Mystery Leagues Plus

Mystery Leagues Plus est une petite col­lec­tion anglaise de romans poli­ciers des années 30. Les cou­ver­tures créées par Arthur & Gene Hawkins (mais pas en même temps) sont d’une sobrié­té et d’une élé­gance rare que l’on aime­rait revoir un peu par chez nous.

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12 commentaires

  • Assez éton­nant. C’est qua­si­ment du tra­vail d’affichiste. On pense aus­si au Bauhaus, à la gra­vure sur bois, à Folon, tout ça dans la…foulée. Plus des lettres un peu pop art des 60. C’est net, c’est franc, mas­sif, beau quoi. Enfin c’est qu’est-ce que je pense.

  • Oui, c’est car­ré­ment de l’affiche. En far­fouillant sur le Flickr du bon­homme, on trouve d’autres cou­ver­tures de romans poli­ciers dans le même genre qui devait être assez à la mode à l’époque.

  • C’est triste à dire mais on peut trou­ver ce meme impact,cette force dans nombre d’affiches de pro­pa­gande de années 30/40;c’est assez logique du reste,que cer­tains artistes aient été choi­si en vue de “séduire”(et là on pour­rait dévier sur les auteurs bd qui ont for­mé un petit groupe pour un jour­nal approu­vé par le nazisme:Ils étaient talen­tueux et c’était -bien qu’exempt de propagande-aussi et beau­coup de la collaboration)…Sinon,l’oeuvre des HAWKINS est-elle l’illustration d’un mouvement,d’une école?Je pense à Marcel Gromaire,par exemple…
    “il faut se laver les mains”:Trés trés drole.

  • @julien : d’un autre côté, il n’y a pas de rai­son objec­tive pour qu’un artiste qui ait des idées poli­tiques pour­ries soit obli­ga­toi­re­ment un mau­vais artiste. Je n’aime pas l’idée contem­po­raine que l’on se fait de l’artiste qui aurait obli­ga­toi­re­ment rai­son, qui serait capable de faire les bons choix à chaque moment… Une espèce de sage pro­phé­tique.
    Je pense que leur tra­vail est issu en effet du moder­nisme, futu­risme et autres -ismes de l’époque. On voit bien qu’Hergé tra­vaillait dans cette même optique.

    @Hobopok : sim­pli­ci­té et élé­gance tra­ver­se­ront les âges en rica­nant.

  • LI AN:Ah,mais justement,j’excluais de mon pro­pos les “cari­ca­tures” outran­cières et/ou antisémites,et je visais des pro­pos plus “neutres”(mais dont l’existence-bd,affiches…-est déjà en soit un enga­ge­ment sinistre).Et je ne suis pas cer­tain de leurs idées abjectes ancrées en eux(cela me parait pire encore:)mais d’un oppor­tu­nisme abso­lu et…Décomplexé.
    Je remarque aus­si com­bien le roman policier,avant l’emploi de la pho­to que ché­ris­sait un Simenon par exemple,fut un nid remar­quable de ces talents là,parfois trés nova­teurs comme tu le montres ici.

  • Moi non plus, je ne pen­sais pas à la cari­ca­ture enga­gée :-). Mais je le répète, je ne crois pas trop à l’omniscience de l’Artiste.
    Le déca­lage de ces images vient aus­si du fait que l’on asso­cie main­te­nant ce genre d’histoires avec un décor très daté, Hercule Poirot, etc… alors que ces gens pré­sentent ça comme quelque chose de moderne (ce qui était le cas d’ailleurs). On retrouve la même chose avec l’édition SF qui était capable de recherche et d’innovation et qui retourne vers quelque chose de plus clas­sique (voire pom­pier quelque fois). J’aime bien aus­si cette approche figu­ra­tive mais la SF peut se per­mettre de la moder­ni­té visuelle.

  • Je croyais que tu par­lais du gra­phisme, Totoche… Euh, en fait, je suis per­du. À quoi fait réfé­rence, ce “cf” ?

  • Aux grands artistes qui n’ont pas for­cé­ment été aus­si ins­pi­rés en poli­tique. (les Nazis étaient plu­tôt sym­pa­thiques aux yeux d’Emil Nolde. Heureusement pour lui, ce n’était pas réci­proque.)

  • Sur un autre cha­pitre, être artiste à l’époque, dans le Reich, ne devait pas for­cé­ment être une évi­dence non plus… Il y aurait matière à dis­cu­ter.

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