Yunge illustre violemment le Roi Lear

John Yunge-Bate­man (1897–1971) est un illus­tra­teur bri­tan­nique res­sor­ti de son tom­beau par John Coul­thart à l’occasion de la mise en vente sur iBeille d’une ver­sion illus­trée du Roi Lear réa­li­sée en 1930.
Yunge-Bate­man – qui signait à l’époque Yunge – était visi­ble­ment for­te­ment ins­pi­ré par le gro­tesque-gothique de Har­ry Clarke, ce qui nous donne à admi­rer des images très ten­dan­cieuses d’un point de vue sexuel avec des per­son­nages qui roulent des yeux atro­ce­ment. C’est éton­nant et, autant vous pré­ve­nir tout de suite, Yunge n’a pas conti­nué dans cette voie là et il est un peu com­pli­qué de trou­ver des exemples de son tra­vail.

Quoiqu’il en soit, ce sont les scans tou­jours impec­cables de Book Gra­phics que je vous pro­pose aujourd’hui.

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6 commentaires

  • De très grande classe,une ligne superbe,délicate;Il a du être nour­ri de cette école,celle de ses jeunes années,et n’a pu y échapper?Peut être aurait il désa­voué ses influences ?

    • Aubrey Beard­sley étant le père de tous ces gra­phistes à la ligne super claire bri­tan­niques – et hors de la Grande Bre­ton­ne­rie – c’est tout à fait évident. Mais d’un autre côté, c’est aus­si déjà éloi­gné de Beard­sley d’une cer­taine manière.

  • Beard­sley était même cité comme une des influences gra­phiques de Hugo Pratt à l’expo à Angou­lême. Je ne sais pas si c’est Pratt qui le dit ?

    • Je n’ai pas lu une tonne de bou­quins sur Pratt mais je ne pas lu ça. C’est pos­sible dans l’histoire du trait sim­pli­fié. Il fau­drait deman­der à un vrai fan qui a tout lu.

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