Séries de l’été 2020 (II)

Ahhh, on crève de chaud, ça donne envie d’une petite glace et de glander devant la télé… Regar­der une série par exemple.

Masters of Sex de Michelle Ashford (saison 1)

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Voilà une série qui devrait être diffu­sée au collège (disons en troisième, l’année de l’éducation sexuelle). Le Dr William Masters (Michael Sheen) est le meilleur gynéco­logue des USA mais sa vraie ambition c’est d’étudier la sexua­li­té humaine de manière scien­ti­fique. Un sujet d’étude qui ne plaît pas dans le Missou­ri de la fin des années 1950. Il va trouver un soutien efficace de la part de sa secré­taire Virgi­nia Johnson (Lizzy Caplan), bien plus à l’aise avec son corps et les gens que Masters quelque peu coincé. Mais étudier le désir et le coït ne va pas sans risque sentimental.

Franche­ment, vous regar­dez ça avec votre chérie/​chéri et je serai bien étonné que vous ne vous décou­vriez pas quelques clichés sur votre relation sexuelle (et le moyen d’y remédier). Ce côté frontal (et scien­ti­fique) d’aborder le sujet est vraiment très rafraî­chis­sant et Caplan est délicieuse. Mais petit à petit, je me suis désin­té­res­sé. Même si les sujets méritent le détour, la série a un côté soap d’hôpital qui m’a lassé. Et la saison 2 où j’ai eu du mal à recon­naître Virgi­nia Johnson (elle a super maigri, changé de maquillage et aborde une mèche que l’on a envie de couper) m’a défini­ti­ve­ment douché.

Modern Love de John Carney

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Voilà une série qui ne va pas plaire aux amateurs de Fast & Furious. Inspi­ré de faits réels, elle raconte en huit épisodes courts huit histoires de rencontres new-yorkaises. Une jeune fille céliba­taire qui développe une relation d’amitié avec son portier, une adoption par un couple gay, une histoire d’amour tardive… Le casting est étince­lant, c’est super­be­ment filmé dans un New York allenien et j’y ai pris beaucoup de plaisir. Ça risque quand même d’être un peu rose bonbon pour certains. À remar­quer que quasi­ment tous les couples présen­tés sont mixtes, ce qui est évidem­ment très agréable de mon point de vue. J’ai longtemps été agacé par la vision hyper commu­nau­taire propa­gé par les séries étatsu­niennes où, si les commis­sa­riats proposent un catalogue complet de toutes les minori­tés ethniques, ces dernières avaient tendance à rester entre soi dès qu’il s’agissait de se marier.

Homecoming de Sam Esmail, Eli Horowitz, et Micah Bloomberg (saisons 1 & 2)

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Termi­nons avec la série produite par Julia Roberts. Direc­trice d’un centre médical desti­né à aider les vétérans trauma­ti­sés, Heidi Bergman (Julia Roberts) commence à avoir des gros doutes sur le traite­ment médical qui doit aider les anciens soldats à évacuer les souve­nirs trauma­ti­sants quand elle se rend compte que le patient Walter Cruz (Stephan James) en perd sa person­na­li­té fort attachante.

L’intrigue en elle-même n’est pas révolu­tion­naire et la quali­té de la série repose sur les person­nages (Bergman est parta­gée entre son désir de réussir dans ce job de la dernière chance et son honnê­te­té compas­sion­nelle) et une forme très sophis­ti­quée. On suit en effet deux actions dans deux tempo­ra­li­tés diffé­rentes : un petit enquê­teur de l’administration des Armées (Shea Whigham) essaie de comprendre ce qui s’est passé quelques années aupara­vant dans ce fameux centre et rencontre une Bergman devenue simple serveuse et qui ne semble avoir aucun souve­nir de cette époque. Les deux périodes sont filmées de manières complè­te­ment diffé­rentes et la bande son qui utilise des extraits de chanson est parti­cu­liè­re­ment travaillée.

J’ai débuté la saison 2 et j’ai été épaté par le travail scéna­ris­tique qui change totale­ment la perspec­tive de ce que l’on avait vu dans la saison 1. La forme est moins sophis­ti­quée au premier abord mais je la trouve en fait plus subtile (mais y’a plus les extraits de chanson).

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