The Birth of Rockin JellyBean (Wanimagazine)

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Attention – images explicites.

Pour fêter le retour du boulot, je me suis offert une petite folie: The Birth of Rockin JellyBean en import nippon.
Rockin JellyBean est un artiste japonais dont je croise régulièrement les créatures dénudées et particulièrement aguichante. Son graphisme, qui reprend des codes graphiques japonais, possède aussi une personnalité qui tranche avec certaines facilités nippones. Une personnalité qui s’explique par un parcours atypique.

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Fils de pasteur, Rockin Jellybean grandit à Hawaï avant de retourner à l’adolescence au Japon, suite au décès de son père. Inscrit dans une école d’arts plastiques, il se consacre surtout à son groupe rock Jackie and the Cedrics où il est bassiste et dont il réalise les flyers. En plein boom de la scène musicale indépendante japonaise, le groupe a suffisamment de succès pour qu’il soit invité à tourner aux États-Unis. Sur place, Rockin dévalise les boutiques de comics et découvre le mouvement lowbrow – mouvement graphique « pop surréaliste » dont Winchluss est peut-être un des cousins français les plus proches et représenté sur ce blog par Todd Schorr et Van Arno. Il devient ami avec Von Franco et Coop, découvre Heavy Metal, Corben et surtout Crumb.

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De retour au Japon, il n’a plus qu’une obsession: repartir aux États-Unis et faire sa vie en Californie, le pays des groupes rock, des motos Harley et des filles au gros cul et aux shorts serrés. Il va y passer dix ans à monter sa propre boîte, réalisant affiches, T-Shirts. Puis retour au Japon où il est devenu une espèce de star graphique cool qui fait le lien entre les deux cultures.

Son travail est très cadré: des pin ups très déshabillées poussant des soupirs en se déhanchant avec un background rock/motos/séries Z. À partir de là, il décline figurines, couvertures de magazine, publicité, planches de skate board… Son travail est hyper sexualisé mais avec une bonne humeur et une efficacité réjouissante qui rappelle Bodé même si le nom de ce dernier n’apparaît curieusement jamais dans le livre et Rockin déclare qu’il a été très déçu de découvrir que les États-Unis étaient, de ce point de vue, un pays conservateur – difficile de caser des tétons érectiles en T-Shirt ou affiche par exemple.
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On retrouve toutes les images du livres sur le Web mais surtout en petit format. De toute manière, vu le côté obsessionnel de la chose et son prix, je ne le conseillerai vraiment que pour les fans du travail de JellyBean – le livre est bilingue anglais/japonais mais disponible uniquement en import même aux States. Pages dépliables, très bonne impression, exemples des consignes couleurs de JellyBean pour les imprimeurs, c’est un beau livre mais qui bégaie un peu par moment – certaines images sont en triple exemplaires par exemple.

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