
Les réseaux sociaux sont un excellent moyen de faire la promotion de son travail lorsque l’on est dessinateur et j’imagine que mes lecteurs qui les fréquentent font comme moi, ils entassent des artistes qu’ils aiment bien et scrollent. Le problème que je rencontre, c’est qu’il est évident que la plupart maîtrisent l’utilisation desdits réseaux et optimisent leurs publications. Posts quotidiens quitte à se répéter, vente d’objets ou de cours, extraits d’image, un plan de promotion huilé qui a un désagrément en ce qui me concerne : je m’ennuie vite.
Frappage de rétine
Là où j’espère des images géniales et inédites, je suis servi en réchauffé et en rameutage putassier de produit dérivé. Du coup, l’inattendu et la fraîcheur provient quelque fois d’amateurs passionnés qui parviennent à faire jaillir la petite étincelle de la création pure.
Tomi Froke ne dévoile pas grand chose de lui. Il se déclare trentenaire, père de deux enfants, breton et dessinateur amateur. Ses inspirations sont visiblement à chercher du côté du franco-belge (Morris, Franquin, Giraud ?), mais il y a un trait sombre au pinceau qui me rappelle aussi le Dan Jippes dans ses débuts. Il dessine des persos, des bouts de case, il y a du western, de l’animalier, on voit que c’est pour s’amuser, mais à chaque fois, je suis cueilli et je me fais mon cinéma, j’imagine deviner la suite… Et ça me rappelle tellement ma jeunesse, quand je faisais exactement la même chose dans mon coin !






Retrouvez les images de Tomi Froke sur son Instagram : https://www.instagram.com/tomi_froke







Ça bouge bien, en effet ! Voilà un breton qui mériterait d’être belge, caramba !
C’est vrai qu’il y a une qualité belge.
Bien sûr que c’est pétri d’influences, de lectures avides exclusives de bandes dessinées…(le dernier semble être un croquis de Franquin pour épauler son copain Peyo avec des morceaux de ch’vaux de Lambil dedans. Du pur Marc Hardy des premières années Arkel !)
L’enthousiasme, la dynamique de ses travaux nous donnent la pêche,et ça c’est un sacré bon point !
(Et,peut-être que notre vieux fond volontiers nostalgique nous donne parfois des envies de brave-bonne‑b.d.-Belge !?)
Ah ben, il y a plusieurs adresses mail :-)
Ah,comme ça n’avait pas fonctionné, j’avais réactivé l’ancienne adresse…
Quel pollueur je fais…
J’en profite,tiens, pour ajouter combien la joie, l’excitation de l’auteur se ressent et passe terriblement bien…on le ”voit” sourire et yeux rieurs en train de s’acharner sur le papier,avec urgence…
Il y a un côté gratouillis très réjouissant en effet.
Bien sûr que c’est pétri d’influences, de lectures avides exclusives de bandes dessinées…(le dernier semble être un croquis de Franquin pour épauler son copain Peyo avec des morceaux de ch’vaux de Lambil dedans. Du pur Marc Hardy des premières années Arkel !)
L’enthousiasme, la dynamique de ses travaux nous donnent la pêche,et ça c’est un sacré bon point !
(Et,peut-être que notre vieux fond volontiers nostalgique nous donne parfois des envies de goûter à cette brave-bonne‑b.d.-Belge !?)
Ah oui, la nostalgie joue à fond. Mais ce n’est pas non plus du pur franco-belge.
Il y a même quelques poils de René Hausmann, il me semble.
Quel dessin emballant ! Il y a dans le trait une joie et un plaisir de dessiner contagieux. Quel beau western il pourrait faire.…
Pour l’instant, ce ne sont que des dessins plaisirs. Il n’est pas encore arrivé à la planche :-)