Entre deux ( Vincent Perriot – Les éditions de la Cerise )


Voilà enfin le recueil d’illustrations de Vincent Perriot dont vous avez eu l’avant-première sur ce même blog (|ici|). Autant dire que je suis épa­té. Et je suis dif­fi­cile à épa­ter. Appollo, par exemple, me refile des albums avec des tré­mo­los dans la voie et des “le des­sin est génial, tu ne trouves pas” mais moi, il m’en faut plus pour me mettre sur les fesses. Là, je suis un peu sur le cul. Avec un trait relâ­ché qui fait évi­dem­ment pen­ser au meilleur de la “nou­velle école fran­çaise”, il réa­lise une espèce de road movie silen­cieuse aux images toutes inté­res­santes. Et c’est dif­fi­cile de faire des images inté­res­santes, qui accrochent l’oeil, qui sous-entendent quelque chose à l’extrême limite de la conscience visuelle. Ces der­niers temps, j’ai eu à subir l’étonnement stu­pé­fait d’amateurs BD face à mon manque de super­la­tifs pour les tra­vaux de des­si­na­teurs comme Guardino (c’est juste un exemple, il y en a plein d’autres chez Delcourt ou Soleil ou ailleurs). Ce sont des artistes très doués tech­ni­que­ment, avec une vraie maes­tria, mais dont le tra­vail ne m’intrigue pas. J’ai l’impression de ne rien avoir à décryp­ter, que ce qui est des­si­né ne trans­cende pas le sujet ou la réa­li­sa­tion. Et Vincent Perriot y arrive magni­fi­que­ment. Un des bou­quins les plus pas­sion­nants, les plus moti­vants que j’ai vu depuis long­temps.
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Vu le concept de l’album (de grandes illus­tra­tions muettes pleine planche en face d’un cul de lampe), je ne mets pas plus de choses. À noter que le livre est très bien dis­tri­bué et qu’il est publié par les édi­tions de la Cerise dont j’ai déjà par­lé ||.

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16 commentaires

  • Diantre… Ce post élo­gieux et argu­men­té m’intrigue. Je vais regar­der cet ouvrage de près. Il est vrai que, en cli­quant “ici”, j’avais sou­ve­nance de ces images…
    Oui, …
    Il y a un truc.
    Thanks.

  • Ah ben ça sort comme ça veut ces billets ?!?
    Celui-là était pré­vu pour demain… Bon, tant pis (pen­dant que les résul­tats de l’élection tombent).

  • “Je net­toyais mon post et le coup est par­ti tout seul?!”
    pour­rait être une expli­ca­tion à ce départ intem­pes­tif de post.
    Mais pour un auteur -entre autre- de science fic­tion, il est nor­mal d’avoir quelque influence sur LE TEMPS…
    Un jour d’avance, au moins, sur nous, pauvres mor­tels.

  • Du Edward Gorey ? J’avoue que je n’y aurai pas pen­sé. Il y a quand même une approche très dif­fé­rente (Gorey a un des­sin “théa­tral” alors que Perriot tra­vaille sur des pers­pec­tives faus­sées).

    à Doc: tu peux, tu peux…

  • bon­jour
    j’ai été assez éton­né par le gra­phisme de vincent car quand je l’ai connu il publiait a fluide gla­cial et le gra­phisme était assez dif­fé­rent.
    pour­rait t on me don­ner une adresse mail (ou autre)ou je peux le joindre, on était dans le meme lycée et je l’ai per­du de vue. j’aimerai bien lui faire signer mon exem­plaire d’entre deux.
    mer­ci

  • 3 ans aprés sa paru­tion, ce livre n’a rien per­du de sa force, et peu de choses aus­si inter­es­santes à se mettre sous la dent depuis sa sortie.Sans faire réfé­rence à Gorey , c’est plu­tôt du coté de Bofa qu’il fau­drait se tour­ner, ses albums comme “la sym­pho­nie de la peur” ou “Malaises” “La croi­sière incer­taine” sont des romans gra­phiques muets et “Entre deux” reste à clas­ser (mais faut il tout clas­ser) dans cette famille.On attend la suite.…

    • Je ne sais pas si je le clas­se­rai avec Bofa. C’est autre chose :-). Quant aux albums vrai­ment inté­res­sants, ils sont peu nom­breux, Dieu soit loué dirait mon ban­quier.

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