Dottor Oss par Grazia Nidasio

Grazia Nidasio est une auteure ita­lienne qui s’est illus­trée notam­ment dans le Corriere dei Piccoli avec un des­sin comme je les aime bien, dyna­mique et vivant, qui n’est pas sans rap­pe­ler Forest. Son per­son­nage de Dottor Oss est visi­ble­ment tout ce que j’aimerais faire avec Aglaëe mais en mieux :-) (non, en fait c’est beau­coup plus poé­tique ce Dottor Oss). Dommage que je ne lise pas l’italien.

le tourbillon de la Mort
le tour­billon de la Mort
réalité ou cauchemar ?
réa­li­té ou cau­che­mar ?
une petite piqûre
une petite piqûre

Le livre est main­te­nant dis­po­nible chez ComicOut: http://comicout.com/content/il-dottor-ossmer­ci à M.Totoche pour l’info.

Si vous avez trou­vé une faute d’orthographe, informez-moi en sélec­tion­nant le texte en ques­tion et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

31 commentaires

  • Oula y’a beau­coup de texte et je ne com­prend pas l’ ita­lien aus­si je vais conti­nuer à attendre avec impa­tience Aglagla Aglaë ;)

  • Bonne pioche Dottor Li-An !
    C’est vrai que cet auteur (sub­st. masc.) au style “Forest-Billon”, est inconnu(e) chez nous, sauf par les lec­teurs de Petits for­mats, genre Amok, qui publiait : Pétula Rock (Violante) et les …“lec­teures” ;-) de Lisette où parais­sait Valentine Pomme Verte (série qui devrait être édi­tée chez “Clair de lune” ain­si qu’une autre héroïne Stefi. Mais on pré­fè­re­rait une réédi­tion de ce Dottor Oss qui aurait eu sa place dans Pilote). Mais d’ici là, on aura lu Aglaëe;)
    Pour les curieux le site de Stefi et indi­rec­te­ment de Grazia Nidasio : http://www.lastefi.it

  • Que J’aime ça!!!!!Merci Li An!Des choses extra­or­di­naires dans ces pages ci dessus;manièrer la réalité,beaucoup d’inventivité…Le des­sin de couv’ évoque un peu CREPAX,aussi et BATTAGLIA ou TOPPI ont beau­coup mar­ché dans les pas de ce style là pour des illus­tra­tions humoristiques,étrangères à leur pro­duc­tion recon­nue.
    (J’ai dit “Merci”?)

  • @Li-An: Une inté­grale de Valentina est parue en ita­lie en 2009/10, mais bon, en ce qui concerne l’éventuelle future édi­tion en fran­çais je ne sais pas si ça va inté­res­ser grand monde, à part les anciennes lec­trices de Lisette ? Même si Valentina est de la même époque que Barbarella ou Hypocrite, ce n’est pas du tout le même genre (mis à part le style Billon-Forest ;-)
    http://www.fumettidicarta.it/recensioni/2009_07/valentina/nidasio.html

  • Moi aus­si, sur­tout que les 2 autres his­toires de Dottor Oss, que l’on peut voir (avec d’autres tra­vaux de Nidasio) sur ce super blog : http://corrierino-giornalino.blogspot.com/search/label/nidasio que tu m’as fait décou­vrir), ont l’air tout aus­si inté­res­santes. J’aime bien l’utilisation de col­lages dans ces cases. En tout cas ça ferait un super petit for­mat ita­lienne, avec une cou­ve­ture cuir (imi­ta­tion cuir, c’est la crise).
    Merci encore pour la décou­verte.

  • Stéfi a même fait une brève appa­ri­tion, res­tée sans suite, dans Spirou en 1982. Rappelle-toi : c’était dans le n°2312, celui avec la pho­to de Valry Bonpain en couv’ !

  • Ah oui, ça y est, ça me revient, je me disais bien avoir vu cette tête de gamine. Et oui, Billon aus­si. Faudrait faire une liste de toute cette école.

  • J’aimerais vrai­ment adhé­rer tota­le­ment à ce tra­vail, mais en fait je suis assez par­ta­gé.

    C’est un genre qui me séduit à prio­ri mais ici ce qui me fas­cine ce sont les impres­sions de déjà-vu.

    Vues aujourd’hui ces pages nous paraissent très nova­trices, mais j’ai plu­tôt l’impression qu’elles sont le fruit d’un “air du temps” et d’inspiration mul­tiples. Oui, il y a aus­si du Crepax là dedans, et du Fred, et presque du Goetzinger (des années Pilote)… ce côté col­lage est intri­gant (sans comp­ter qu’il y a effec­ti­ve­ment du col­lage dans ces images, mais ça c’est les années pop…).

    On peut éga­le­ment pen­ser à “the yel­low sub­ma­rine” le film d’animation de George Dunning ins­pi­ré des Beatles avec son voyage en sous-marin, et aus­si aux aven­tures de Submerman de Lob et Pichard (et à d’autres séries du même)… Bref c’est un peu trop réfé­ren­cé.

    Ce qui est éton­nant c’est que ce melting-pot nous vienne d’Italie (on peut se deman­der s’il n’y avait pas des pas­se­relles entre Pilote et ce maga­sine à l’époque), et du crayon d’une femme (bien plus diver­si­fiée que ne l’était Brétécher). C’est peut-être sexiste mais j’ai l’impression que son poly­mor­phisme est plu­tôt mas­cu­lin (et ce n’est pas for­cé­ment une qua­li­té).

    En voyant l’étendue de son acti­vi­té, on voit qu’elle s’est recen­trée sur des séries plus “gen­tillettes” qui m’intéressent moins, mais qu’elle a tou­jours des facettes plus gra­phiques plus proches de l’esprit de Toppi ou de Battaglia. Hélas on ne trouve pas grand chose d’autre d’elle dans ces registres.

    Peut-être qu’elle aurait eu un truc à creu­ser dans cette voie “rétro”, mais il se peut aus­si qu’elle n’ait vu là que l’occasion d’un hom­mage à un genre et à une famille d’auteur dont on sent qu’elle était proche.

    Pour moi ça reste une curio­si­té dont j’aurais aimé pou­voir dire qu’elle était tota­le­ment ori­gi­nale et per­son­nelle, hélas je ne crois pas que ce soit le cas.

    Heureusement ça reste très inté­res­sant , bien fait et amu­sant.

    (Je fais men­tion de Billon, on ne pou­vait pas le rater, mais j’y vois aus­si beau­coup de Cabu… impres­sion­nant cette sauce dans laquelle on peut recon­naître presque tous les ingré­dients)

  • Finalement,m^me BEUVILLE a taté de cette plume plus ner­veuse qu’à l’accoutumée(CV de poches:“Quinze rap­pels pour Birdy”,“Zozo la tornade”,“Birdy part en tournée”,“L’épée dans le roc“etc,etc…).(Bien vu pour CABU,bien vu pour PICHARD)(C’est un concours?!)

  • Amusant : Je viens seule­ment de me rendre compte que cette BD date “réel­le­ment” de 1969 alors que je croyais que c’était un truc récent “rétro”. Plus per­sonne ne des­sine comme ça. Pourtant, ça me plai­rait bien, à moi…
    J’ai l’impression que le reste de la créa­tion de Grazia Nidasio n’est pas trop dans ce style (???). Scuola di Fumetto a consa­cré un numé­ro à cette artiste.

  • Dans un bref récit presque fan­tas­tique inti­tu­lé “le Voyage d’hiver”, Georges Perec raconte l’histoire d’un jeune pro­fes­seur de lettres qui découvre un auteur incon­nu de lui : Hugo Vernier.

    Il croit y trou­ver un pla­giaire de bien des grands auteurs allant de Verlaine à Léon Bloy en pas­sant par Rimbaud, Mallarmé, Lautréamont et encore d’autres… et s’aperçoit bien­tôt que ce Vernier serait l’inspirateur incon­nu de ces génies !

    Et si c’était elle, cette Grazia Nidasio qui avait ins­pi­ré tous ceux cités, c’est encore une pos­si­bi­li­té ver­ti­gi­neuse !

    (en fait cer­tains titre aux­quels je son­geais semblent pos­té­rieurs à son pre­mier Dotorr Oss !!!)

  • Je vais peut-être dire une inep­tie, mais il y a un côté Philémon aus­si, non ? Autre signe de cet “air du temps”. Ca me fait pen­ser (ah c’est bête je n’ai plus ces albums) à une ten­ta­tive de l’ami Bob de Moor de se mettre au goût du jour, à la fin des années soixante; aban­don­nant son pas­tiche invo­lon­taire de Hergé il a fait un Barelli et les espions qui, bien qu’aussi mau­vais que les pré­cé­dents, se sin­gu­la­ri­sait par un trait new look, à la plume, faus­se­ment trem­blé. Hergé a détes­té paraît-il, et le fidèle Bob de reve­nir à ses pieuses imi­ta­tions. Paradoxalement, cette expé­rience sans len­de­main est sans doute ce qu’il a fait de plus per­son­nel.

  • Dire que j’avais ce bou­quin il y a encore trois ans… C’est main­te­nant que je me rends compte que je n’ai peut-être pas fait le meilleur des choix quand il s’est agi de faire un tri dras­tique dans ma col­lec­tion de bande des­si­nées. Pour des rai­sons pure­ment logis­tiques, à l’occasion d’un démé­na­ge­ment j’ai cru per­ti­nent de ne conser­ver que les albums de bande des­si­née que je jugeais “très bons” ou seule­ment “bons”, me débar­ras­sant sans état d’âme de tous ceux que je consi­dé­rais comme médiocres, ou bien indignes d’être relus. Résultat: je ne relis aujourd’hui qua­si­ment plus ces fameux “bons albums” qui s’empoussièrent, tan­dis que sou­vent je recherche vai­ne­ment dans ma biblio­thèque ces albums certes sans inté­rêt artis­tiques, mais aux­quels j’étais fina­le­ment atta­chés, pour tout un tas de rai­sons (sen­ti­men­tales, goût de la bizar­re­rie, inté­rêt his­to­rique, matière à com­pa­rai­son comme ici) et dont il ne me reste que le sou­ve­nir. Las ! C’est ain­si.

    • @Pierre: per­son­nel­le­ment, je prends en compte le cri­tère sui­vant: “est-ce que j’ai relu cet album les deux der­nières années ? + est-ce que j’ai envie de le relire main­te­nant ?”.

  • Très chouette, je ne connais­sais pas. C’est vrai que ça res­semble aux pages sans bulles que fai­sait Billon dans Pilote. Je vois dans cette école gra­phique une racine com­mune qui serait Ronald Searle. Searle vient d’ailleurs de nous quit­ter à l’âge de 91 ans. C’est un bel âge pour mou­rir, mais ça me rends un peu triste quand même.

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