Texas Cowboys (Bonhomme & Trondheim – Dupuis)

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Quelque que fois je m’épate moi-même quand mes théories se trouvent confir­mées par la réali­té. Parlez de western à un éditeur et il fera la grimace : seuls les auteurs instal­lés peuvent se le permettre. Voilà donc un western signé Trond­heim et Bonhomme qui poursuivent leur colla­bo­ra­tion commen­cée avec Omni Visibi­lis.
Ça commence un peu mal puisque le Texas en question est très générique – on est plus proche de Morris que de Giraud – et en plus, on n’y voit pas un seul cowboy ! (je rappelle que ”cowboy” est un métier consis­tant à garder et convoyer des vaches). Publié en ”feuille­ton” dans le beau journal de Spirou, on croise diffé­rents person­nages dont les destins s’entre­croisent dans ”le pire endroit” de l’Ouest avec un person­nage de journa­liste en quête de fortune dans le rôle pivot. Joueuse de poker, hors la loi impitoyable, shériff corrom­pu, vengeance, chasse au trésor s’entre­mêlent avec fluidi­té et moultes surprises vous attendent. Comme d’habi­tude chez Trond­heim, le ton est ironique et la plupart des person­nages n’échappent pas à leur fatali­té en pensant être libre.
Un album que j’ai lu avec beaucoup de plaisir et une pointe de décep­tion. Le dessin de Bonhomme est honnête – il me faut tirer mon chapeau à un type qui dessine des gens trimbal­lant une selle de cheval avec un naturel confon­dant – mais sans plus par rapport à ses capaci­tés et le tout manque un peu de trans­pi­ra­tion. Ce patelin est censé être le pire endroit de l’Ouest sauvage ? Diffi­cile à croire.
On remar­que­ra que le person­nage de joueuse de poker est inspi­ré de celui d’Angie Dickin­son dans Rio Bravo.

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