Les italiennes canon de Kremos/​Ramponi

Kremos – The Lost Art of Niso Ramponi (Lost Art Books)

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La der­nière petite folie gra­phique que je me suis faite récem­ment, c’est l’achat des deux ouvrages consa­crés aux des­sins humo­ris­tiques de Niso Ram­po­ni (1924 – 2002), illus­tra­teur et ani­ma­teur ita­lien – une bou­tique en ligne fai­sait un prix pour les deux.
Ram­po­ni a lit­té­ra­le­ment débu­té en tra­vaillant avec Fel­li­ni : dans la Rome de l’après guerre, Fel­li­ni a mon­té un petit stu­dio de por­traits pho­to­gra­phiques pour les GI et il invente des décors que Ram­po­ni peint. Les deux vont être enga­gés sur un petit film d’animation des­ti­né à accom­pa­gner la sor­tie du film Rome, ville ouverte de Ros­sel­li­ni – pro­jet avor­té.

Ram­po­ni a plu­sieurs cordes à son arc : il est illus­tra­teur humo­ris­tique mais sur­tout ani­ma­teur – il tra­vaille beau­coup pour la télé­vi­sion ita­lienne – et enfin ensei­gnant. Les deux livres publiés par Lost Art Books se concentrent sur la par­tie humo­ris­tique et par­ti­cu­liè­re­ment le maga­zine Tra­va­sis­si­mo où il mul­ti­plie les jeunes femmes aux formes par­ti­cu­liè­re­ment atti­rantes (d’abord sous le pseu­do­nyme de Kre­mos avant qu’un artiste au même nom ne menace de le pour­suivre) à l’époque ou Gui­do Lol­lo­bri­gi­da, Sophia Loren et d’autres star­lettes ita­liennes font fan­tas­mer le monde entier par leur nature géné­reuse.

Le pre­mier recueil est consa­cré aux des­sins noirs et blancs.

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Le second ouvrage reprend les images cou­leurs. Sur le moment, en feuille­tant les deux livres rapi­de­ment, je me suis dit que j’aurais très bien pu me conten­ter de la ver­sion cou­leurs aux images plus riches. Mais les images noir et blanc com­portent quelques pépites : le trait délié de Ram­po­ni mérite vrai­ment le coup d’œil.

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Para­doxa­le­ment, après les noirs et blancs, j’ai été un peu déçu par la pre­mière par­tie de la ver­sion cou­leurs. Le des­sin est plus figé et les cou­leurs assez mal uti­li­sées jusqu’en 1958 où tout se tient bien mieux et Ram­po­ni déploie sa classe.

Les deux livres sont accom­pa­gnés d’introductions et les textes ita­liens des gags sont tra­duits en anglais. Les deux livres sont très riches en conte­nu – uni­que­ment des repro­duc­tions de maga­zine me semble-t-il – mais le papier choi­si est très moyen – un peu trans­pa­rent. Le choix de la cou­ver­ture du recueil cou­leurs est assez catas­tro­phique parce qu’elle ne reflète en rien l’esprit et le tra­vail de Ram­po­ni. Pro­ba­ble­ment un ori­gi­nal dis­po­nible que l’éditeur a pré­fé­ré à une repro­duc­tion. Et ne vous atten­dez pas à des gags de haut vol même si une plon­gée dans l’Italie de l’époque côté sou­rire va rap­pe­ler le ciné­ma ita­lien d’alors.

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