Les Dieux Verts (C. ou N. Henneberg – Le Rayon Fantastique)

Je connais­sais le couple des Hen­ne­berg de Métal Hur­lant évi­dem­ment. Les hulu­le­ments de pos­sé­dés de Dion­net et Druillet quand ils évo­quaient les romans de Charles et Natha­lie don­naient envie… En même temps, je conser­vais une méfiance ins­tinc­tive face à la SF fran­çaise.

Je ne vais pas évo­quer les vies des Hen­ne­berg (allez voir sur Wiki­pe­dia, ça laisse rêveur), quoiqu’il en soit, ces Dieux Verts ont étés pro­ba­ble­ment écrits par Natha­lie. J’en ai un ou deux comme ça qui traînent dans ma biblio­thèque, trou­vés chez les bou­qui­nistes mais jamais lus. Autant l’avouer tout de suite, j’y ai pris un plai­sir énorme. On com­prend que Druillet ait ado­ré ça, ces espèces de sur­hommes qui luttent déses­pé­ré­ment contre un des­tin écrit d’avance, ces armées d’hommes-bêtes mar­qués au front, ces jungles vivantes et car­ni­vores… Des mil­liers et des mil­liers d’années plus tard, l’Humanité est réduite à un peuple dépen­dant des plantes qui ont atteint la conscience. Seuls le Prince Argo et la Reine Atlé­na se doutent de l’extinction à venir et un com­bat aux dimen­sions mytho­lo­giques débute.

L’écriture est poé­tique, les sen­ti­ments exa­cer­bés et le sérieux papal mais l’ensemble a un souffle évident et on pour­ra com­pa­rer avec Som­tow chro­ni­qué ici par exemple qui, sur les mêmes ambi­tions, se révèle plus pré­cieux et moins émer­veillant.
Évi­dem­ment, c’est abso­lu­ment incor­rect poli­ti­que­ment et le plai­sir n’en est que plus cou­pable.

cou­ver­ture de JC Forest.

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