Roy Rob, une histoire soviétique afro-américaine pour les enfants

En 1952 sort ce Boy Rob signé A.Kardashova et dessins N.Tseytlina qui met en scène un petit afro-améri­cain dans une grande ville états-unienne. Ce n’est pas la première fois que je croise un livre sovié­tique jeunesse consa­cré aux gens de couleurs vivants aux USA. J’imagine que c’était un moyen d’expliquer que l’Ouest avait son lot de misère et n’était pas un pays de cow-boys jovials et d’Indiens à dégom­mer. Évidem­ment, c’est très paradoxal parce qu’à ma connais­sance, il n’existe à l’époque aucun livre pour enfant états-unien grand public montrant les condi­tions de vie de la minori­té de couleur.
J’imagine que l’histoire et les décors doivent être assez approxi­ma­tifs mais compa­ré à la vision des États-Unis de la période dans les BD franco-belges, ça tient plutôt bien la route.

Et je montre ici les images parce que le travail de Tseyli­na (que je vais imagi­ner russe avant d’être corri­gé) en noir et blanc est très sensible.

.kardashova-boy-rob-tseytlina-33

.kardashova-boy-rob-tseytlina-29

.kardashova-boy-rob-tseytlina-28

.kardashova-boy-rob-tseytlina-22

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, infor­mez-moi en sélec­tion­nant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

6 commentaires

    • C’est vrai qu’il y a une quali­té d’émotion que l’on retrouve souvent chez les illus­tra­teurs sovié­tiques de l’époque.

  • Il y a un livre améri­cain sur les noirs dans les années 50 : Ne Tirez pas sur l’Oiseau Moqueur. Tu me diras que c’est pas un livre pour enfants, mais en fait si, il est au programme de quasi toutes les écoles là-bas. Tu peux dire aussi que c’est pas un livre illus­tré et tu auras raison. Tu diras encore (c’est bien, je fais toute la conver­sa­tion) que c’est un peu l’arbre qui cache la forêt et c’est pas faux non plus, même si d’autres auteurs (McCul­lers, Capote…) évoquaient égale­ment ces sujets.

    • C’est vrai — et un excellent film d’ailleurs. Mais n’était pas desti­né au grand public enfan­tin même s’il est devenu un classique US. C’est très diffé­rent de l’approche de ces bouquins jeunesse sovié­tiques avec comme person­nages princi­paux des gens de couleur (dans Ne tirez pas…, ce sont les Blancs les person­nages princi­paux).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *