L’assassinat de Jessie James par le lâche Robert Ford

the-assassination-of-jesse-james-by-the-coward-robert-ford-20070906043125013

Ben les westerns se font rares alors je me suis bougé les fesses pour les 2h39 du film de Andrew Dominik. Je connais assez mal l’his­toire mais on peut dire qu’il y a du beau boulot. Un film médita­tif sur la fin d’un type qui n’a plus de raison de vivre… Dominik a évité de montrer James comme le Robin des Bois que les journa­listes de l’époque ont fantas­mé mais comme un crimi­nel fasci­nant et complexe (malheu­reu­se­ment, Bratt Pitt est Brad Pitt et on ne peut pas dire qu’il crée la surprise) et l’acteur qui inter­prète Robert Ford, Casey Affleck, est pour beaucoup dans la réussite de l’ensemble en jouant un person­nage transi d’amour et mal dans sa peau qui croit suivre un destin alors qu’il ne fait que se perdre. Aucune faute de goût visuelle (l’image est très soignée, comme la bande son où les bruits périphé­riques ont beaucoup d’impor­tance) et voir deux types se flinguer à bout portant dans une pièce sans se toucher m’a conso­lé de tous ces tireurs d’élite qui touchent un Indien à un km avec un simple revol­ver.

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, infor­mez-moi en sélec­tion­nant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

Étiquettes
,

7 commentaires

  • Ah ! le tireur de litre, petit métier perdu avec l’appa­ri­tion de la Villa­geoise. Sniff
    Plus sérieu­se­ment au sujet de balles perdues, quelqu’un a calcu­lé le nombre de balles qui avait été néces­saire pour blesser ou tuer un soldat pendant la seconde guerre mondiale et c’était purement phara­mi­neux.
    Film à voir.

  • Ha ben, en ce qui concerne les mecs qui se ratent à 50cm de distance, le Dead Man de Jarmusch n’est pas mal non plus…

  • En effet, une grande bande son de Young qui est en plus ”diffé­rente” sur le CD avec des sons contem­po­rains qui modifient subti­le­ment les percep­tions que l’on a pu avoir dans le film.

  • c’est marrant mais pr moi, ça n’a rien à voir avec Dead Man, mais plus avec the 3 Burials of Melquiades Estra­da de Tommy Lee Jones, ou les films de Malick.
    et, oh, les lumières du train qui passent sur les hommes cagou­lés cachés dans les arbres, j’ai failli avoir une attaque d’apo­plexie telle­ment c’était beau!!!!

  • Tu as tout à fait Chris­telle, Dead Man est arrivé un peu par la bande dans les commen­taires. Je n’ai pas vu 3 Burials par pure bêtise/​fainéantise et je suis d’accord qu’il y a un côté très Malickien dans ce Jesse James (même dans les théma­tiques). Et dans cette scène de train, j’aime beaucoup les coups de feu qui partent vague­ment dans le vide.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *