Dubout illustre Don Quichotte

J’avoue que je ne m’intéresse pas assez à Dubout. Dans ma jeu­nesse, quand j’ai com­men­cé à m’intéresser au des­sin, je l’associais aux recueils de cou­ver­ture noire qui trai­taient des fonc­tion­naires, des chan­sons à boire etc… Des réfé­rences vieillottes qui ne me pas­sion­naient guère. Et puis j’ai décou­vert ses affiches de ciné­ma et sur­tout l’admiration que Franquin lui por­tait. Si j’avais encore des doutes, cette mise en image de l’oeuvre de Cervantès m’aurait défi­ni­ti­ve­ment convain­cue.

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27 commentaires

  • C’est étrange,je trouve désor­mais à DUBOUT des accents italiens;on y trouve cette m^me désinvolture,l’outrance,l’humour fin,un vrai fond et une ron­deur qui mas­que­rait presque le génie de sa composition,trés pensée.Dubout est aus­su l’auteur d’un trés ins­pi­ré et fort beau “LA RUE SANS LOI”:Une bande des­si­née sous la forme d’un strip;suite de “tableaux”,muette,illustrant un film et un scé­na­rio de Claude Dolbert(1951–52).Une quin­zaine de bandes hori­zon­tales.

  • Très libre, très beau, très moderne. Dans le pre­mier DQ semble des­si­né par Jacovitti. A l’instar de Samivel, son oeuvre est plus riche que ce que l’on en connaît habi­tuel­le­ment.

  • @Totoche : je ne connais pas ce pas­sé médi­cal de Tillieux.

    @Pat Rick : voi­là un nom de site qui ne va pas plaire aux anti­spams… Ben voi­là que je découvre le nom de Samivel. C’est vrai qu’il y a un côté Jacovitti.

  • Il y a une ligne claire joyeuse qui se dégage de ce pre­mier des­sin.
    Et plein de codes “bd” dans ce Don qui­chotte.
    Etoiles de dou­leurs, ligne des jambes qui ondulent de dou­leur, etc
    Se pourrait-il qu’il ait influen­çé her­gé ?

    @ li-an
    Il existe une par­tie de l’oeuvre de Dubout, por­no­gra­phique, qui pour­rait encore plus rompre avec l’image pous­sié­reuse de son héri­tage gra­phique. (Voir musée de l’érotisme, Paris).

  • Hergé devait connaître, c’est sûr mais pas sûr que ça l’ait influen­cé. Quant aux des­sins por­no­gra­phiques de Dubout je cherche tou­jours le fameux recueils de des­sins publiés après sa mort.

  • Au temps pour moi, l’éxpo Dubout au Musée de l’erotisme de paris devait être une expo­si­tion tem­po­raire.
    Point de Dubout sur leur site, visi­té suite à ton billet cla­ve­loux.…
    (Je t’ai envoyé un des­sin inédit de Dubout sur ton Gmail.…)

  • Oui, je l’ai bien reçu et je t’en ai remer­cié… Enfin, je croyais, je n’arrive pas remettre la main sur le mail. Bon, bref, un grand mer­ci :-)

  • Ah ben mer­ci (pas vu le site du gars Gewll). Et je ne fais pas preuve de grande originalité:il n’y a pas 10 000 sites pas­sion­nants à visi­ter sur l’image (ou alors il faut aimer les trucs très niche).

  • Pour le site du gars gewll, tu vas dans les com­men­taires de ton lien “a jour­ney…” et tu cliques sur son nom ! (t’as pas beau­coup cher­ché dis don ?!…) (son truc c’est des col­lages, et des liens très niche jus­te­ment ;-)… faut aimer …)

  • Pour les amateurs(Dont PAT RICK qui y fait allusion):Un autre DON QUICHOTTE sort de l’ombre:Celui de Jacovitti,justement(chez LES REVEURS)avec les cou­leurs d’origine de cette oeuvre des années 50(A paraitre,ou paru:Novembre)

  • Je me sou­viens de romans de San Antonio qui avaient un des­sin de Dubout en cou­ver­ture, et même des illus­tra­tions à l’intérieur. Ce sont les seules illus­tra­tions que j’ai jamais vu dans un San Antonio, et ce devait être dans les édi­tions des années 1960.

  • Ce devait être sym­pa. Pour ma part je me sou­viens des bd San Antonio que j’avais lues chez mon cou­sin. Elles avaient un cer­tain charme. Je sais qu’elles sont décriées, j’les trou­vais plu­tôt réus­sies (rythme, “chair” des per­sos…) mais j’avoue n’avoir jamais lu les romans, peut-être aurais-je un avis plus miti­gé…

    • Les romans sont basés sur une langue très vivante. Évidemment, les BD pas­saient un peu à côté de cette com­po­sante majeure. Les per­sos BD pous­saient un peu vers la cari­ca­ture (même si les romans ne fai­saient pas dans la den­telle). Quand j’étais ado, j’avais même écrit des textes “à la San Antonio”, ce qui avait cho­qué ma maman quand elle était tom­bée des­sus.

  • Ce n’étaient pas les San Antonio ordi­naires, mais des romans plus longs. Je me sou­viens de des­sins où l’action était en Afrique, et où on voyait des femmes avec des énormes seins, elles fai­saient la cui­sine dans des grosses mar­mites, et je ne suis pas sur, mais il y avait peut etre bien Berurier dans l’une d’elles.

    Je lisais ça à 14/15 ans dans les années 70, et je trou­vais que c’était génial, roman et des­sins.

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