Magnus (Glittering Images)

Magnus (1939 – 1996) est curieu­se­ment en train de rede­ve­nir à la mode avec la réédi­tion de Nécron, fan­tai­sie érotico/gore, chez Cornélius (j’ai cru être tom­bé dans une autre dimen­sion en le décou­vrant offert en cadeau par les Inrock). Son des­sin, très propre, a été lar­ge­ment ins­pi­ré par le trait de Alex Raymond pour Flash Gordon mais c’est son ins­pi­ra­tion, mar­quée par l’érotisme et le macabre dès ses pre­mières publi­ca­tions, qui en font un auteur remar­quable.
Le recueil pré­sen­té ici a été publié en 1997, ana­lyse son tra­vail (tra­duc­tion en fran­çais épou­van­table) et reprend moults inédits et illus­tra­tions rares.
De haut en bas : 1.illustrations pour le roman “Sarti Antonio e il mala­to imma­gi­na­rio” de Loraiano Macchiavelli 2.recherches pour des cou­ver­tures de “Necron” 3.illustration Milady 3000.

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SF for ever

Maintenant, il reste à Cornélius à repu­blier le chef d’oeuvre éro­tique de Magnus, Les 110 pilules (ce qui a été fait par Delcourt depuis ce billet).

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10 commentaires

  • A ne pas mettre entre toutes les mains, si je puis dire ;o)
    Trés beau style.
    Milady 3000 avait fait les beaux jours de Métal Hurlant

  • En effet, le côté fran­che­ment por­no­gra­phique de son tra­vail est impres­sion­nant (je ne sais pas si c’est le mot juste :-)).

  • J’comprenais pas la réfé­rence à Raymond mais en voyant la der­nière illus’ effectiv’ment…
    J’ai tou­jours grave kif­fé (je pré­cise que je n’utilise pas cette ter­mi­no­lo­gie pour m’la jouer ou faire d’jeun’s, ou pour me moquer, mais parce que j’ai tou­jours fonc­tion­né en inté­grant à ma façon d’parler les tour­nures qui m’plaisaient bien, qui m’semblaient effi­caces et adé­quates quelqu’en soit le registre) son style, depuis ma pré-adolescence où je l’avais décou­vert dans les pockets et avec une bande nom­mée “Alan Ford” si je n’m’abuse. Juste pour dire qu’c’est pas uni­que­ment sa pro­duc­tion éro­tique qui m’a atti­ré chez cet auteur. J’ai tou­jours été baba devant le lêché du des­sin, le ren­du des noirs ain­si que devant la pro­duc­tion quan­ti­ta­ti­ve­ment impor­tante de des­sins aus­si soi­gnés (j’précise que sauf excep­tions les des­sins chia­dés sont pas ceux qui m’plaisent le plus).
    Son uni­vers doux-dingue, bar­ré et série Z ajoute par ailleurs à son charme.
    Pour finir (fai­néant que je suis) n’a-t-il pas tra­vaillé sur “Diabolik” ou j’me plante com­plè­te­ment ?

  • Magnus était un peu pesant à ses début (Alan Ford jus­te­ment) avec un trait très sou­li­gné mais il s’est déga­gé de ce for­ma­lisme pour aller vers une élé­gance qui sem­blait per­due. Quant aux taches :-)

  • En fait, en r’voyant les des­sins je com­prends ce qui me plai­sait BIEN QU’ILS SOIENT LECHES : c’est le fait que mal­gré tout ils gar­daient un cachet artis­tique alors que bien sou­vent (dans mon esprit ?) les des­sins chia­dés étaient beso­gneux voire abou­tis­saient inévi­ta­ble­ment à du lourd, du trop, du chiant. Là il y mal­gré (en plus) du soin de l’énergie et de l’esthétique.

  • C’est vrai aus­si qu’ses ouvrages por­nos dans le bon sens (=assu­mé et “sain”) du terme étaient SACREMENT BANDANTS pour un ado.
    ‘y avait des situa­tions qui par­laient à mes pul­sions les plus basiques habitées(sic) par un gra­phisme (d’habitude (resic) j’aime pas ce terme que (…) j’trouv’ gal­vau­dé et pédant) qui satis­fai­sait plei­ne­ment mon sens artis­tique. Le pied.
    Attention texte déviant suit…
    Les Magnus avaient des taches sus­pectes comme les brû­lures sur les couv’ de Bodé…

  • C’est jus­te­ment la pro­pre­té du des­sin de Magnus qui confine à la per­ver­si­té.
    Une per­ver­si­té qui ne vous quitte plus. Quand, comme moi, on a com­men­cé par les 110 pilules, dif­fi­cile de ne pas s’attendre à voir sur­gir, au détour d’une case de n’importe lequel des ouvrages du maître, même le plus prude, un énorme gour­din tur­ges­cent ou une croupe lai­teuse, une chatte brû­lante, euh, une langue avide… Euh, hum, il vaut mieux que je m’arrête.

    • Ben après ça, je ne vois pas trop ce qu’on l’on pour­rait voir de plus (à si, des tétons ten­dus). Il y a un recueil de nou­velles éro­tiques inédites en France de Magnus qui viennent d’être publiées par Delcourt. Il faut que j’achète ça.

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