Le carnet de notes 2016 du petit Springer

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Ces dernières années, la publication de carnets de croquis permet à de nombreux dessinateurs de se faire plaisir en montrant un pan de leur travail inconnu du grand public et aussi de rentabiliser une production qui n’est pas a priori destinée à la publication. Je ne parle évidemment pas du « carnet de voyage », travail de poseur depuis que l’on a inventé l’appareil de photo portatif, mais du carnet de croquis de détente où l’inconscient se révèle, où l’artiste délire sans penser au lecteur éventuel et triture une image comme on agace une dent creuse.
Évidemment, ce travail « à la Moebius » n’est pas la tasse de thé de tout le monde. Beaucoup de dessinateurs se contentent de dessiner ce qui les entoure ou n’éprouvent aucun plaisir à faire ressortir des images dérangeantes. Ce carnet autopublié par Benoît Spinger nous épargne donc les pin ups, la fantasy bateau voire les pin ups de fantasy pour nous dévoiler des images bizarres dont certaines séquences semblent amorcer une histoire onirique vaguement érotique. Bon, il y a aussi quelques crobards de concerts, un truc encore plus insupportable que le crobard de voyage (franchement, dessiner en concert, est-ce que ce n’est pas un peu insulter les artistes sur scène ?).

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la femme pipeau
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un éléphant dans ta machine
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le rock du dentiste

Le bouquin est un petit A5 à couverture souple et l’amateur d’images insolites rêvera de l’objet précieux qu’on aurait pu réaliser relié en cuir de peau de bébé panda mais seules les visions ont vraiment de l’importance.

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