles font des clins d’oeil cultu­relles de haute volée tout en culti­vant un humour débilo/​trash, le tout servi par un excellent dessin et de belles couleurs. Alors que la BD franco-belge semble faire du surplace, je commence à espérer en un renou­veau en prove­nance des pays hispaniques…

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10 commentaires

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  1. Entiè­re­ment d’accord avec vous quant à la quali­té de cet album. Avec Les aventures d’un homme de bureau japonais de José Domin­go et le Lorna de Brüno, c’est un des titres les plus réjouis­sants que j’ai pu lire cette année.
    Tel n’est pas l’avis d’un chroni­queur d’actuabd qui lui reproche une intrigue confuse et d’être en-dessous du Pinoc­chio de Winsh­luss… une chronique bien à côté de la plaque​.La compa­rai­son ne me serait même pas venu à l’esprit tant les inten­tions me semblent différentes.

  2. Tiens ? Je n’avais même pas percu­té que c’était le même dessi­na­teur qui nous avait jadis régalé avec ”L’Héri­tage du colonel”. Merci onc’ Li-An !