Watchmen ( Alan Moore & Dave Gibbons – Panini Comics)

Il m’en aura fal­lu du temps pour me déci­der à lire le comics culte d’Alan Moore et Dave Gib­bons. Vous me connais­sez, les types en slip avec une cape, ce n’est pas trop ma tasse de thé et les dif­fé­rents for­mats des dif­fé­rentes édi­tions reve­naient trop cher. D’un autre côté, le tra­vail de Moore m’intéresse et j’attendais la bonne occa­sion pour rat­tra­per mon retard. La sor­tie du film accom­pa­gnée d’un pavé à 15 € m’a défi­ni­ti­ve­ment convain­cu – enfin, une fois que j’ai réus­si à le dégot­ter puisqu’il est annon­cé épui­sé.
Déjà, pre­mière bonne sur­prise, ce n’est pas une his­toire de super héros mais de ”héros cos­tu­mé”. C’est à dire des hommes et des femmes sans super pou­voir mais une envie d’en découdre avec des méchants. Moore décrit très bien ce besoin de se battre quelles que soient les rai­sons, bonnes ou mau­vaises, de se trou­ver des enne­mis, d’être recon­nu comme étant du bon côté. Même s’il faut enfi­ler un cos­tume ridi­cule. Sauf que voi­là, un scien­ti­fique vic­time d’un acci­dent devient lui un super humain et rend d’un coup bien rin­gard les héros cos­tu­mé. Com­ment vivre au quo­ti­dien cette espèce de déchéance, cette perte de l’innocence ? Seule la mort de l’un deux va les sor­tir de leur retraite pour affron­ter un com­plot impla­cable… et assu­mer leurs choix de vie.
Y’a pas à dire, c’est du cou­su main, du point de den­telles de Bruges (ou de Cilaos), un scé­na­rio aux petits oignons. Chaque per­son­nage fait avan­cer le récit, chaque révé­la­tion est soi­gneu­se­ment dis­til­lée, rien n’est pous­sé de manière arti­fi­cielle, Moore fait un grand tra­vail de scé­na­riste. Se payant même le luxe de racon­ter une seconde his­toire à l’intérieur de la pre­mière en ima­gi­nant que la déchéance des super héros de comics amène l’émergence de maga­zines au thème pirates. Tout le monde a van­té le sys­tème de tran­si­tions gra­phiques et nar­ra­tives mais c’est peut-être la par­tie la plus arti­fi­cielle du comics. Je retien­drai sur­tout que Moore a lit­té­ra­le­ment retour­né le concept dépas­sé (et ridi­cule) de l’ effet papillon pour conclure son his­toire et que la noir­ceur de l’univers qui peut sem­bler arti­fi­cielle est par­fai­te­ment jus­ti­fiée par le concept glo­bal. Seul bémol pour le lec­teur d’aujourd’hui : le scé­na­rio écrit dans les années 80 fait lar­ge­ment écho aux sou­bre­sauts de cette période et il n’est pas sûr que la jeu­nesse capte bien toutes les sub­ti­li­tés.
Pas­sons au des­sin. Une des rai­sons de mon peu d’empressement à lire Watch­men, c’est aus­si le des­sin. Moore est connu pour évi­ter de tra­vailler en géné­ral avec des des­si­na­teurs vir­tuoses pour ses pro­jets d’envergure (je n’ai d’ailleurs jamais réus­si à finir From Hell, je me suis arrê­té à ces fichues mouettes qui res­semblent à des papiers mou­choirs mal des­si­nés) et Gib­bons est fran­che­ment raide dans son des­sin. On se retrouve avec un New York de car­ton pâte digne d’une série télé tour­née en stu­dio, des bonnes femmes au phy­sique un peu ban­cal et ne par­lons pas des cou­leurs qui piquent fort les yeux. Les fans ont pas­sé outre en spé­cu­lant que ça fai­sait sûre­ment par­tie du pro­jet mais je reste quand même scep­tique. Reste que ce des­sin car­ré est idéal pour gérer effi­ca­ce­ment le tra­vail de nar­ra­tion com­plexe par­fai­te­ment décou­pé, qu’il y a une belle ges­tion des ombres et les scènes visuel­le­ment impor­tantes sont par­fai­te­ment assu­mées.
Au final, si vous hési­tez encore à le lire comme je l’ai fait pen­dant des années, ten­tez l’expérience et pas­sez un moment de franche cama­ra­de­rie avec l’ami Ror­schach, un gen­til héros posi­tif, l’ami des enfants et des tou­tous.

penser à dégivrer le frigo

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57 commentaires

  • C’est bizarre, je suis plu­tôt d’accord avec toi, qu’est-ce qui arrive ?
    Sans blague, c’est vrai que les des­si­na­teurs de Moore pour­raient être mieux choi­sis. Mais il y a bien pire que From Hell (en fait, pour moi le haut du panier vu le reste).

  • Me par­lez pas de ”FROM HELL”,c’est l’une de mes décep­tions les plus…Couteuses(avec un cau­che­mar éveillé:Songer à ce que cela don­ne­rait des­si­né par Bodart,Blutch,David B…;bref du para­si­tage qui para­si­ta ma lecture).Trés bon papier,en tout cas,qui va épau­ler les fri­leux comme moi,vers le droit che­min…

  • Je n’avais jamais lu les watch­men pour les mêmes rai­sons que toi et je me suis moti­vé quand un pote à moi est venu l’acheter ici, pour l’avoir en VO. Je n’ai pas regret­té non plus, du coup tout comme Oslav je te rejoins com­plè­te­ment dans ce que tu dis.

    Et from Hell, chaque fois que je le vois je me dis que je devrais, mais rien à faire le des­sin me bloque. Raah.

  • Bon, si tout le monde est d’accord, je vais tâcher de trou­ver un sujet qui fâche – ça me fait pen­ser que je pour­rai peut-être rées­sayer From Hell.

  • Bandes de rin­gard, c’est fou, ça, décou­vrir Watch­men au début du 3e mil­lé­naire ! Et V For Ven­det­ta, c’est pour 2050 ?
    (ça va mieux comme ça, Li-an, ou un peu plus agres­sif, dis moi je module)

    Bon, je vais faire mon coming out, je lis tout ce qui a pu être écrit par Moore, même ses comics les plus easy comme Tom Strong. En fait, les des­si­na­teurs qui s’en tirent le mieux sont sans doute ceux de Top Ten et de Pro­me­thea publiés chez Pani­ni, rien à voir Blutch ou Li-an mais assez plai­sant (et moins rédhi­bi­toire).

  • Moi aus­si, j’ai lu Watch­men avec du retard (l’année dernière)…Je viens rejoindre les par­ti­sans de cette oeuvre culte…oui, c’est un vrai­ment un chef-d’oeuvre de la bd .… Il serait temps que j’attaque FROM HELL

  • Il faut bien que quelqu’un ne soit pas d’accord … alors je me dévoue.

    J’avoue donc avoir appré­cié FROM HELL (même si j’ai dû m’accrocher) tout autant que les WATCHMEN. Bien sûr, c’est d’abord en rai­son de la puis­sance de leur scé­na­rio. Il y a dans ces his­toires une logique de construc­tion, une finesse des situa­tions, une com­plexi­té des por­traits et une minu­tie des détails qui rend l’intrigue pas­sion­nante. Il y a aus­si ce pes­si­misme qui découle d’une intel­li­gente confron­ta­tion au réel et qui ne me parait jamais arti­fi­cielle. Moore défend, je pense, cer­taines de ses idées (je n’ai jamais cher­ché à apro­fon­dir la ques­tion) à tra­vers ses his­toires et c’est pro­ba­ble­ment cela qui leur donne cette consis­tance. Et puis, dans Watch­men, il y a encore ce sup­plé­ment ludique, ce comic book à l’intérieur du comic book, cette mise en abyme nar­quoise de la BD (et du lec­teur de bande des­si­née) qui sym­bo­lise cette prise de dis­tance du scé­na­riste, et cette volon­té de dépas­ser le simple récit de super-héros.

    Bien sûr, le des­sin de Gib­bons n’est pas trans­cen­dant, mais il est tota­le­ment au ser­vice de l’histoire. Mal­gré tout de qu’on peut en dire (de mal), je ne peux plus ima­gi­ner un autre des­si­na­teur pour cette his­toire. D’ailleurs, je me demande bien ce que WATCHMEN va don­ner en film. Il y aura peut être plus d’images spec­ta­cu­laires mais est-ce bien néces­saire ? La sim­pli­ci­té des figures reste bien­ve­nue dans cette his­toire sophis­ti­quée.

    Pour FROM HELL, je vous trouve sévères avec Camp­bell. Je ne vais pas trop déve­lop­per, mais je trouve qu’il des­sine avec une cer­taine effi­ca­ci­té la noir­ceur du monde qui entoure Jack l’Eventreur.

    Bon, je ne vais pas enta­mer ici une chro­nique ;-)

  • Bra­vo Ray­mond pour cette ana­lyse très juste. Si l’on n’admire pas les livres de Moore pour leur des­sin, que ça soit Camp­bell, Gibbons,et les autres, ils servent le récit.

  • @Ray­mond : si on arrive à dépas­ser la pau­vre­té du des­sin pour ren­trer dans l’histoire, je com­prends que ça ne pose pas pro­blème mais si on reste étran­ger à l’histoire à cause du des­sin, je trouve qu’il y a un pro­blème. Mais bon, je suis un des­si­na­teur, j’ai peut-être un regard biai­sé.

  • ”Mais bon, je suis un des­si­na­teur, j’ai peut-être un regard biai­sé.”
    Ben.… heu oui. Moi aus­si ça m’a un peu rebu­té dès les pre­mières pages pages mais dès qu’on est dedans, on ne s’arrête plus ! J’ai com­men­cé à le lire à 22 h pour le ter­mi­ner vers 1h30 du matin. C’est rare : ça m’a vache­ment accro­ché !! C’est le genre de chose que je ne retrouve pas dans des bou­quins très gra­phique comme .. heu, Ash­ley Wood, Paul Pope ou Tera­da. Je suis comme Li-An, j’achète des livres beau­coup pour les images et par­fois pour l’histoire.… Alan Moore doit il être un exemple dans la BD ? C’est lui qui a fait le décou­page ?

  • J’ai l’impression que c’est un des albums les plus pos­sé­dés et moins lus avec Jim­my Cor­ri­gan.

    @urba­trof : les scé­na­rios de ces auteurs ne sont pas assez consis­tants (Tera­da il n’y a même pas de scé­na­rio :-)).
    J’ignore si Moore doit être un exemple mais le décou­page doit se faire sous ses ordres vu le tra­vail réa­li­sé par Gib­bons par la suite.

  • Li-An : je pense qu’il faut savoir dépas­ser l’aspect ”pure­ment des­sin” en BD. Un des­si­na­teur brillant pos­sé­de­ra bien sûr tou­jours un pou­voir sup­plé­men­taire d’attraction et j’admets ache­ter par­fois cer­tains livres uni­que­ment parce j’aime l’artiste, mais la bande des­si­née ne se résume pas à cela. Il y a beau­coup de ”bons arti­sans” qui ne sont pas de grands illus­tra­teurs mais qui sont habiles à mettre un récit en images. On trouve par ailleurs de plus en plus (en librai­rie) de ces livres qui ont une belle appa­rence et qui se révélent déce­vants (ou futiles) à la lec­ture. Je crois que l’organisation d’un récit en image (le fameux ”art séquen­tiel”) est un art en soi qui implique un dosage intel­li­gent de gra­phisme et de texte. Si l’une des deux com­po­santes domine trop, la BD perd sou­vent son charme.

  • Oui, je com­prends tout à fait ce point de vue mais dans mon cas, un des­sin faible c’est comme un jeu d’acteur défi­cient ou une mise en scène ban­cale au ciné­ma. Le meilleur scé­na­rio du monde peut en souf­frir.
    Mais je pense, comme Trond­heim parait-il, que les auteurs BD les plus exci­tants sont les auteurs com­plets. Et comme Fran­quin, il me faut un des­sin fort pour entrer dans une his­toire. C’est aus­si un réglage per­son­nel. Les gens réagissent au rap­port dessin/​scénario en fonc­tion aus­si de leur culture.

  • Deux bou­quins très pas­sion­nants rt que je relis sans cesse : ”L’art invi­sible” et ”Faire de la BD” de Scott Mac Cloud .…. très pas­sion­nant et pour­tant des­sins à milles lieux de mes goûts per­sos. Qoique à l’intérieur de ces livres il y a des gra­phisme divergent pour appuyer ses pro­pos.…. Ce qui revient à me deman­der et à réflé­chir sur le lien dessin/​scénario : Peut-on racon­ter tout avec n’importe quel gra­phisme ?

    Si je prend l’exemple de MAUS , on pour­rait dire que oui.… non ?

    WATCHMEN aurait-il été la même chose avec un des­sin type man­ga sho­jo ? (oui, là je vais loin !)

  • Je suis d’accord avec Li-An sur la pri­mau­té du des­sin en BD. C’est mal­heu­reux, mais c’est comme ça : c’est la pre­mière chose qui va atti­rer (ou repous­ser) l’œil du lec­teur. L’idée selon laquelle ce qui compte est que l’histoire soit bonne, ça vaut peau de balle, moi je dis c’est juste gâcher. Et j’en arrive à cette conclu­sion après des années de fan­zi­nat achar­né, alors vous pou­vez me croire !

  • Oui, on peut au fond uti­li­ser n’importe quel gra­phisme. La ques­tion est de savoir quel est le pro­jet des auteurs : diver­tis­se­ment pur, déve­lop­pe­ment d’un monde per­son­nel, recherches gra­phiques ? Un autre point impor­tant (à mon goût) est de savoir si le style est cohé­rent avec le but recher­ché ?

    On trouve de plus en plus de BD au gra­phisme ”tape à l’oeil” (voir cer­tains comic book USA actuels) qui nous racontent de banales his­toires de Spi­der­man ou Super­man, et qui offrent ain­si un déca­lage ridi­cule entre le but et les moyens uti­li­sés.

    Her­gé a mon­tré qu’une cer­taine sobrié­té dans le des­sin per­met­tait de mieux déve­lop­per un récit. C’est, je crois, le mérite de Gib­bons quand il des­sine les WATCHMEN.

  • @urba­trof : je pense que par défi­ni­tion, le des­sin apporte autre chose que ce que dit le scé­na­rio. On pour­ra com­pa­rer par exemple les dif­fé­rentes ver­sions de Tin­tin : je pré­fère la ver­sion noir et blanc du Lotus Bleu que je trouve plus poé­tique, plus vivante. Et pour­tant c’est stric­te­ment la même his­toire.

    D’un autre côté, je suis d’accord avec toi sur le côté saoû­lant de cer­tains comics à la belle parure mais sans grand fond.

    @Ray­mond : atten­tion, tu entres là dans un autre débat ! Le ”beau des­sin” BD n’est pas le même que celui uti­li­sé en illus­tra­tion par exemple. Her­gé fait du beau des­sin BD ! C’est même magni­fique ce qu’il fait. Dans le cas de Gib­bons je suis un peu cri­tique parce que je ne crois pas du tout dans le New-York qu’il repré­sente. C’est vrai­ment une repré­sen­ta­tion bateau qui est juste pré­texte sans que cette sim­pli­fi­ca­tion n’apporte quoi que ce soit de plus (ambiance, effi­ca­ci­té ou nar­ra­tion). Her­gé est sobre dans le Lotus Bleu mais il crée un uni­vers solide.

  • ELEKTRA de Mil­ler et Sienkiewitcz(malgré la beau­té absolue,attirante du tra­vail du dessinateur)se défend aus­si pas mal dans le genre pas lu/​pas fini…Et ce n’est pas(à part les BILAL)par sno­bisme que les gens ont ache­té ces livres pré-cités…Quand on dit dessin,on inclue AUSSI la mise en couleurs,n’est-ce pas!?La réti­cence vient sou­vent de cet aspect…Je suis un cas plus désespérant/​péré encore avec mon dégout,et ma fri­lo­si­té face à cer­tains bou­quins pour la couverture,ou la maquette(hors bd);et je ne suis pas cer­tain qu’il faille culpa­bi­li­ser de reje­ter ou aimer un livre d’abord pour son carac­tère graphique…Pour finir je crois que la sobrié­té d’un Hergé,Guibert ou Will n’est pas exempt d’harmonie,de beau­té et de sub­ti­li­tés là où un Camp­bell ou Gib­bons m’apparaissent sur­tout faibles et boursoufflés;pompeux ?

  • Pour pimen­ter le débat, je dirai pour rejoindre Julien que par­fois en effet les cou­leurs jouent beau­coup dans cette appré­cia­tion ”coup d’oeil” du des­sin d’une BD. Mais par exemple dans l’Incal, les cou­leurs de Cha­land ne me plaisent pas, mais ne m’ont pas empê­ché d’apprécier le reste à sa juste valeur.

  • @Glorb : j’espère que tu ne pré­fè­rais pas les sui­vantes… Mais je n’ai pas de sou­ve­nirs en tête de cou­leurs qui ait vrai­ment gâché mes plai­sirs de lec­ture (je veux dire en lisant des BD qui me plai­saient).

    @julien : ah, je l’ai lu celui-là. Mais j’étais assez fan de Sien­ke­wicz à une époque.

  • @Oslav Boum : tiens, j’ai oublié de répondre à celui-là. Tou­jours pas lu Ven­det­ta (des­sin en effet). Strong ne m’a pas fait grand effet. Top Ten m’a par contre beau­coup plu (d’ailleurs il me manque le tome 1 si quelqu’un veut s’en déba­ras­ser :-)). Pro­me­thea bof.

  • @Li-an : Tu parles de celles de bel­tran dans les réédi­tions ou de celles de l’incal d’origine dans les der­niers tomes ? J’ai pré­fé­ré celles de Jan­je­tov à celles de Cha­land. Bel­tran, beuerk. D’ailleurs valé­rie Bel­trand (?) plu­tot.

  • Je ne suis pas un fan des cou­leurs de Jan­je­tov en géné­ral. Et oui, Valé­rie Bel­trand plu­tôt que Bel­tran lui-même si j’ai bien com­pris.

  • ”à celui là”, ça fait plai­sir, si, si. Pro­me­thea est peu gon­flant par moment, faut s’accrocher certes. Tu as lu 49ers, le pre­quel de Top Ten, un de ses meilleurs.

  • Atten­tion : lec­ture éner­vante !

    Ouimmm boooonn…

    Gib­bons ? Camp­bell ?… pas moti­vant ??
    Mais je vous signale que l’on parle du médium bande des­si­née ici quand même.
    Or cha­cun sait que comme il a d’ailleurs déjà été dit plus haut, ce genre là est l’association du des­sin et d’un scé­nar bêton.
    La fameuse phrase ”un mau­vais scé­na­rio ne rat­tra­pe­ra jamais un bon des­sin” est celle qui faut rete­nir.
    Pour ma part j’ai ache­té le pre­mier tome des Watch­men à sa sor­tie puis n’ai pas conti­nué faute de thunes, et parce qu’à l’époque, il faut avouer qu’un ado comme moi bien que pas­sion­né avait un peu de mal quand même avec ces scé­na­rios quelque peu embrouillés et nouveaux.(mais néan­moins épa­tants)

    N’empêche que quand ”From hell” a paru il y a moins long­temps, j’ai sau­té des­sus et j’ai pris une grosse claque, même si le des­sin n’était pas super enga­geant.
    Ca reste quand même une prouesse de nar­ra­tion gra­phique, et excu­sez-moi, mais le récit est génial.
    …A l’inverse, peut-on me dire quand Her­gé (que je res­pecte beau­coup, j’ai d’ailleurs fait par­tie deux ans des Amis d’hergé) à illus­tré une his­toire autre que les siennes et sur un volume de plus de 300 pages ?
    Je ne sais pas si il aurait res­pec­té les timings et la même qua­li­té du début à la fin.

    La ligne claire, vue de France et de Bel­gique ; c’est cool, mais main­te­nant que j’en parle,il faut quand même admettre que c’est un peu un truc de mecs qui n’ont pas grand chose d’autre à faire que de se regar­der le nom­bril, non ? (là je me fais car­ré­ment l’avocat du diable,car je suis un fan de Cha­land, Benoit, Clerc, Her­gé et toute la clique). Mais bon, allez par­ler de ça aux stu­dios nip­pons ou amé­ri­cains… on a pas les mêmes repères il me semble.
    C’est sûr que s’appliquer à faire une belle case en noir et blanc bien car­rée sur un album de 47 planches, genre ”Le lotus bleu”, ça le fait… mais bon, Jean Giraud res­te­ra sans doute fina­le­ment dans ce domaine celui qui aura le plus com­pris le délire en variant les styles et en accep­tant de faire des récits allant au delà de ces for­mats clas­siques (cf. le Garage her­mé­tique par exemple), sans se prendre le but. Et il conti­nue le bougre.

    Alors… com­pa­rer récits gra­phiques et illus­tra­tions… ne sera jamais à mon avis un débat où l’on pour­ra tom­ber d’accord. Ce sont bien deux uni­vers dif­fé­rents, comme l’a déjà fait remar­quer Ray­mond.
    … Bon bein voi­là, j’ai fou­tu mon bor­del.
    Sans ran­cune.

  • Oui, bon, il y a quand même beau­coup de daubes dans les man­gas et les comics. À mon avis à peu près la même pro­por­tion que pour la BD fran­co belge (c’est un peu comme les jolies filles mais c’est un autre débat). Et le Lotus Bleu ori­gi­nal a 115 pages (et 62 en cou­leurs) (donc exemple à côté de la plaque). Et si la durée est plus impor­tant que le reste, Guerre et Paix de Dos­toïevs­ki est plus inté­res­sant que la moindre nou­velle de Bor­gès. Ce qui me parait un peu idiot comme com­pa­rai­son. Com­bien de chef d’œuvres en 46 pl pour Moore ?
    Bon bref, pour moi, il n’y a pas vrai­ment matière à débat. Déjà, il fau­dra que je trouve le cou­rage de lire From Hell pour pou­voir en faire une cri­tique rai­son­née et sub­jec­tive :-)

  • Hum…pas gen­til pour les thons (oups!) ton petit com­men­taire entre paren­thèses ;-)

    Hec­tor­va­dair : Et vive la ligne claire même nom­bri­liste, zut.

  • Le bou­lot de Moore m’évoque cer­taines planches de Krig­stein, comme dans ”la grande course”, dont on avait déjà par­lé… Le décou­page, le gra­phisme, l’action… Une influence ?

  • Je pense que ce n’est pas ici qu’on en a par­lé (ah zut, on ne peut pas faire de recherche sur les com­men­taires). Mais la manière de décom­po­ser l’action est du même ton­neau sans aucun doute.

    Qu’est-ce que tu as contre le thon ? C’est bon le thon :-)

  • Ah myard, ma mémoire, je don­ne­rais pour­tant ma tête à cou­per (ou autre chose) qu’on a par­lé ici de Krieg­stein ! Mai­souest­ce­que­cé­tai­til­donc ?

  • Un jour j’installerai peut-être un moteur de recherche Google sur ce blog mais les résul­tats sont assez laids et peu pra­tiques à uti­li­ser.

  • J’ai vrai­ment cru à un truc offi­ciel pour vendre des jouets… Avec ces Amé­ri­cains des États-Unis tout est pos­sible…

  • Salut tout le monde,

    Dis donc, ce qu’on entend pas sur ce pauvre Gib­bons, et pas qu’ici !
    Moi je trouve que c’est un des­si­na­teur plus que solide, Li-An parle de ”jeu des acteurs”, moi c’est une des choses que j’apprécie le plus dans Watch­men la qua­li­té d’émotions qu’on lit sur les visages des per­son­nages. Par exemple dans les scènes d’entretien entre Ror­shach et son Psy, je trouve que l’expression du visage de Ror­shach, un peu éteint à une qua­li­té pas si évi­dente à pro­duire pour un des­si­na­teur.

    Quand au New-York pas cré­dible… Je ne sais pas. On le sens quand même pas si mal, ce car­re­four, avec la petite bou­tique de jour­neaux, ou tous les per­son­nages finissent par se croi­ser.

    Le des­sin de Gib­bons a, à mon sens, une autre qua­li­té c’est de fonc­tion­ner, com­ment dire ? Comme un ”des­sin dans le des­sin”, c’est à dire que si on ima­gine une bande des­si­née de super-héros dans le contexte du 1985 uchro­nique de Watch­men, on peut ima­gi­ner qu’elle res­sem­ble­rait plus au des­sin de Gib­bons qu’à un des­si­na­teur avec plus de per­son­na­li­té. De là à dire que Watch­men aurait été aus­si bien des­si­né par Francq, il n’y a qu’un pas que je ne fran­chi­rai sans doute pas !

    Donc je vois presque le des­sin de Gib­bons comme une sorte de mise en abime sup­plé­men­taire.

    Si les tran­si­tions ont pu te paraitre arti­fi­cielles, Li-An, c’est peut-être un peu dû à la qua­li­té de la tra­duc­tion de Pani­ni, sim­ple­ment épou­van­table !

    Der­nier mot sur les cou­leurs.
    C’est bien simple, moi je les adore !
    L’édition Zen­da avait pour elle la tra­duc­tion de Man­chette, mais les cou­leurs… aïe ! Les rouges étaient roses !
    Là, ils ont tout bien remis à l’endroit.
    Fran­che­ment, la cou­leur en BD, ça peut se limi­ter à des jolis camaïeus sur fond mi-teinte, non ?
    Je ne vois pas quel pro­blème posent les cou­leurs de John Hig­gins.
    Le comé­dien, se décou­pant en rouge lorsqu’il passe la fenêtre, c’est quand même puis­sant comme image, non ?

    Allez, je vous laisse,j’ai dejà ait bien trop long ! on par­le­ra des BEAUX des­sins de Camp­bell une autre fois.

    P.S/ pour ceux que ça inter­esse, il y a un très beau/​bon livre de Gib­bons sur son tra­vail, qui s’appelle Wat­ching the Watch­men, dans lequel on découvre un peu les cou­lisses… Les essais de cos­tumes de Ror­shach sont assez mar­rants, on a echap­pé à un cos­tume ”inté­gral” genre spi­der-man noir…

    • Je recon­nais que l’on peut voir le des­sin un peu figé de Gib­bons comme une sorte d’hommage à l’Âge d’Or du comics US. Mais ce n’est pas si évident. Était-ce vrai­ment volon­taire ? :-). D’ailleurs je n’ai pas dit QUE du mal de son des­sin qui se révèle très effi­cace dans beau­coup de scènes (notam­ment les scènes impor­tantes et visuelles). De la même manière, les cou­leurs fonc­tionnent très bien à cer­tains moments. Mais ce n’est pas tou­jours le cas mal­heu­reu­se­ment (mais j’avais peut-être des larmes dans les yeux et je ne m’en ren­dais pas compte :-))
      Par contre je découvre avec hor­reur que je n’ai pas la tra­duc­tion de Man­chette et du coup ça me déprime un peu. Il n’y a pas de pro­blèmes par­ti­cu­liers de tran­si­tion dans cette ver­sion, c’est juste que ça devient un peu trop concep­tuel alors que l’histoire tient très bien sans (mais je peux chan­ger d’avis si je lis une ana­lyse de la chose per­ti­nente à mes yeux).
      Quoiqu’il en soit, mer­ci de ce long com­men­taire :-) Pour un pre­mier, c’est très sym­pa.

  • Re Salut tout le monde,

    Au pas­sage, j’écris pour la pre­mière fois, mais ça fait long­temps que je suis ton blog, Li-An, et j’ai décou­vert grâce à toi Wolf parade, rien que pour ça, gati­tude éter­nelle !

    Pour reve­nir sur Watch­men, his­toire de te prou­ver ma bonne foi, quand j’ai regar­dé la planche que tu as scan­née, je me suis dis que la lumière rose qui tranche sur la porte, en contact direct avec un kaki qua­si­ment de la même valeur, quand même il faut oser…

    Et pour alour­dir la barque de Gib­bons, les cou­leurs sont lar­ge­ment de son fait, puisqu’on voit dans ”Wat­ching the watch­men” ses indi­ca­tions de cou­leurs aux feutres.

    Reve­nons un peu sur la nou­velle tra­duc­tion, puisque je vois que ça inter­esse une per­sonne ou deux, et par­don si j’écris des choses déjà connues de tous.

    Donc, édi­tion Zen­da, cir­ca 1988, assu­rée par JP Man­chette. Raris­sime, quand on y songe qu’un écri­vain de ce talent se penche sur une bande-des­si­née, un peu plus logique quand on sait que der­rière Doug Head­line, direc­teur de col­lec­tion chez Zen­da, se cache le fils de Man­chette, Tris­tan.

    J’ai l’air d’un mono­ma­niaque, avec cette his­toire de tra­duc­tion, mais pas du tout !! C’est juste que j’adore Man­chette, et que Watch­men, croyez-le ou pas est la pre­mière bd que j’ai lue !!

    Quand on lit la tra­duc­tion de Man­chette, il y a un sens du rythme, de la découpe des phrases, qui ”claque”, et dont la nou­velle tra­du­ci­ton est tota­le­ment dépour­vue.

    exemple :

    dia­logue entre Lau­rie et Eddie Blake (Lau­rie raconte la scène au Dr Manat­than, c’est donc aus­si un mono­logue de Lau­rie au Dr Mana­hat­tan.

    ver­sion Man­chette :

    Lau­rie : Plu­tôt deux fois qu’une ! ça oui, je veux ! je veux dire quelle sorte d’homme êtes vous pour avoir à for­cer une femme… l’obliger à avoir des rap­ports contre sa volon­té…

    Blake : une seule fois.

    Lau­rie (off); une seule fois, comme si, tu sais, c’était mieux que deux fois ou cin­quante ! et sa balafre… on aurait dit qu’il rica­nait tout le temps.
    J’avais sept scotches dans le ventre, un dans la main… Je lui ai tout balan­cé.

    (j’espère que ceux qui me lisent peuvent se mettre les images sous les yeux… C’est dans le volume IX, planche 21.

    Tra­duc­tion Pani­ni :

    Lau­rie : Ouais abso­lu­ment sûre ! enfin, quelle nul­li­té faut-il être pour se sen­tir obli­gé de for­cer les filles qui vont font envie ? de leur impo­ser les rap­ports ?

    Blake : Juste une fois !

    Lau­rie : ”Juste une fois!” comme si c’était mieux que deux ou cin­quante ! en plus sa cica­trice … lui don­nait tou­jours l’air de rica­ner…
    j’avais à la main mon hui­tième scotch… ”je l’ai balan­cé”.

    Voi­là, j’espère que l’exemple parle de lui-même !

    Quand à savoir le pour­quoi de ce chan­ge­ment, vu que cette tra­duc­tion de Man­chette est celle que Del­court avait récu­pé­ré, je n’ai aucune info sur le sujet, ni une connais­sance suf­fi­sante des droits édi­to­riaux en ce domaine… Si quelqu’un a une piste ?

  • P.S : j’en remets une couche… ”Com­bien de chefs d’oeuvres de Alan Moore en 46 pgs ?” alors au moins un : The killing Joke, ”Sou­riez” en V.F, bon on dépasse sans doute un peu les 46 pages, mais c’est un ”one shot” dans l’univers de Bat­man.

  • @pierre brrr : ah, je ne le connais pas. Peut-être me fau­dra-t-il essayer… (Wolf Parade ? Ça date en effet. D’ailleurs il me semble qu’ils sortent un nou­vel album sous un autre nom. Il fau­drait deman­der à Oslav :-)).

    Pour ce qui est de la trad de Man­chette on est en effet confron­té à deux pos­si­bi­li­tés :

    • les droits de la tra­duc­tion n’étaient plus dis­po ou trop chers ou je ne sais quoi.
    • ils ont trou­vé que ça datait et ils ont vou­lu rajeu­nir ça. Quoiqu’il en soit, je ne m’étais pas posé la ques­tion puisque la trad de Man­chette avait fait beau­coup pour la pro­mo­tion du bou­quin en France. Un peu dégoû­té je suis.
  • Oui, quelqu’un a dû avoir la lumi­neuse idée de trou­ver la pre­mière tra­duc­tion pous­sié­reuse.
    Ici, on parle de tra­duc­tion mais pour qui a les moyens de lire du Moore en VO ne le regret­te­ra pas. il y a une vraie musique dans ses textes, pas for­cé­ment facile à retrans­crire. J’ai seule­ment lu V for Ven­det­ta et un Top Ten (indis­po­nible en fran­çais) en anglais et, sans tout com­prendre (loin de là) je n’étais pas non plus per­du.

  • Dom­mage que mon anglais ne me per­mette de lire que les notices de jeux en VO… :-) En tous les cas, le fis­ton est content, j’ai pu dégot­ter le tome 1 de Top Ten.

  • Pour l’anglais, faut s’immerger ;)
    Oui, excellent Top Ten. Ajoute 49ers et c’est un chef d’oeuvre. Si elle était sor­tie en car­ton­né (à la Watch­men, etc), cette série serait plus connue. Le der­nier tome sans Moore est pas mal, moins bien, mais très diver­tis­sant.

  • Ça serait inté­res­sant d’avoir un point de vue pani­nesque. Il n’y a pas de jour­na­liste qui traîne par ici ?

  • Les watch­men, je n’ai jamais accro­ché à l’époque cause des cou­leurs criardes, du des­sin pas très ori­gi­nal. Pas mal de monde (scarce, etc) criaient au génie, mais ça res­tait trop dans le car­can du super-héros pour moi.
    Le scé­na­rio était il est vrai nova­teur , le décou­page était excellent , tout comme le sera l’adaptation cine­ma.

    Dans la même veine gra­phique (en bd), sous de très bonnes cou­ver­tures, une tue­rie d’histoire : Prea­cher (1997) de Garth Ennis (scé­na­rio) et Steve Dillon (des­sin). A lire abso­lu­ment, même si on accroche pas au des­sin. C’est déjan­té mais contient un lot de coup de théâtre impres­sion­nant. Le ”Lost” des comics.
    Des per­son­nages hor­ri­pi­lants (un vampire/​ rocker fri­meur par exemple) deviennent super atta­chants après des flash back.

    Je ne suis plus fan de super héros , et pas plus de traits super épais et de décors approxi­ma­tifs, mais cat­wo­man ”le grand bra­quage” est un polar qui se lit très bien, avec des per­son­nages plus proches de ce genre que du super héros.
    http://​www​.sce​nea​rio​.com/​b​d​_​1​3​4​6​_​C​A​T​W​O​M​A​N​.​h​tml

  • Comme je n’aime pas beau­coup Lost – mais j’avoue que j’ai tenu 10 minutes, ce qui était racon­té ne m’intéressait abso­lu­ment pas.

    Mer­ci en tous les cas pour les pistes…

  • héré­tique ! J’ai toutes les sai­sons de LOST en cof­fret DVD (oui ça m’arrive !), je vais te les envoyer… tu vas pas y cou­per…

  • Alors, ça fait quoi de savoir que les scé­na­ristes n’ont pas la moindre idée de ce qui se passe sur cette !?** d’île ?
    Le seul truc qui me tur­lu­pine, c’est de savoir qui est leur coif­feur.

  • Déso­lé d’avoir fait dévier sur LOST. Avec mes com­pa­rai­sons hasar­deuses.…
    Le pire , je n’ai pu suivre cette série, l’ayant pris en cours et en lou­pant des épi­sodes, donc a rien com­pris !. A part qu’il y avait des fla­sh­back /​ coups de théâtre…
    @ Urba­trof : Comme tu t’intéresse aux théo­ries de Scott Mc Cloud, le tra­vail gra­phique sur les visages de Darwyn Cooke (Catwoman/​Le Grand Bra­quage etc) devrait t’interpeller.
    C’est juste au niveau des décors, immeubles, avions, etc que je pose des réserves. (dans /​ Le grand bra­quage…)
    De la sty­li­sa­tion, je veux bien , mais là, des fois, c’est limite fou­tage de gueule (une doc d’avion avant d’en des­sin­ner un, non ?) et fait pas­ser le Gib­bons de watch­men pour un des­si­na­teur de décor ultra maniaque.….

  • Déso­lé de remettre une couche sur la dif­fé­rence de tra­duc­tion entre Pani­ni (par un tra­duc­teur ano­nyme , qui je pense c’est ren­du compte qu’il n’était pas à la hau­teur et a pré­fé­ré faire pro­fil bas) et celle de JP Man­chette .

    Mais c’est le jour et la nuit !

    Des exemples comme celui don­né plus haut , y en a sur toutes les pages !

    La ver­sion Pani­ni est vrai­ment sans saveur (voir pire)!

    Si vous pou­vez lire la ver­sion Zen­da ou Del­court , vous REDÉCOUVRIREZ Watch­men à sa juste valeur .

    • Je vais être encore plus déso­lé parce qu’un connois­seur de la langue anglaise m’a aus­si démon­tré que la culture US de Man­chette n’étais pas tou­jours à la pointe et sa tra­duc­tion dans cer­tains cas approxi­ma­tive voire limite contre­sens – exemples à l’appui. Comme quoi, le monde n’est pas par­fait.

  • Qui dit ”tra­duc­tion” , dit for­ce­ment ”adap­ta­tion” .

    Bien sur , rien ne vaut la VO , et tra­duire , c’est ”tra­hir” un peu le texte ori­gi­nal .

    Un long débat aus­si entre le choix de col­ler mot à mot sur le texte ori­gi­nal , qui donne par­fois une phrase morne en fran­çais et sans saveur ou s’éloigner un peu du texte pour gar­der le sens du fond de la phrase de l’auteur…

    Bref comme dit plus haut , long débat .…

    Mais bon pour le choix de la VF , je pré­fère lar­ge­ment une ver­sion ”approxi­ma­tive” de Man­chette qu’une ver­sion ano­nyme foi­ré voire même ridi­cule dans cer­tain moment. ;)

  • Per­son­nel­le­ment, je ne me rap­pelle plus avoir été gêné par cette tra­duc­tion. Ce qui n’est déjà pas mal :-)

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