Le livre d’Or de Robert Sheckley (Presses Pocket)

Je cherche active­ment Les univers de Robert SHECKLEY de chez Opta, illus­tré parMoebius et je vous préviens tout de suite, je ne paierai pas une fortune pour ça… Mais puisque ce bouquin culte est diffi­cile à trouver, on va se rabattre sur le très gouleyant Livre d’Or concoc­té par Michel Demuth (sous une immonde couver­ture de Siudmak) qui contient d’ailleurs plusieurs des nouvelles des ”Univers”.
Il y a eu un courant SF très humoris­tique, porté par Frede­ric Brown ou Sheck­ley, avec des extra terrestres gaffeurs, des explo­ra­teurs des étoiles idiots ou des robots dépri­més. Moebius a lui-même été très marqué par ces histoires et plusieurs de ses histoires et illus­tra­tions des années 70 reprennent le thème du type perdu sur une planète idiote. Évidem­ment, il est très compli­qué de parler des ces histoires sans déflo­rer la chute ou la logique. En règle générale, des humains débarquent quelque part, sont persua­dés de se faire un max de flouze sur le dos d’ET arrié­rés et se retrouvent finale­ment en mauvaise situa­tion. Il faut voir les truands d’ ”Une race de guerriers” prêts à en découdre et contraints de repar­tir bredouille face à la féroci­té des Cascel­liens ou Gregor et Arnold, les patrons optimistes de l’AAA Ace, en butte à de féroces fantasmes. Hilarant.

bong
clic – illus­tr de Moebius pour ”N’y touchez pas !”

Mun mun
clic – illus­tr perso pour ”Voulez vous parler avec moi ?”

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, infor­mez-moi en sélec­tion­nant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

10 commentaires

  • Dans le genre à l’époque (75 – 76) il y avait aussi les savou­reux (à mon idée) ”mémoires d’outre-espace” et ”l’appel des étoiles” de Bilal. Le graphisme y tenait parfois beaucoup de place chez l’auteur à cette époque.

  • Oh, il est censé prendre toujours autant de place il me semble :-) Mais c’est vrai que c’était assez rigolo et tout à fait dans la veine humoristico/​SF (qui permet­tait de faire des histoires courtes pour Pilote).

  • Ouais, c’est vrai que le trait a beaucoup d’impor­tance dans son travail, mais je pensais, par exemple au travail en noir et blanc unique­ment de ”l’appel des étoiles”, où les hachures à la plume (au feutre?) menaient la danse dans la dernière histoire, a contra­rio des ”expériences” colorées des albums plus récents, utili­sant… quoi d’ailleurs ? Des pastels ? Des encres ? La gouache ? Le tout ? Pas toujours évident. Bah c’est bien sympa en tout cas. Il me vient à l’esprit une anecdote avec Bilal : je passe un après-midi sur la place Beaubourg en 76, et voit Enki derrière une montagne de BD qu’il dédica­cait à la chaîne, avec personne autour!!! Je m’approche du stand et risque le coup : j’achète ”le vaisseau de pierre”, m’approche de lui, et lui dit : ”Bonjour, vous ne voudriez pas me le dédica­cer tout de suite, car je passe le CAPES et ne suis à Paris que jusqu’à ce soir, et ne pourrais pas passer le reprendre?” Super sympa, Bilal m’a dit : ”aucun problème”, et je suis rentré super content avec mon ”Vaisseau” illus­tré d’un person­nage en première page.

  • C’est intéres­sant pour moi qui connais mal la SF. Ainsi les histoires du type de L’Homme est-il bon ? décou­le­raient de ce courant ?

  • Oui, totale­ment. Moebius a beaucoup lu de SF dans sa jeunesse (le magazine Fiction notam­ment) puis en tant qu’illus­tra­teur.

  • Le mieux pour décou­vrir cette tranche de la sf c’est de trouver les volumes de la grande antho­lo­gie de la science fiction (LIBRAIRIE GENERALE FRANCAISE, Coll. Grande antho­lo­gie de la science fiction). Chaque volume regroupe une série de nouvelles sur des grands thèmes (histoires de pouvoirs, histoires d’extra terrestres, etc.)

    Ces bouquins se trouvent facile­ment fans n’importe quelle brocante, emmaüs, etc. Person­nel­le­ment ça m’a permis de décou­vrir pas mal d’auteurs.

    Pour Bilal, la seule fois que je l’ai vu en dédicace (et j’avais séché un cours pour ça) il était speed, ne faisait que signer et ne signait que le dernier album sorti (pas forcé­ment acheté sur place ceci dit), du coup bon pas un souve­nir mémorable. Par contre son boulot est toujours impres­sion­nant. j’avais vu al grosse expo faite à paris il y a quelques années et j’ai revu des toiles/​planches l’année dernière à St Malo, c’est toujours plaisant de se plonger dedans.

  • Il y n’y en a eu ”que”… 42 de sortis, de ces fameux livres ”histoires de”!!! T’as raison Glorb, on les trouve assez facile­ment dans les brocantes. A tel point que j’ai entre­pris depuis quelques temps d’essayer de complé­ter ceux que j’avais acheté neufs à l’époque. J’en suis à 13. L’espoir fait vivre. En tout cas j’ai décou­vert effec­ti­ve­ment pas mal d’auteurs au travers de cette antho­lo­gie. Bilal je le connais pas, mais ce jour-là il avait été sympa, et on avait discu­té le coup. Mais c’est vrai qu’il donnait l’impres­sion d’abattre au niveau dédicaces, et en-dehors du public.

  • Ah ben moi, la seule fois où j’ai croisé Bilal, j’avais un verre à la main et lui aussi, il y avait des petits fours et un journa­liste du Monde et on a discu­té SF notam­ment… Ça c’est très bien passé :-)

  • Je pense que Bilal doit être un mec super intéres­sant. Pas forcé­ment rigolo au premier contact mais bon c’est pas son boulot non plus.

    Je sais pas combien j’en ai de ”histoires de”. Je les ai active­ment recher­ché pendant un moment et c’est toujours un plaisir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *