Disparition de Jeffrey Catherine Jones

Jeffrey Catherine Jones (1944–2011) est morte. Il faut en par­ler au fémi­nin puisque Jeffrey Jones, l’ancien membre du mythique Studio com­po­sé de Barry Windsor-Smith, Mike Kaluta and Berni Wrightson (je recherche d’ailleurs tou­jours le recueil du même nom) a opté pour un chan­ge­ment de sexe dans les années 90. Très ins­pi­rée par le tra­vail visuel de la fin du XIXème/début XXème siècle comme ses petits cama­rades, elle est connue pour ses cou­ver­tures et illus­tra­tions assez cou­sines de celles de Frazetta et en France, on a même pu voir chez Futuropolis en 30*40 de belles planches noir et blanc qui ont sûre­ment gra­ve­ment influen­cé Claire Wendling à ses débuts. De nom­breux livres sur son tra­vail ont été publiés ces der­nières années mais je n’ai jamais tota­le­ment accro­ché. Il y a un côté atmo­sphé­rique un petit peu trop arti­fi­ciel pour moi. Ce qui n’empêche pas de belles planches et illus­tra­tions de temps en temps (bon, je vais me faire échar­per).

le héros super nu

il rentre du boulot

des fesses ?

Si vous avez trou­vé une faute d’orthographe, informez-moi en sélec­tion­nant le texte en ques­tion et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

Étiquettes
,

11 commentaires

  • !!!
    C’était une très grande artiste (je pré­fère ses huiles à celles de Frazetta), pleine de sen­si­bi­li­té (Idyl, quelle poé­sie, quelle sug­ges­ti­vi­té ! ) Pas du tout affec­tée ain­si que tu le per­çois.
    Il/Elle était aus­si simple et cha­leu­reux (bon, on s’en fout du genre) ; je l’avais contac­tée sur Facebook pour lui dire toute mon admi­ra­tion, elle m’avait répon­du tout sim­ple­ment et avec modes­tie.
    Je suis vrai­ment atter­ré.
    Elle va beau­coup me man­quer.

  • Et bien,dans cet élan manié­ré et esthétique;ce “chic”(ah,ça date un homme,tiens)où se mélange l’outrance,la pose théa­trale avec d’amples z’aplats.(école américaine;mais Williamson était d’une autre génération;aussi je voyais en ce mou­ve­ment de ce stu­dio déjà une oeuvre de citations,trés référencées,déjà du pas­tiche d’une époque révo­lue).
    Je n’ai rien com­pris à ma réponse.(Et du reste cette mou­vance existe déjà chez H.Foster…On la retrouve chez de la Fuente)

  • @SP: ah ben voi­là, une vraie dif­fé­rence de point de vue à ce niveau :-)

    @Julien: oui, il y a une vision post clas­sique de la pose chez ces gens là. Une espèce d’héritage grec que l’on retrouve encore (à une époque chez Lepage par exemple).

  • je me mani­feste un peu tard, mais j’ai le bou­quin dont tu parles et que tu n’as pas, mais un cer­tain Raoul
    que tu connais bien doit l’avoir aus­si.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *