Une fille, un robot, une fille, Ashley Wood

Zawa Zawa (Ashley Wood – PIE)

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Ash­ley Wood, voi­là un artiste aus­tra­lien qui revient dans la conver­sa­tion lorsque l’on aborde les artistes contem­po­rains à l’univers un peu déjan­té. Sauf que je n’ai jamais par­lé de lui sur ce blog, pas vrai­ment convain­cu par les images que je croi­sais.
Pour­tant, il y avait tout pour me plaire : des robots tout rouillés, des jeunes filles qui se la pètent en petite tenue, un gra­phisme en liber­té avec une grande sûre­té tech­nique. Mais, rien à faire, ces petites culottes et ces gueules métal­liques ne me disaient rien.

Il faut dire que Wood est une espèce d’obsessionnel. Il peint ou des­sine des robots, des filles, des robots, des filles. J’ai cru com­prendre que c’était plus ou moins tiré d’un uni­vers comics qu’il a inven­té mais c’est étran­ge­ment peu pro­pice à l’imaginaire pour moi. Les filles sont des espèces de pin ups floues, le trai­te­ment très jeté leur retire la per­son­na­li­té qui est jus­te­ment l’apanage de la BD ‑ créer des per­son­nages vivants à par­tir d’un des­sin simple. J’y vois plu­tôt un pré­texte à peindre, à des­si­ner, un truc de gra­phisme per­du dans son uni­vers plu­tôt que dési­reux de faire pas­ser quelque chose.

Mais quand on m’a offert Zawa Sawa, le der­nier ouvrage consa­cré à son tra­vail, je n’ai pas fait la fine bouche. Tech­ni­que­ment, c’est plu­tôt culot­té ‑ si j’ose dire ‑ avec des tech­niques dif­fé­rentes, un plai­sir à peindre réjouis­sant. Ça donne envie de faire pareil. Le livre est petit for­mat – à la japo­naise ‑ mais bien repro­duit et riche en images.

ashley-wood-zawa-03
white minou
ashley-wood-zawa-02
grands bras, grandes jambes
ashley-wood-zawa-01
you’re in the Army now
ashley-wood-zawa
gros flingues et petites culottes

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6 commentaires

  • Réjouissant,oui!Une éner­gie très communicative.On n’imagine pas un tel livre sage­ment feuille­té sur un coin de table.
    Je suc­com­be­rai à une méchante manie,non pas de comparaison,mais d’ « asso­cia­tion d’idée »,car cer­taines images ont le mouvement(le jeté),les longues gam­bettes et un peu de palette de René Follet;comme trans­po­sé.
    Heu­reux par­tage.

    • J’y vois plu­tôt les Anciens genre Pyle, Wyeth… Mais comme c’est une école très pic­tu­rale, ça ramène évi­dem­ment à Fol­let.

  • Avant de vous lire j’y ai vu aus­si tout de suite du Fol­let ! On y revient tou­jours!… C’est juste beau, y a pas de mots.

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