Jean-Georges Cornélius illustre Les fleurs du mal

Voilà un peintre/illustrateur français qui est passé sous mes radars. Peut-être parce que son inspiration chrétienne le met à l’écart des chemins artistiques validés, certains diraient « parisiens » mais je ne suis pas de ceux-là, non monsieur ! Jean-Georges Cornélius est né en 1880 à Strasbourg et meurt en Bretagne en 1963. Une monographie consacrée à son oeuvre est publiée en 2009.
L’incroyable Book Graphics présente les illustrations réalisées pour Les fleurs du mal de Charles Baudelaire dont le trait n’est pas sans m’évoquer le travail de Poïvet ou de Masse.

jean-georges-cornelius-fleurs_02-site

jean-georges-cornelius-fleurs_06-site

jean-georges-cornelius-fleurs_08-site




  • Auteur de BD et bavard impénitent | Contact | Bio/Biblio | Dernier album: La revanche du grand singe blanc (Vents d'Ouest - 2013).

    8 commentaires

    • Répondre mars 6, 2013

      julien

      Splendide.Et comme tu as tout dit…

      • Répondre mars 6, 2013

        Li-An

        @julien: quelque fois, je suis trop fort.

    • Répondre mars 6, 2013

      Tororo

      Inspiration chrétienne ou pas, il y a quelque chose de convulsif, de grotesque dans les poses contournées et les visages crispés qu’il affectionne… ça va parfois jusqu’à rappeler ce Raphaël Freida dont tu nous avais parlé l’an dernier. Et à d’autres moments, bien sûr, Gus Bofa.

      • Répondre mars 7, 2013

        Li-An

        @Tororo: j’ai un peu de mal à voir du Bofa là dedans. Je ne le vois pas dans la convulsion, plutôt dans le granitique, un trait épais et dur.

        • Répondre mars 7, 2013

          Tororo

          @Li-An: Ma foi, Bofa, je le retrouve un peu dans le visage aux yeux écarquillés du personnage du haut, dans la première illustration: même type de visages émaciés à l’expression tendue, sur le site donné en lien…… et dans le cerné nerveux de ses illustrations de scènes de l’évangile (on en retrouve pas mal avec Google images, avec le même trait épais: du crayon lithographique, je suppose?). Ses personnages donnent l’impression d’avoir été fortement secoués (comme ceux de Bofa) puis cloués contre un mur (la touche perso ^___^).

          • Répondre mars 7, 2013

            Li-An

            @Tororo: éh bien, ça c’est de l’image qui secoue!

    • Répondre mars 7, 2013

      julien

      Blutch l’a peut être lu-vu-aimé si l’on songe à son superbe PEPLUM.Mais les liens,les influences s’entremêlent,et on finirait par réunir tout le monde…

      • Répondre mars 7, 2013

        Li-An

        @julien: oui, les influences se croisent et Blutch ne peut pas avoir tout lu.

    Laisser une réponse

    veranda-stephenville