Dune, illustré par John Schoenherr

John Schoen­herr (1935-2010) est un artiste états-unien connu pour son tra­vail dans la science-fic­tion ( cou­ver­tures et illus­tra­tions ) mais aus­si peintre ani­ma­lier.

En 1965, il illustre le roman Dune de Franck Her­bert qui paraît en feuille­tons dans la revue Ana­log puis le livre défi­ni­tif. Dune est consi­dé­ré par beau­coup comme une des ins­pi­ra­tions fortes de Star Wars notam­ment par son mélange de space ope­ra et de mys­ti­cisme reli­gieux.
Les diverses ten­ta­tives pour l’adopter n’ont pas mar­qué les esprits – le film de David Lynch est un peu à côté de la plaque – et il y a même plu­sieurs séries télé tirées des romans. Et même Her­bert sombre dans une écri­ture fumeuse au fur et à mesure des tomes.

Du coup, cette pre­mière approche visuelle de Schoen­herr a gar­dé toute sa beau­té calme ori­gi­nelle, d’avant la Grande Pol­lu­tion star­war­sienne.

dune-John Schoenherr-16

dune-John Schoenherr-17

dune-John Schoenherr-26

dune-John Schoenherr-27

dune-John Schoenherr-38

dune-John Schoenherr-39

Si vous avez trou­vé une faute d’orthographe, infor­mez-moi en sélec­tion­nant le texte en ques­tion et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

Étiquettes
,

10 commentaires

  • Un vrai saut tem­po­rel dans l’illustration SF des années 60.
    Il y a des com­po­si­tions inté­res­santes dans ses illus­tra­tions N&B, un peu à la Top­pi.

    • Je suis moins fan des illus­tra­tions noir et blanc que je trouve un peu sèches. Il cherche un peu trop l’effet artis­tique – comme Top­pi ? :-)

  • Je ne suis pas trop fan du des­sin N&B non plus.
    Mais là aus­si, ce style de com­po­si­tions, oublié main­te­nant, nous ramènent dans un chouette pas­sé.

    C’est com­pli­qué avec Top­pi.
    Oui c’est illi­sible, sou­vent gra­tuit,
    mais je regarde sou­vent son tra­vail, ça me tire en avant.

    • Je n’ai pas dit que c’était mau­vais, Top­pi : c’est très beau mais dans le des­sin, la nar­ra­tion est un peu dif­fi­cile je trouve. Et je ne crois pas qu’il ait ser­vi une vraie grande his­toire mais je n’ai pas tout lu de lui, loin de là.

  • la grand pol­lu­tion Star War­sienne ? Mais laquelle ? Parce que Star Wars, c’est 35 ans de desi­gn et d’imagerie SF.
    Si on consi­dères, comme moi, Star Wars comme un truc décé­dé un peu après les 30 pre­mières minutes du retour du Jedi, Sta Wars c’est Ralph Mc Quar­rie, et c’est très proche dans les ambiances et la concep­tion visuelle de ce que tu nous montres ici !

    • En fait, je n’ai rien fon­da­men­ta­le­ment contre Star Wars le film. C’est son suc­cès qui me désole car il a assé­ché la lit­té­ra­ture et l’imagerie SF. En effet, les desi­gns reprennent énor­mé­ment de choses que l’on aime bien dans la SF à grand-papa – à part les vais­seaux, on est presque tou­jours dans les années 30 avec capes au vent, épées (laser) et monstres baveux – mais du coup, un peu comme Dis­ney avec les contes à une époque, a impo­sé une « vision unique » au monde entier.

      Je me suis ren­du compte il y a peu qu’il y avait un truc bien illo­gique dans Star Wars : visi­ble­ment, l’intelligence arti­fi­cielle a atteint de tels som­mets qu’on peut construire un robot de pro­to­cole bavard et frous­sard mais visi­ble­ment, per­sonne ne s’est ren­du compte que ça pou­vait ser­vir à autre chose (genre diri­ger des avions de com­bat).

  • ah mais si, c’est jus­te­ment la fonc­tion des droïdes astro­mechs comme R2 D2.
    Merde, ça se voit que je suis fan ou pas ?
    Pas sûr d’être d’accord sur l’idée que Star Wars a colo­ni­sé tout l’imagerie SF- ne serait-ce qu’au ciné­ma il y a des voies sinon oppo­sées, du moins diver­gentes esthé­ti­que­ment (Matrix ?), c’est aus­si un uni­vers tel­le­ment « englo­bant », pou­vant en conte­nir tel­le­ment d’autres qu’il est dif­fi­cile de ne pas y trou­ver son compte dans une pers­pec­tive ou une autre.
    Quand à la « logique » de l’univers… on est d’accord on parle de Space Ope­ra, donc pas vrai­ment de SF…

    • Com­ment ça, le « space ope­ra » n’est pas de la SF ? On m’aurait men­ti ? Je suis déso­lé, le cycle de la Culture de Hamil­ton c’est du space ope­ra et de la grande science-fic­tion (ne par­lons pas de Dune etc…).

      Au ciné­ma, il y a trop peu de science fic­tion. Matrix est un exemple mar­quant de ces der­nières années mais en fait, pour les ama­teurs, un des der­niers films SF vrai­ment mar­quants dans le thème et l’esthétisme, c’est Bien­ve­nue à Gatac­ca. Mais c’est vrai que seul Matrix a réus­si à impo­ser une autre approche esthé­tique.
      Bon, je résume très à la louche parce qu’il y a quand même Alien et Blade Run­ner.

      Je vais quand même pré­ci­ser ma râle­rie : quand j’étais jeune, Star Wars n’existait pas. J’ai gran­di avec des élé­ments de SF très dis­pa­rates qui se sont concré­ti­sés avec les romans (à une époque, les romans SF squat­taient une grosse part des rayons des points de vente dans les gares, on y trou­vait Dune, Jack Vance, etc…) et Métal Hur­lant.
      Aujourd’hui, les gamins sont confron­tés très tôt à Star Wars – dès les Lego ! – qui sera LA réfé­rence SF comme Dis­ney est deve­nu LA réfé­rence du film d’animation jeu­nesse. Et comme toutes les réfé­rences à carac­tère com­mer­cial et indus­triel, elles ont ten­dance à écra­ser toute oppo­si­tion pour offrir une « pen­sée unique » en recy­clant des thèmes anciens remis à la sauce moderne et très sou­vent édul­co­rés – se far­cir un Dis­ney quand on est un mâle de 50 ans tient du sup­plice intel­lec­tuel.
      Il faut quand même voir que Pla­nète inter­dite est plus « moderne » du point de vue de l’esthétique SF que Star Wars – pas de cape, une tech­no­lo­gie enva­his­sante.

      Pour moi, Star Wars est un monde rétré­cis­sant : il fas­cine les gens qui ont besoin d’Histoire pour se struc­tu­rer – Le Sei­gneur des Anneaux fait ça très bien aus­si. Ce sont des uni­vers qui ouvrent à un ima­gi­naire que le grand public ne connait pas mais s’imposent des règles très ser­rées – que les ama­teurs décor­tiquent avec délice – qui me gonflent in fino parce que j’ai besoin d’imaginaire sur­pre­nant et poé­tique. De la même manière, je n’ai jamais accro­ché aux jeux de rôles qui res­sem­blaient à de la poé­sie pour ingé­nieurs infor­ma­tiques (ce qui d’ailleurs le cas) avec ses cen­taines de règles et ses lan­cers de dés inces­sants.

      Bon, ben si c’est comme ça, je fais un billet où Star Wars appa­raît un peu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *