Heinrich Kley (2)

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disco fever

là-haut dans la montagne

Comme les §%!!** de chez Télérama l’ignorent, je rap­pelle que la fameuse séance de bal hippopotamesco/crocodilesque de Fantasia est ins­pi­rée en grande par­tie par les des­sins de Kley (de München, Allemagne).

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21 commentaires

  • ces des­sins sont assez fabu­leux je trouve !

    Preston Blair reprend toute la séquence du bal­let de fan­ta­sia dans son bou­quin “l’animation sans peine”

  • Il y a deux bou­quins sur les cro­quis de Kley parus chez Dover. Plus qu’un de dis­po­nible à un prix très cor­rect.

  • J’ai décou­vert ce des­si­na­teur à l’occasion de l’expo Disney au Grand Palais. Ses des­sins sont sim­ple­ment pro­di­gieux. C’est du Buzzelli avant la lettre !

  • Ah, contrai­re­ment à Télérama, l’expo rend hom­mage au des­si­na­teur. C’est plu­tôt une bonne nou­velle. On peut pro­ba­ble­ment le rat­ta­cher à Buzzelli dans le trait et dans une cer­taine influence anti­clé­ri­cale mais alors que Buzzelli est un artiste qui tra­vaille sur l’angoisse, il y a de la légè­re­té et des sou­rires dans celui de Kley. Quoiqu’il en soit, la com­pa­rai­son est inté­res­sante.

  • Bon déjà, je vais remer­cier Séverine pour ses nom­breux com­men­taires entou­hiastes :-) Que tu ne connaisses pas Kley n’est pas éton­nant, je l’ai décou­vert moi-même très tard. Quoiqu’il en soit, je suis ravi que tu découvres des choses sur ce blog, c’est une des rai­sons pour les­quelles je l’ai créé :-))

  • Ah ça le blog de Li-An…
    On y découvre plein de chose et dans une ambiance magni­fique,
    mer­ci le maître de mai­son.

    Syl, un voi­sin qui toque

  • »On peut pro­ba­ble­ment le rat­ta­cher à Buzzelli dans le trait et dans une cer­taine influence anti­clé­ri­cale mais alors que Buzzelli est un artiste qui tra­vaille sur l’angoisse, il y a de la légè­re­té et des sou­rires dans celui de Kley. Quoiqu’il en soit, la com­pa­rai­son est inté­res­sante.

    Merci (c:

    En fait j’ai opé­ré ce rap­pro­che­ment après avoir relu la Révolte des Ratés, en retrou­vant à la fois cet uni­vers pseudo-mythologique et ce goût du gro­tesque. Quant au des­sins anti­clé­ri­caux de Buzzelli je les ai décou­vert à Bruxelles dans une expo du CBBD, -lieu minable et pous­sié­reux. Je me sou­viens qu’il ya avait là notament un des­sin au lavis, pas piqué des vers, qui met­tait en scène Jean-Paul II.

    Cependant, le des­sin de Kley est mani­fes­te­ment plus ful­gu­rant. Bien des exemple ici:

    http://www.coconino-world.com/si...

  • Les des­sins de Kley mon­trés ici sont des cro­quis sans pré­pa­ra­tion. Pour vous dire le talent du mon­sieur… Kley par­tage sans conteste le goût du gro­tesque de Buzzelli. Bizarrement, j’ai tou­jours asso­cié Buzzelli à Goya dans ce qu’il a de plus sombre et j’ai ima­gi­né que le pre­mier était espa­gnol mais j’ai subi­te­ment un doute…

  • Donc il est ita­lien :-)) Mais je m’en rends compte que main­te­nant. Intéressant cette his­toire de trait: les des­sins publiés par Dover sont cen­sés être tirés des car­nets de cro­quis. Il a fait d’autres tra­vaux plus éla­bo­rés (à l’aquarelle notam­ment, on peut en voir un exemple là li.an.free.fr/blog/index.… Le livre rouge est dif­fi­cile à trou­ver.
    Linesandcolo.com fait un article sur lui http://www.linesandcolors.com/20... grands esprits se ren­contrent) et Charley Parker dit qu’il est trou­vable chez les bou­quistes.

  • Buzzelli, Espagnol ? E per­ico­lo­so sba­gliar­si (c:

    Sinon j’ai aus­si été bluf­fé par la spon­ta­néi­té du trait de Kley et j’ai scru­té, autant que je le pou­vais, les oeuvres en expo­si­tion. J’y ai déce­lé mal­gré tout les traces de cro­quis pré­pa­ra­toires (oh si peu !).

    Je viens de pas­ser com­mande du bou­quin Dover (cou­ver­ture jaune) sur Amazon. Et j’ai hâte de le rece­voir. Peut-on encore dégo­ter l’autre (cou­ver­ture rouge) ?

  • C’est Wolinski qui a fait connaître Buzzelli en France à tra­vers la revue Charlie Mensuel dont il fut l’inspiré rédac­teur en chef pen­dant près de dix ans. Dans ses édi­tos W. racon­tait com­ment il allait s’approvisionner en Italie auprès de l’artiste lui-même. Je crois que tous deux étaient deve­nus amis. La pre­mière his­toire de Buzzelli qu’il m’ait été don­né de lire était Le Métier de Mario, récit des déboirs d’un “gigo­lo” conduit à la mort par l’amour dévo­rant que lui voue ses clientes, entre­cou­pé de visions oni­riques dignes d’un Lynch ! Pour nous avoir don­né ça à lire, Wolinski mérite, rien que pour ça, le vieux Wolinski, même un peu ridi­cule après qu’il s’est taillé une rosette dans son dra­peau, mérite son titre dcer­né à Augoulême (et puis il a créé Paulette).

  • Ah ben, zut, il va me fal­loir dire du bien de Wolinski ?? Si j’avais su… En tous les cas, voi­là des anec­dotes que je pour­rai repla­cer sans pro­blème :-)

  • Mais oui ! Wolinski a été des pre­miers à publier en France: Harvey Kurtzman, Munoz & Sampayo, J. Swarte, Régis Franc, Fmurr, Tardi (la Bascule à Charlot), Jano et Tramber… sans comp­ter la réédi­tion des Classiques Peanuts, Popeye, Krazy Kat, Lil’ Abner. Une oeuvre de décou­vreur à recon­si­dé­rer !

  • Je suis quand même éton­né de ne pas être tom­bé là-dessus plus tôt. J’ai pour­tant lu pas mal d’Echos de l’époque.

  • Charlie Mensuel était à l’origine l’adaptation fran­çaise de la revue ita­lienne Linus dont elle repre­nait jusqu’à la typo­gra­phie et la réfé­rence aux Peanuts.

    En plus des bandes qu’on y pré­sen­tait, la revue brillait par la qua­li­té de son rédac­tion­nel, riche et varié: les chro­niques de Frémion sur l’histoire de la bande des­si­née, celles de J.-M. de Busscher sur l’architecture, celle de Manchette sur le polar, le dico SF d’Andrevon … Sans oublier le “Du côté des esthètes” de Willem ! Cette revue super­be­ment maquet­tée et impri­mée a été la meilleure des années 70 par son ouver­ture et cet équi­libre savant chaque mois renou­ve­lé entre créa­tion pas­sée et pré­sente, texte et des­sin. On trouve sans dif­fi­cul­té, les numé­ros pos­té­rieurs au n°70 pour un euro cin­quante chez les bou­qui­nistes. Les numé­ros plus anciens sont mal­heu­reu­se­ment moins faciles à dégo­ter.

    Bravo pour ce blog qui lui aus­si, fait la part belle à la décou­verte (je ne connais­sais pas ce Russell Patterson !) et où j’ai jus­te­ment atter­ri au détour d’une recherche d’image sur Kley. Mais … ce n’est plus un blog, c’est un salon (c:

  • En effet, c’est un salon qui se veut plein de sur­prises. J’avoue que je suis plus “Métal Hurlant” mais je vais essayer de relire de vieux Charlie pour voir si j’accroche au ton. En tous les cas, bra­vo pour cette défense pas­sion­née :-)

  • Pauvre Syl, vic­time de mon man­geur de spams… (ne vous éton­nez pas si votre com­men­taire ne veut pas sortir…il faut bien fil­trer un peu).

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