Les mondes de Magnus Ridolph (Jack Vance – Galaxie/​bis)

Ce qui est bien avec les voyages, c’est que vous rencon­trez des gens, vous oubliez vos obses­sions, vous vous ouvrez au monde. Je suis allé à Marseille ce week end et je me suis préci­pi­té chez les bouqui­nistes :-) J’y ai dégot­té ce bouquin de Vance qui manquait à ma collec­tion. J’avais déjà lu des nouvelles mettant en scène le détec­tive Ridolph, voyageur infati­gable à la recherche d’inves­tis­se­ments fructueux, dans le Livre d’Or consa­cré à Jack Vance chez Presse Pocket (je sens l’ombre de Doc Mars s’étendre sur moi) et j’étais ravi de le retrou­ver. Magnus Ridolph est donc un détec­tive dans l’Espaaace au physique peu impres­sion­nant ‑un certain âge et une barbe blanche, qui a de gros problèmes avec son argent durement gagné. Comme c’est un homme raison­nable et entre­pre­nant à la fois, il tente des place­ments qui le confronte réguliè­re­ment à des malhon­nêtes qui l’obligent à agir. C’est très léger et quelque fois très drôle, Vance n’ayant aucun scrupule à laisser de côté la morale. Enquête policière à suspects (on y apprend que sur certaine planète, les jeunes femmes délicieuses peuvent vous assas­si­ner en vous faisant mourir d’amour frustré) ou énigmes scien­ti­fiques (comment débar­ras­ser une station balnéaire paradi­siaque de gorilles portés sur les blondes à forte poitrine, de dragons belli­queux et autres insectes venimeux), Ridolph a fort à faire. L’Uni­vers est vaste et le crime est univer­sel…

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4 commentaires

  • Ce qui ravit dans ces petites histo­riettes c’est l’humour ravageur de Vance dans le rendu cocasse des situa­tions auquelles se trouve confron­té Ridolph, antithése des aventu­riers muscu­leux des fifties.
    (Pour amateurs, l’influence dans le style reléve de l’humo­ris­tite anglais P.G.Wodehouse, lire ”L’Ini­mi­table Jeeves”)
    Je signale à l’aimable assis­tance que les aventures complétes de Magnus Ridolph sont parues en 2004 dans l’omni­bus ” Emphy­rio & autres aventures” chez Denoël, Coll. Lunes d’encre.

    Doc Mars qui préfére s’étendre sur la gent féminine ;o)

  • Ah zut, cela signi­fie qu’il y a des nouvelles inédites dans le recueil Denoël ?

  • Hé oui ;o(
    Bon franche­ment tu peux t’en passer il n’y a que ”Des sardines douteuses” qui est inter­es­sante comme nouvelle ( dispo dans le recueil ”Docteur Bizarre”, Presses-Pocket n° 5402 de 1992) les trois autres sont alimen­taires, d’ailleurs Jack ne les aime pas et dans la réedi­tion améri­cane de ses oeuvres les a mis à part.

  • Ah, merci de la préci­sion Doc, ça va m’éco­no­mi­ser un peu d’argent pour le moment…

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