La cité des saints et des fous (Jeff VanderMeer – Calmann-Lévy)

Suite à ma lecture entou­hiaste de Perdi­do Street Station, Syl m’a conseillé la lecture de ce roman (au moins ce blog a une utili­té person­nelle :-)) et les commen­taires élogieux glanés ici et là m’ont encou­ra­gé à le comman­der. En fait, les deux romans sont très diffé­rents. ”Perdi­do” décrit une ville dans un monde héroïcfantaisiste/​SF alors que ”la Cité” est un objet beaucoup plus litté­raire.
Déjà, il ne faut pas s’attendre à un roman de SF classique. En fait, il ne faut s’attendre à rien. Voilà un ensemble d’objets litté­raires qui tournent autour d’Ambre­gris, ville fluviale au lourd passé située dans un univers que l’on pourrait quali­fier de fanta­syste. ”Dradin, amoureux” est une nouvelle classique qui raconte la quête d’amour d’un jeune écclé­sias­tique de retour de la jungle. Sur le moment, j’ai été un peu déçu, avec l’impres­sion de ne pas lire quelque chose de fonda­men­ta­le­ment nouveau. Avant la fin de cette nouvelle (qui finit de manière litté­ra­le­ment Boschienne (le peintre, pas le fabri­cant de machine à laver)), Ambre­gris s’était insinuée dans mon esprit et pondait ses spores vénéneux. On y trouve aussi un fasci­cule consa­cré à l’his­toire d’Ambre­gris (rédigé par un vieil histo­rien aigri et adepte des notes en bas de page), une nouvelle écrite par Sarin ( célèbre écrivain Ambre­sien), une brochure publiée à l’occa­sion du fameux Carna­val d’Ambre­gris etc etc (et je ne parle pas de la nouvelle cryptée ou de ce rapport de psychiatre qui tend à démon­trer la réali­té ou le mensonge d’Ambre­gris). L’écri­ture de Vander­meer oscille entre humour décapant et horreur angois­sante dans un ballet qui donne le vertige avec de nombreuses références à Borgès, ‚Nabokov ou Peake. Je conseille forte­ment ce bouquin à tout amateur d’aven­tures litté­raires.
Quelques pages extraites du livre pour souli­gner le gros effort d’édi­tion de Calmann-Lévy (si quelqu’un peut me trouver la nouvelle décodée, je suis preneur):

mangez du Calmar

ça c'est du beau code

un ouvrage culte

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8 commentaires

  • Tu veux la vérité, c’étit pendant une période pendant laquelle j’étais très occupé, puis préoc­cu­pé, je n’ai aps lu toute les parties :p
    Je n’a pas le temps de m’y remettre en ce moment, oh non.

  • Grave erreur car, comme le dit Vander­meer, le bouquin ne fonctionne vraiment qu’en le lisant complè­te­ment et dans l’ordre (il y a une progres­sion dans les infor­ma­tions et les références).

  • rha je sais chhhh :)
    Je poursui­vrai un jour, je suis encore trop (pré)occupé, j’ai trop de choses à faire !
    Pas moyen.

  • ahah. Mais tu vois j’ai de nouveau le temps de passer, et d’admi­rer tes trouvailles !
    Et il y a de belles choses.

  • Ah ça, on voit la diffé­rence avec quand tu n’es pas là :-) Je dois laisser mes visiteurs muets d’admi­ra­tion :-)

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