L’Irlande à bicyclette – Professeur Bell t.5 (Sfar & Tanquerelle – Delcourt)

Alors que Sfar va sortir son film sur Gains­bourg, il serait temps que je parle d’un de ses albums, histoire de rameu­ter quelques fans enfié­vrés sur ce blog. Ils ne vont pas être déçus…
À la Réunion, un auteur fort connu s’est rendu compte, en m’écou­tant pérorer, qu’il était dans le pays du Cri du Margouillat. Son sang ne fit qu’un tour ! Le Cri du Margouillat, ce nom maudit lui était resté gravé dans la mémoire… En effet, il y a plus de 15 ans, un critique du Margouillat s’était permis de brocar­der une de ses oeuvres. Il avait décou­vert cet article au milieu de dizaines d’autres (élogieux pour son travail, évidem­ment) et il avait grincé des dents en se deman­dant qui pouvait être ce mysté­rieux ”Cri du Margouillat”. Que l’on puisse se souve­nir d’un article moqueur après tant d’années me laisse perplexe. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises puisque l’auteur en question, deux jours plus tard, tentait encore d’avoir des préci­sions sur les critiques du Margouillat ! Lorsque vous saurez que l’auteur en question a dû avoir trois ou quatre albums chroni­qués dans cette chère revue et qu’évi­dem­ment, les trois autres devaient être très positives, on se dit que le métier d’artiste rend un peu parano… Suite à cette décou­verte, une discus­sion s’est engagée entre les forts respec­tables auteurs présents sur les critiques BD en général. C’est une discus­sion que je connais bien pour avoir été critique moi-même comme le savent mes lecteurs adorés (je vous aime). En règle générale, on retrouve toujours un peu les mêmes tendances…
Comment un critique peut-il dénigrer en trois lignes un album qui a néces­si­té neuf mois de travail ?: ben si il n’a pas aimé, il ne va pas passer des heures là-dessus. En règle générale, on a surtout envie de parler de ce que l’on aime.
Les critiques ne sont que des gens qui voudraient faire de la BD mais qui n’en ont pas le talent : quand on écoute les auteurs parler entre eux du travail de leurs collègues, ça dézingue aussi pas mal. Les critiques seraient-ils des auteurs assez coura­geux pour publier leur avis ?
”Les critiques ne sont que des gens qui voudraient faire de la BD mais qui n’en ont pas le talent …”
Finale­ment, j’ai eu de la chance de passer par la case ”critique”. Ça permet de bien relati­vi­ser ce qui vous tombe dessus et surtout de trier ce qui a de l’inté­rêt de ce qui est anecdo­tique. Sauf que je ne lis même plus les critiques de mes albums – inutile de cafar­der, même une heure, pour un méchant avis rédigé par un fan de Soleil.

Tout ceci pour amener le lecteur à se prépa­rer à un avis peu favorable sur cet album. Je lis du Joann Sfar depuis que je suis tout petit (kof kof) et je n’y ai jamais vraiment trouvé mon compte excep­té les premiers albums de Petit Vampire où son écriture me semblait vraiment en accord avec le thème. Je n’ai évidem­ment pas tout lu (il m’aurait fallu neuf vies ah ah ah) et j’ai calé défini­ti­ve­ment juste avant le désor­mais célèbre Chat du Rabbin. Socrate le demi chien (avec pourtant Blain au dessin) m’a défini­ti­ve­ment achevé : ces consi­dé­ra­tions dignes de mes années lycée sur la nature des femmes m’a laissé perplexe (je conseille aux passion­nés du thème d’ensei­gner quelques années dans des classes compo­sées unique­ment de jeunes filles entre 15 et 22 ans afin de pouvoir passer à une autre marotte). Mais le travail de Tanque­relle m’a convain­cu de reten­ter ma chance avec le Profes­seur Bell. Bah, bof, je vais vous racon­ter l’his­toire pour expli­quer mes moues de lecteur blasé.

Résumé de l’épi­sode précé­dent : dans Prome­nades des Anglaises, le Profes­seur Bell lutte contre son vieil ennemi Adam Worth et tue la fille de ce dernier par accident (c’est du gros ”spoil” comme disent les jeunes mais tant pis pour vous, n’aviez qu’à le lire). Retour à L’Irlande …. Bell fait d’hor­ribles cauche­mars. ”Déjà, ça commence à bien m’aga­cer…”Est-ce le remord ? Il est persua­dé que c’est Worth qui lui veut du mal. Il décide de s’en débar­ras­ser et prend un revol­ver. Mais sa tenta­tive échoue lamen­ta­ble­ment. Il reprend ses cours à l’Uni­ver­si­té et tente de tuer un de ses élèves, Conan Doyle (en effet, Bell est une référence au profes­seur Bell qui a été prof de Conan Doyle et dont le travail déduc­tif a inspi­ré la création du person­nage de Sherlock Holmes). Il est mis en congé maladie pour se changer les idées et décide de partir en vacances en Irlande au grand déplai­sir de son facto­tum, Ossour. Ils tombent sur des faux cadavres dans une auberge : des gens qui paraissent morts mais ne le sont pas. Eliphas, un fantôme qui accom­pagne Bell partout, pénètre dans les corps et découvre qu’il y a plein de gens là-dedans, à savoir les âmes du cimetière voisin qui se sont réfugiés là parce que ledit cimetière est occupé. Ossour s’est fait enlever par ailleurs et Bell part à sa recherche. Ossour s’est en fait fait enlever par un ours ‑non, une peau d’ours. En fait, la peau est aussi habitée par des esprits du cimetière. Déjà, ça commence à bien m’aga­cer. Pourquoi Ossour s’est fait enlever ? Pour rien, juste pour mettre un peu plus d’action. Si les âmes peuvent se conten­ter d’une peau d’ours pourquoi emmer­der des humains ? ”Un problème de bruit et d’odeurs ?..” Mystère et crotte de chien. Ossour dégrin­gole d’un arbre et a mal au derrière (running gag). Direc­tion le cimetière pour décou­vrir ce qui dérange les âmes. Sauf Ossour qui a mal au fesses (ah ! ah ! ah!) et qui reste dans l’auberge. Il donne un coup de pied aux faux cadavres qui décident de se dégour­dir les jambes et de lui courir après (comme ça). Ossour sort son pisto­let mais hésite à tirer sur des gens qui ne contrôlent plus leur corps. Bon finale­ment, il leur tire quand même dessus. Il rejoint les autres et Bell flingue les zombies. Les âmes qui en sortent finissent par cracher le morceau : ce sont les lutins d’Irlande qui occupent les tombes du cimetière et les âmes n’aiment pas ça (on ne saura jamais vraiment pourquoi la cohabi­ta­tion n’est pas possible. Un problème de bruit et d’odeurs ?). Bell décide de régler le problème (c’est un homme d’action). Ils rentrent tous dans un caveau et tombent sur une réunion de vieillards nus autour d’une table (?). Ossour en déduit que c’est une partouze (déduc­tion pas si farfe­lue puisque dans l’épi­sode précé­dent il parti­cipe à une partouze religieuse sous un couvent par pur hasard. Il est en droit de penser que l’auteur a envie de remettre ça). Les vieux naturistes soutiennent qu’ils sont bien les lutins d’Irlande. Bell ne les croit pas, les fantômes ont peur que les actions de Bell ne fassent du mal aux lutins. Bell finit par gifler Obéron. Puck se jette sur Bell qui le descend (il a pris beaucoup de munitions avant de partir faire du vélo. Une bonne chose à retenir les petits enfants). Les fantômes sont rassu­rés et Bell et ses compa­gnons sortent de la tombe. Ossour se jette sur Bell et lui casse la figure. J’ai cru un instant qu’il était envoû­té ou quelque chose comme ça mais pas du tout, c’est qu’il trouvait scanda­leux toute cette violence (???). Bell resté seul au cimetière voit les petits vieux se trans­for­mer en cheva­liers de contes de fée. Ce sont les lutins !!! Ses compa­gnons reviennent sur leurs pas pour décou­vrir qu’il est empor­té vers un château en plein ciel. Ils décident de contac­ter un spécia­liste des fées (un scien­ti­fique pas un conteur). À ce moment, vous vous deman­de­rez peut-être ce que faisaient les lutins grimés en vieillards chenus dans un cimetière et pourquoi ils ont décidé d’enle­ver Bell ? Excel­lente question. On voit que vous vous intéres­sez. Dommage que Sfar n’en ait pas la moindre idée. Poursui­vons. Eliphas et Ossour sont allé voir Petrus Barby­gère, un person­nage qu’avait dessi­né Sfar dans ses débuts sur scéna­rio de Pierre Dubois, grand spécia­liste elfico­lo­gique (ce qui explique cela).”Excel­lente question. On voit que vous vous intéres­sez. Dommage que Sfar n’en ait pas la moindre idée…” Voilà un autre truc qui me fatigue dans les histoires de Sfar : le recours fréquent à des person­nages qu’il a déjà utili­sés (Ossour et Eliphas sont récur­rents) en dehors de leur univers d’ori­gine. Du coup, j’ai un peu de mal à croire qu’il peut leur arriver quoi que ce soit de drama­tique, ce qui n’est pas sans incidence sur la tension du récit. En atten­dant que Petrus trouve une soluce pour Bell, Ossour va manger du thon à l’huile à même la boîte. Les filles du coin leur proposent à la place de la bonne pâtis­se­rie contre des histoires. De la pâtis­se­rie que même les fantômes peuvent manger parce qu’ ”Ici, c’est magique !” (j’ai un vertige. J’ai l’impres­sion d’être tombé dans un numéro de RécréA2). Petrus avale une bouteille de Drunken Sailor avec le petit bateau dedans (ça c’est une idée rigolotte) et se retrouve avec les lutins d’Irlande (sous forme d’armures). Ce sont Obéron (Auberon ?) et Titia­nel. Le premier ne veut rien entendre et la seconde s’envoie en l’air avec Petrus. Titia­nel explique qu’ils ont enlevé Bell parce que c’est un héros cynique que rien n’émer­veille (d’ailleurs il a toujours les sourcils froncés, c’est un signe qui ne trompe pas). Petrus revient épuisé (ah ah) avec Bell trans­for­mé en gamin parce qu’un corps neuf et une petite taille permets de retrou­ver ses ”capaci­tés d’émer­veille­ment” (merci pour les nains en bonne santé). Comme Berby­gère fait des chatouilles au petit Bell, celui-ci recon­nait que tout finit bien (je vais aller boire une vodka, ça fera passer ça). Mais il ne lui est plus possible d’ensei­gner et il conti­nue d’avoir les mêmes cauche­mars malgré les histoires que lui racontent Eliphas avant de l’endor­mir. Comme il est en fait redeve­nu comme avant (sauf la taille), il décide de tuer pour de bon Worth. Il lui envoie un assas­sin… (bon, je vous laisse la chute).

Si je n’accroche pas au riche univers de Sfar, c’est parce que j’ai toujours l’impres­sion d’être mené en bateau. Que les habillages de l’Aven­ture ne sont que des cache misères d’une absence de drama­tur­gie et d’action pétara­dante. On peut voir ça comme un démon­tage de la narra­tion classique et des clichés de genre mais est-ce que ce n’est pas aussi cynique que le profes­seur Bell ? Et si c’est une nouvelle façon de racon­ter des histoires pour faire rêver, je ne rentre pas dedans… Il y a beaucoup de BD que je lis noncha­lam­ment sans prendre beaucoup de plaisir mais dans le cas de Sfar, je ne peux pas m’empêcher d’être agacé : il y a plein d’élé­ments qui corres­pondent aux choses qui m’attirent mais rien ne s’emboîte de façon à faire pétiller mes synapses. Comme un mauvais rêve une nuit de fièvre…

Tout ça est bien gentil mais alors pourquoi parler de cet album ? Tanque­relle est la réponse. Tanque­relle est proba­ble­ment un des auteurs les plus doués de sa généra­tion (le plus doué ?) qui a commen­cé en faisant du ”sous-Sfar” comme on dit là-bas mais s’est rapide­ment démar­qué par une aisance étonnante. J’aurais pu scanner n’importe quelle planche, c’est d’une vigueur et d’une présence étonnante. Après le Profes­seur (oui, ça s’arrête là), il a réali­sé La Commu­nau­té chez Futuro­po­lis mais où son talent graphique n’est pas aussi mis en évidence que pour Bell. Les Lucha­do­ri­tos, avec Jerry Frissen au scéna­rio chez Les Humanos qui reprend les gags publié dans Lucha Libre ont une espèce d’arrière goût de Boule et Bill qui ne me convainc pas complè­te­ment. Je n’ai pas encore essayé l’album chez Sarba­cane. J’attends toujours une espèce de chef d’oeuvre qui le propul­se­ra dans les hauteurs des stars incon­tour­nables (Seigneur, ayez pitié, qu’il ne fasse pas un one shot Spirou…).

griffu sous la pluie

ps : les éventuels fans de Sfar tentés de pousser de long hulule­ment pas drôles pour vanter les mérites de leur idole sont priés d’aller faire ça ailleurs.

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18 commentaires

  • Sfar est à mon avis un scéna­riste qui pratique plutot l’ecri­ture automa­tique , ce qui expli­que­rait les hauts et les bas que tu ressens et cette non struc­tu­ra­tion voir ces oublis ou incohé­rences que tu notes . ( je n’ai pas lu cet album ).
    C’est l’anti Moore ça c’est clair :)

  • Tu crois qu’on aura le droit d’émettre un avis ‑éventuel­le­ment négatif- sur ”Gains­bourg”, même si l’on n’a jamais réali­sé de film ?

  • Oui mais moi aussi j’aime bien les écritures automa­tiques mais il faut de l’ampleur pour que ça fonctionne bien. Ici,en 46 pl, c’est bof.

  • Est-ce que la patte Sfar est soluble dans la presse..?Qui sait,par deux,trois pages hebdo­ma­daires dans un feu-Pilote,un feu-Metal,un feu-Tintin,ou un feu-Spir(Oh,pardon.),son univers saurait davan­tage de répandre et se glisser en nous..?Fou comme il y a dans ce dessin(et les meilleures pages de Sfar lui m^me)du Tove Jansson trés influent.
    Ton ”papier” est trés riche et j’y revien­drai avec bonheur​.Je crois que la critique de la critique est compréhensible(Pas ici)quand un zigouilleur de service ne se penche que sur des cibles faciles(car faibles ou plébi­ci­tés par tous)avec un esprit rican­neur qui me débecte profondément.Ton papier illustre bien une critique poussée,dévoilant et explo­rant des pistes passionnantes.Belle plume,décidement.Sfar fait de m^me,je crois mais l’homme-trés bavard-sait etre aussi bon qu’agaçant.J’avoue-et je vais passer pour un pudibond de curé-que son expres­sion régulière et person­nelle de la sexua­li­té me gene un peu;la pudeur,la sobrié­té c’est pas mal non plus.Quant au ”Gainsbourg”,le ”slogan”,l’accroche du film m’emmerde déjà(alors que le film a proba­ble­ment des quali­tés de réali­sa­tion immenses):Une reverie de Joann Sfar…(C’est bien ça,au moins?).

  • Je ne crois pas que la critique ait à être plus intel­li­gente que la création. Par néces­si­té, elle attire des esprits un peu déran­gés. Person­nel­le­ment, je supporte l’idée d’une critique qui s’atta­que­rait en priori­té aux riches pour leur rappe­ler que la vie n’est pas si facile que ça :-)
    Quant aux quali­tés de mon billet, je ne pense pas qu’elles soient si visibles que ça.

    @urbatrof : tu as un oreiller sur ton clavier ?

  • non je surfais sur ton blog en me prépa­rant pour aller voir ”Avatar” ( ce dont je vais parler sur le post à ce sujet)

  • Pour mémoire, Ap’ avait fait une très, très belle critique, de surcroît élogieuse et sur 4 colonnes, du second tome (textes et dessins de Joann Sfar) dans le n°3 du Marg’.

    Dommage que tu ne nous aies pas mis ça en paral­lèle.

  • Ce qui prouve mon indépen­dance :-) Et je ne suis pas arrivé à ce numéro dans mon histo­rique Margouillat :-)Si je le retrouve, je deman­de­rai l’auto­ri­sa­tion à Appol­lo de le publier ici.

  • profes­seur bell est une série très inégale. j’avais beaucoup aimé le tome 2 à l’époque mais je ne l’ai pas relu depuis longtemps. ce tome 5 ne m’avait pas convain­cu des masses. de toute manière, entre­temps j’ai fait une belle indiges­tion de sfar et je ne suis parve­nu à m’inté­res­ser qu’à quelques séries çà et là, dont klezmer qui m’a beaucoup plu.

    alors au final, je ne partage pas entiè­re­ment ton opinion mais je m’y retrouve quand même assez bien. rien contre les auteurs qui se répètent, qui « creusent leur sillon » mais dans le cas de sfar on dirait que rien n’est jamais creusé juste­ment, tout va trop vite, et en même temps ça fait trop de livres qui nous refont à peu près le même tour de piste. bref…

  • Je pense bien avoir une opinion un peu origi­nale sur la question :-) Entre ceux qui adorent et ceux qui ne lisent pas :-)) Finale­ment, il aurait fallut un mix entre Tibet et Sfar.

  • Ha ha ha, c’est très drôle de voir ainsi démon­té le scéna­rio d’un album. Bon, je pardonne plus de choses à Sfar que toi – et peut-être que je ne devrais – mais ce qu’il faut surtout… c’est lire la Vierge Froide le dernier album de Tanque­relle avec Gwen de Bonne­val (des adapta­tions de nouvelles)

    Quant au film de Sfar sur Gains­bourg, l’ayant vu je peux dire qu’il ne mérite pas totale­ment le terme de ”conte” (comme sur l’affiche) mais pas non plus l’opprobre.

    Tiens, je vais relire le Profes­seur Bell…

  • Bon, je vais finir par acheter cette Vierge Froide. Pour ce qui est du démon­tage de scénar, ceux de Sfar se prêtent bien au jeu mais c’est un peu dû à leur struc­ture.

    Quant au film sur Gains­bourg, il y a de fortes chances que je passe mon tour (j’igno­rais que l’opprobre était un genre litté­raire ouf ouf).

  • Salut Li-AN. Ahaha ! Je t’assure que ça n’est ni un rire forcé ni un rire jaune. Je viens de tomber par hasard sur cette critique et il y a beaucoup de choses justes. Je recon­nais que ce 5ème album, avec le recul, n’est pas le meilleur. Dans les trois que j’ai pu faire, le 4ème a ma préfé­rence. juste­ment parce que Joann avait construit un peu plus son scénar tout en gardant sa passion pour la digres­sion parfois saugre­nue mais qui m’amuse souvent. Je ne sais pas si l’occa­sion me sera donner de faire un 6ème album mais si la série est en stand by, c’est juste­ment parce Joann ne se sentait plus capable d’écrire petit à petit, au gré de son emploi du temps chargé, et qu’il préfé­rait trouver le temps pour me présen­ter un scénar clé en main. Bon, pour le coup, ça ne se fera peut-être jamais ! Heureu­se­ment, je suis bien occupé depuis. Merci pour tes compli­ments. Je suis pas sûr de réali­ser ce fameux ”chef d’oeuvre” que tu attends mais en tout cas, je ne ménage pas ma peine ;). Et sinon, forcé­ment, je te conseille de lire ”la vierge Froide” parce que je crois qu’on a fait du plutôt beau travail avec Gwen.
    Au plaisir de te revoir.
    Hervé

    • Merci pour ce petit commen­taire, Tanque­relle. J’attends de pied ferme le chef d’oeuvre (il va bien finir par arriver) et je chasse La Vierge Froide vu qu’il n’est plus dispo…

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