Un été top secret ( Aaron Renier – Shampooing )


Les ouvrages de la col­lec­tion Shampooing diri­gée par Lewis Trondheim se suivent et ne se res­semblent pas. Entre les blogs plus ou moins pas­sion­nants, “Bourbon 1730” ou de l’autobio sfa­rienne, c’est un peu le souk. Cet album d’Aaron Renier, jeune auteur amé­ri­cain, ne va pas sim­pli­fier les choses. L’été et les vacances sont arri­vées ! Topinambour, élé­phan­teau un peu emprun­té et amou­reux tran­si de la sou­ris Viola, se fait des copains qui le décident à suivre l’atelier de sculp­ture de Melle Husky (une baleine à bosses). Malheureusement, cette der­nière a déci­dé d’organiser l’exposition des tra­vaux des élèves près du bas­sin, le bas­sin du MONSTRE. Les adultes de la ville n’ont pas l’intention de la lais­ser faire et il fau­dra tout les efforts d’Emily et Ana, grands repor­ters au Scoop (le maga­zine under­ground qui mérite son qua­li­fi­ca­tif puisqu’il se cache sous terre) pour faire écla­ter la véri­té.

J’avoue que j’étais très curieux de décou­vrir ce 184 pages noir et blanc petit for­mat pour une rai­son simple : il est ani­ma­lier. Un fan de Macherot comme moi ne devait pas lais­ser pas­ser l’occasion. De ce point de vue là, je n’ai pas été déçu : les per­son­nages sont vivants et mignons, les pro­por­tions des adultes les rendent impres­sion­nants, l’univers est vrai­ment sym­pa­thique. La thé­ma­tique est aus­si par­fai­te­ment assu­mée : l’été, les vacances, les copains, un secret, une enquête, on retrouve toutes les sen­sa­tions des lec­tures de notre jeu­nesse (le Club des Cinq ou les Bibliothèques Vertes) gen­ti­ment actua­li­sées (les gamins assistent à un concert rock…). Renier booste la chose en jouant sur l’exagération (les gamins sont des artistes incroyables qui s’ignorent, les jour­na­listes du scoop cir­culent dans la ville grâce à un réseau sou­ter­rain secret !) et on a beau­coup de plai­sir à suivre les aven­tures des gamins qui veulent avoir rai­son contre leurs parents. Voici donc le pre­mier roman gra­phique pour enfants et le for­mat pose quand même un pro­blème évident : quel public va se sen­tir visé ? Les gamins accros au man­ga ou ne jurant que par le 46 pages franco-belges ? Les enfants des lec­teurs de Sfar, Satrapi et consort ? Pas évident à vendre mon­sieur Trondheim…

20 000 lieus sur les terres
clic

Le site de l’auteur http://​www​.aaron​re​nier​.com/ (mer­ci à Yannick)

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