Community, une série humoristique sur D23

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C’est bien connu, je ne regarde pas les séries télé. Quelle perte de temps ! Mais c’est Nouel, il faut bien que je vous pré­pare une soi­rée pleine de rires et de joie ! Et donc, passe en ce moment sur une des der­nières chaînes TNT au nom débile – D23 – une série US qui me fait riren Community. Beaucoup rire.
Sur un cam­pus “cours de rat­tra­page”, toute une bande de gens à l’apparence sym­pa­thique – mais en fait avec de gros pro­blèmes per­sos – se retrouvent pour pour­suivre digne­ment – mais avec le sen­ti­ment tenace de la loo­si­tude – des études. Le per­son­nage moteur, c’est Joel McHale, beau gosse à la coif­fure qui intrigue (“vous met­tez du gel ou c’est natu­rel”), ex-avocat plein aux as radié pour cause de diplômes tru­qués qui tente de cou­cher – voire plus si affi­ni­tés – avec Gillian Jacobs, jolie blonde pas bête mais qui a du mal à s’adapter aux us et cou­tumes de la femme amé­ri­caine moyenne. Le faux groupe de sou­tien d’espagnol qu’il crée dans le pre­mier épi­sode se voit com­po­sé de

  • Chevy Chase – un come back gagnant, enfin pour pas long­temps cf. plus loin – vieux type cou­reur, ex-publicitaire, ex-plein de trucs, vague­ment raciste et miso­gyne et très lourd
  • Danny Pudi – d’origine pales­ti­nienne, éle­vé par la télé et obsé­dé par les séries et films d’Hollywood, à moi­tié autiste
  • Yvette Nicole Brown, fraî­che­ment divor­cée, pipe­lette incroyable et nature géné­reuse
  • Alison Brie, jeune fille com­plè­te­ment stres­sée, ex lycéenne le plus détes­tée de son bahut – la char­gée de la sécu­ri­té à la sor­tie du lycée l’a pous­sée sous un véhi­cule
  • Donald Glover, ex futur star du foot­ball amé­ri­cain qui s’est explo­sé le dos par peur de pas­ser pro­fes­sion­nel

De plus, toute cette fine équipe est sou­te­nu par un corps ensei­gnant d’élite – un prof d’espagnol d’origine asia­tique com­plè­te­ment bar­ré et visi­ble­ment gay, un prof de psy­cho aux expé­riences d’un goût dou­teux et une prof de maths canon – comme toutes les profs de maths, j’en sais quelque chose. Le charme pre­mier vient du pétage de plomb régu­lier des per­son­nages, par­tant sou­vent dans un délire impré­vi­sible quelque fois sur­réa­liste, le per­son­nage de Danny Pudi, proche de Buster Keaton dans son sérieux inébran­lable est par­ti­cu­liè­re­ment fas­ci­nant. Il faut le voir dans l’épisode d’Halloween, dégui­sé en Batman, incar­nant au pre­mier degré Batman… au point de faire dou­ter ses petits copains. C’est que la série joue aus­si avec de nom­breuses réfé­rences ciné/télé, quelque fois à toute vitesse. Le pre­mier épi­sode fait par exemple de nom­breuses réfé­rence à Breakfast Club, film ado culte des années 80 qui ne passe pas sou­vent sur la télé fran­çaise. Mais ça ne gène pas par­ti­cu­liè­re­ment la rigo­lade, ça va trop vite pour que l’on s’attarde des­sus.
Dans les points néga­tifs: la série est dif­fu­sée en VF sur D23 – on doit perdre quelques accents mais le dou­blage n’est pas hon­teux – et … elle est en train d’exploser en vol, vic­time de son manque de suc­cès mal­gré un fan club tran­si. On en est à la troi­sième sai­son sur NBC et le créa­teur, Dan Harmon s’est fait lour­der, Chevy Chase se barre, bref, ça sent le sapin. De plus, les épi­sodes sont – paraît-il – assez inégaux, pas­sant du grand n’importe quoi déjà culte au pas vrai­ment drôle avec trop de bonnes inten­tions. Incontournable à mon avis si vous êtes du genre vieux beau prêt à démon­trer à des atta­chées de presse qui sortent tout juste du lycée que vous êtes encore dans le coup…

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