Cugel the Clever (Jack Vance)

Pour la deuxième couver­ture de la série (cf. le billet ici) de la Terre Mourante, il fallait repré­sen­ter Cugel dit l’As­tu­cieux. Cugel est une espèce d’es­croc/voleur/imbu de lui-même comme Jack Vance en a beau­coup placé dans ses livres mais rare­ment en tant que person­nage prin­ci­pal. En tentant de cambrio­ler Iucounu le Magi­cien Jaune, Cugel se fait choper et, pour sa peine, est chargé de récu­pé­rer un oeil de démon qui permet de voir le monde supé­rieur. Pour le moti­ver dans sa tâche, une bestiole toute en croc est enfoncé dans son abdo­men au niveau du foie. Et ensuite, il doit retrou­ver le chemin du retour!
Avec Cugel, Vance est fran­che­ment dans l’hu­mour, quelque fois très noir. Ce person­nage est telle­ment égoïste qu’il en vient à provoquer des catas­trophes mons­trueuses juste par avidité, ce qui ne l’em­pêche pas de s’en tirer in extré­mis. Comme le précé­dent livre, ça a été une déli­cieuse surprise de relire un bouquin que j’avais large­ment oublié.

cugel-the-clever-cover-2

Acry­liques Golden et feutre pinceau sur papier croquis (en fait, je ne retrouve pas les réfé­rences).

Croquis préparatoire
Croquis prépa­ra­toire



  • 4 commentaires

    • Voilà le réponse à la ques­tion que j’ai posé (à l’ins­tant) sur l’illus­tra­tion sur le billet sur Charles Keeping. :-)
      Je ne sais pas si tu te poses toi-aussi l’ir­ri­tante Ques­tion, à savoir : -« Dois-je conser­ver le travail prépa­ra­toire pour le dessin final ? »
      J’ai remarqué, avec agace­ment, que le dessin prépa­ra­toire qui jaillit du crayon est, dans la majo­rité des cas, toujours plus « expres­sif » les person­nages sont saisis malgré eux dans leur spon­ta­néité, ensuite pour la version finale ils posent toujours un peu, comme pour masquer leur vraie nature.
      Sinon belle couve, qui donne envie de lire le bouquin (donc: mission accom­plie ;-)

      • @Pat Rik: ce concept de vie dans le travail prépa­ra­toire n’est évident que pour l’Homme Moderne. C’est l’évo­lu­tion de l’Art qui a validé le geste comme oeuvre. Je pense que je suis plutôt un dessi­na­teur spon­tané – ce qui n’est pas très bon en BD – et on remarquera que j’ai conservé des traces de cette vigueur dans le fond. Ici, on est dans un ouvrage clas­sique, quelque chose de trop « brouillon » n’au­rait pas été raccord à mon avis.

    • Parce que ça bouillonne un crayonné;un flou génial et nos yeux composent avec;mettent un peu du leur…C’est l’idée parfaite de la tragé­die:Renon­cer à ça.
      Oui;trés belle illus­tra­tion!Avec un vert-Forest(logique,tiens.)savou­reux.

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