Sky Doll – Spaceship collection tome 1 ( divers auteurs – Soleil)

Si il y a une chose qui m’agace un peu dans le dis­cours média­tique BD post-Association (genre France Culture ou Télérama), c’est d’entendre/de lire des choses comme “je me vois mal des­si­ner une fille en string avec une épée com­bat­tant un dra­gon” ou “le genre de cou­ver­tures mon­trant des filles avec de gros seins” (com­plè­te­ment authen­tiques). Ce sont des expres­sions qui font mouche, sug­gé­rant des uni­vers bas du front uni­que­ment pré­oc­cu­pés par des ins­tincts pri­maires. On ima­gine des choses sales, des gro­gne­ments, des cas­quettes à l’envers et une cas­sette de Luc Besson sur le télé­vi­seur. En fait, typi­que­ment le dis­cours tenu à l’encontre du ciné­ma B à Z d’une cer­taine époque (polars, SF, fan­tas­tique etc…). Je ne serai pas plus cho­qué que ça si au moins c’était jus­ti­fié. Parce que, fran­che­ment, l’héroïc fan­ta­sy en BD fran­co belge, elle n’est pas très délu­rée, oscil­lant entre jeux de rôles pous­sifs et humour gras vague­ment paro­dique. Et per­son­nel­le­ment, je n’ai jamais vu une seule fille en gros seins vêtue d’un string com­bat­tant un dra­gon (ça au moins, ce serait un des­sin inté­res­sant). Ou alors, ces gens confondent la BD du genre avec les pein­tures de Frazetta (comble du mau­vais goût dans cer­tains milieux situés à la Montagne). Bon, bref, en résu­mé, il sem­ble­rait que per­sonne d’un peu sérieux ne se penche avec du recul sur toute cette pro­duc­tion, tri­ant le bon grain de l’ivraie, ana­ly­sant les ten­dances, les tenants et les abou­tis­sants. La BD de genre est pro­ba­ble­ment un des ghet­tos les plus effrayants pour l’intellectuel fran­çais moyen. J’imagine que dans 50 ans, on redé­cou­vri­ra tout ça avec raviss­se­ment et des tré­mo­los dans la voix.
En atten­dant, j’ai déci­dé de m’intéresser à un concept rela­ti­ve­ment récent: l’héroïne pou­pée. Un concept qui a pris forme avec les jeux vidéos et notam­ment les jeux de rôles. On vous demande de créer un ava­tar que vous allez habiller des pieds à la tête et que vous contrô­le­rez pen­dant toute votre par­tie. Vous pou­vez choi­sir jusqu’à sa taille, la cou­leur de ses che­veux ou des yeux. Une vraie pou­pée vir­tuelle que vous pou­vez faire bou­ger, dan­ser, bou­der etc (mes réfé­rences ici pro­viennent de Guild Wars, un fameux MMORPG que j’ai ter­mi­né avec une guer­rière blonde très grande). Les desi­gners ont très bien assi­mi­lé le concept et pro­posent des filles de plus en plus jolies avec des tenues raf­fi­nées et sexy (j’ignore com­ment on peut se battre à l’épée le nom­bril à l’air, mais pas­sons). En BD, la pre­mière héroïne pou­pée est pro­ba­ble­ment Nävis de Sillage. Non seule­ment elle passe son temps à chan­ger de tenue ou de coif­fures dans ses aven­tures mais Philippe Buchet (son des­si­na­teur) accen­tue le phé­no­mène avec les ex libris, affiches et autres pro­duits déri­vés où son per­son­nage change de look à chaque fois. En contra­dic­tion fla­grante avec une des règles d’or de la BD qui est de faire des per­son­nages faci­le­ment recon­nais­sables dans leur aspect en toutes cir­cons­tances (qui culmine avec les super héros US). L’album qui nous inté­resse ici semble assu­mer tota­le­ment cette ten­dance. Noa (pas le ten­nis­man) est car­ré­ment une pou­pée cyber­né­tique qui se rebelle et confron­tée à une crise mys­tique (bon, je résume très vague­ment, je n’ai pas lu la série qui m’a sem­blé un peu tirée par les che­veux). Les auteurs (Barbucci et Canepa) ont eu envie de pro­lon­ger l’expérience avec un recueil d’histoires courtes réa­li­sées par des auteurs exté­rieurs. “Sillage” (série dont Nävis est l’héroïne, vous sui­vez ?) avait lan­cé le concept (une décli­nai­son des méthodes mar­ke­ting des comics amé­ri­ci­cains) mais en tâchant de faire en sorte que ces his­toires enrichissent/complètent la série. Dans le cas de Sky Doll, il n’y a même plus besoin d’avoir de rap­port avec l’histoire prin­ci­pale. Il suf­fit de mettre Noa dans une situa­tion rigolote/scabreuse/inattendue et on regarde ce qui se passe (le pre­mier récit voit Noa avec des copines dans un ranch genre wes­tern pré­oc­cu­pée à liqui­der des cra­pauds accro­chés au pis des vaches !!!! Non, je n’ai rien fumé). L’intérêt de la chose réside dans l’extrème soin appor­té à la fabri­ca­tion de l’album. Quatrième de cou­ver­ture en relief, mise en page sophis­ti­quée, concept soi­gneu­se­ment pen­sé (cha­cune des his­toires fait réfé­rence à une chan­son pop/rock connue) et des­si­na­teur choi­si pour son talent gra­phique (on remar­que­ra Bengal par exemple, déjà pré­sent sur de nom­breux pro­jets Sillage et inter­na­tio­na­le­ment connu si on en croit les sites d’illustrateurs du Net).

là-haut sur la montagne
Claudio Acciari

il est laid
Barbucci

Évidemment, tout ceci par­ti­cipe à une grande course concep­tuelle: la fabri­ca­tion d’une marque. Faire d’un per­son­nage ou un uni­vers, une sorte de marque décli­nable à l’infini. Ça peut paraître bas­se­ment com­mer­cial mais je vou­drai com­pa­rer ça avec d’autres auteurs. Moebius essaie depuis plu­sieurs années de faire du Garage Hermétique une marque de fabrique (il avait ven­du le concept à Sony à une époque mais sans grand suc­cès). Corto vend du par­fum. Satrapi ne se contente pas du suc­cès de sa BD (qui s’est très très bien ven­due) mais décide d’en faire un film d’animation. Et Sfar va pro­ba­ble­ment suivre le che­min avec le “Chat du Rabin”. Méditez bien ceci les amis.

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27 commentaires

  • Ah, il fal­lait le dire que tu aimais l’heroic fan­ta­sy pri­maire et macho…
    Je plai­sante, bien sûr.
    En revanche, je me demande si depuis la quête de l’Oiseau du Temps (dont l’héroïne a été un sujet de fas­ci­na­tion ado­les­cent) une série est sor­tie du lot. Vu que les bd d’heroic fan­ta­sy que j’ai eues dans les mains ne m’ont pas don­né envie d’aller plus loin, je suis mal pla­cé…
    Quant à ce sata­né las­car de Sfar, que d’aucuns comme moi louent à tire-larigot, il a un peu renou­ve­lé le genre avec Donjon, non ?
    J’attends les repré­sailles… ;)

  • Ajoute à ça: les super héroïnes qui se pro­tègent des rayons plas­ma avec un cos­tume qui tient plus du ruban, ou celle qui sautent des buil­dings, dégui­sées en nin­ja en arbo­rant un 95 c qui ne les dés­équi­libre pas plus qu’il ne leur abime le dos…

    Sinon moi Guildwars je m’y bal­lade en bar­bare avec des bras comme mes cuisses qui a tout du Conan gros Bill, et va savoir pour­quoi j’adore le jouer phi­lo­sophe…

    On se retrou­ve­ra peut être à décou­per du Chaar ?

    Sylvain

  • Oslav: du jeune Mézières ?? (quelle drôle de bête). On voit que tu n’as pas lu le fameux “Planète loin­taine”.

    Donjon Pirate est un site qui met en ligne des his­toires ins­pi­rée par la fameuse série. Il n’y a aucune auto­ri­sa­tion des auteurs mais un consen­te­ment tacite.

  • Faut être sacré­ment de mau­vaise foi pour com­pa­rer une ini­tia­tive pure­ment com­mer­ciale comme ces conne­ries de Sky Doll et le tra­vail de Satrapi ou de Sfar.
    A part ça, cha­cun ses fan­tasmes d’ados attar­dés, hein, si toi c’est les filles en string jaune com­bat­tant les dra­gons, ça te regarde.… Hu hu.

  • Ollopa, je te ren­voie à ta propre mau­vaise foi : t’es quand mm le gars qui a por­té un groupe rock au pinacle au pré­texte que l’on y voyait des nanas se rou­ler des patins sur scène. Et qui ido­lâtre un auteur qui des­sine des filles en string se frit­ter avec des dino­saures (si je ne me trompe pas, je n’ai pas lu l’album). Dessiner des filles en string n’est pas le pro­blème, ce qui peut être inté­res­sant, c’est la manière et le pour­quoi (du moins pour les gens qui ont un peu d’imagination).
    Ici la ques­tion se pose dans sa magni­fique ampleur: quoiqu’on en dise je ne suis pas per­sua­dé que l’esprit “mer­can­tile” des gens qui font Sky Doll soit plus mar­qué au départ que celui de Sfar ou Satrapi (je ne les vois pas se frot­ter les mains en se disant “oula­la, je vais me faire de l’argent” lorsqu’ils ont atta­qué leur pro­jet). Il y a une espèce de vice vicieux dans le rai­son­ne­ment des “bons auteurs” qui veut que les albums qu’ils exècrent soient obli­ga­toi­re­ment mon­tés dans un esprit com­mer­cial alors que, (mal­heu­reu­se­ment ?), ces gens en ques­tion croient sin­cè­re­ment créer une oeuvre inté­res­sante. J’imagine que c’est une forme de paresse de la pen­sée bien confor­table (je ne parle pas de blagues de blondes et autres mon­tages finan­ciers). On ne va pas repro­cher à John Ford de faire du wes­tern, Scorcese du polar ou Li-An du Moebius (zut je parle à la troi­sième per­sonne).
    À part ça, j’assume par­fai­te­ment mes fan­tasmes d’ado comme d’autres qui mettent sur leur blog des chan­sons de leurs 14 ans au pré­texte que c’est cool.

    Oslav: d’accord pour Donjon. Pour moi, c’est jus­te­ment une série qui mon­tré que l’univers héroïc f. pou­vait être signe d’innovation et d’invention. Par contre, je m’inquiète pour la suite avec des choses comme “Donjon Pirate” qui prouvent que les jeunes auteurs pré­fèrent se cacher der­rière un nou­veau modèle plu­tôt que ten­ter l’exploration.
    J’ignore tota­le­ment si une série du genre mérite la lec­ture. Je n’ai rete­nu que La Quête (dont j’étais fan dans ma jeu­nesse au point d’écrire à Serge Letendre)) et Légendes des Contrées Oubliées chez Delcourt (de Ségur et Chevalier) dont l’âpreté m’avait bien plu. À remar­quer que Le Mur de Pan de Mouchel peut ren­trer dans la caté­go­rie. Je ne crois pas à la bêtise d’un genre en par­ti­cu­lier. Je crois qu’on peut faire des choses inté­res­santes avec tous les genres (et c’est pour cela que le genre m’intéresse).

  • En tant que bon auteur, je n’exècre per­sonne, voyons (smi­ley, smi­ley).
    Je crois jean-Mimi, que tu as une sorte de com­plexe très étrange vis-à-vis de la recon­nais­sance de la bd d’auteur. A mon avis, tu as tort, mais bon, je t’expliquerai pour­quoi par télé­phone. (il fau­dra juste se rap­pe­ler qu’un auteur con et désa­gréable peut s’avérer un très bon auteur, et qu’un mec sym­pa comme tout peut s’avérer un ter­rible tâche­ron : c’est un peu injuste, je le recon­nais, mais c’est comme ça).
    La bd avec des filles en string dont tu parles, c’est Corben ? Et le groupe de rock dont tu parles doit être Nashville Pussy : je n’ai pas sou­ve­nir qu’elles se rou­laient des pelles, mais en revanche il y avait une sorte de géante tatouée qui cra­chait du feu, ce qui me bot­tait sec. Après écoute, il s’est avé­ré qu’il s’agissait d’un pauvre groupe de rock bour­rin sans génie. Quelle décep­tion.

  • Merde, vla ty pas qu’on est d’accord.
    Effectivement, aucun genre n’est mineur par essence. Et c’est con de mettre une fron­tière entre bd d’auteur et bd com­mer­ciale (d’ailleurs, Sfar est d’accord avec ça) : il y a de la mau­vaise bd d’auteur mar­ke­tée comme de la bd com­mer­ciale, il y a des séries qui marchent et méritent d’être lues, des indés ven­dus, des grosses boites encore menées par l’idée de qua­li­té…
    Donjon Pirate, je n’ai pas vrai­ment lu. Mais j’attends le Donjon des­si­né par Stanislas (pas Gros, tout court).
    PS
    Tiens, tu parles d’une influence de Moebius à ton pro­pos mais je vois aus­si un peu du jeune Mézières…

  • Le temps d’amener Benjouille la fri­pouille au tir à l’arc et il y a déjà des réponses qui tombent alors que je vou­lais faire une petite mise au point (sur l’inutilité de la cri­tique en géné­ral et l’importance de la mau­vaise foi dans le plai­sir de la lec­ture). Mais bon, pas­sons (sauf inter­ven­tion de Troll cer­ti­fié).
    Je n’ai aucun com­plexe (en fait, si énor­mé­ment, mais pas trop celui-là) vis à vis de la BD d’auteur (en fait, si mais pas dans le sens où tu l’entends). Je pense qu’il peut être inté­res­sant de poser la ques­tion d’adaptation ciné­ma d’animation de BD par leur propre auteur (le der­nier à avoir fait ce genre de truc, c’est pas Alexandre Jardin ? Non, je blague, il y en a d’autres dans le roman). Quel est l’intérêt artis­tique véri­table ? Faut-il attendre la sor­tie d’Isaac le Pirate ou Peplum au ciné­ma pour s’y inté­res­ser ? Mon avis est pour l’instant sus­pen­du. Si ça se trouve, Satrapi et Sfar sont des Miyazaki en puis­sance et ils vont nous faire de vrais chef d’oeuvre ori­gi­naux par la suite. À moins qu’ils nous sortent l’adaptation roman de leur oeuvre, puis l’adaptation jeu vidéo puis le parc d’attraction, puis la BD (je lirai bien la BD adap­tée du des­sin ani­mé, tiens).
    Ollopa: je pen­sais plu­tôt au type qui fait une BD avec des nanas pirates qui s’embrassent en cou­ver­ture (et que je n’ai tou­jours pas lu mal­gré tes sou­pirs enfié­vrés). Pour ce qui est de Nashville, je suis déso­lé mais tu réécris l’Histoire.
    Pour les éven­tuels Troll ou fans des auteurs sus cités: tout ce qui est écrit ici ou là n’a aucune impor­tance. En cas d’intervention mus­clée de votre part, vous serez sévè­re­ment répri­man­dés et condam­nés à lire l’intégrale d’Harry Dickson. Tenez le vous pour dit.

  • Oui, oui, je sais ce qu’est Donjon Pirate mais tout ce qui est “fan art” (c’est comme ça qu’on dit), ça me saoule un peu.

    Autrement, oui, je suis démas­qué. Mais je vais essayer de me pro­cu­rer rapi­de­ment Planète Lointaine. Comme ça, je sau­rai à peu près de quoi je me mêle…

  • Je me dou­tais que tu connais­sais Donjon Pirate mais j’ai pré­fé­ré pré­ci­ser.
    Je te rap­pelle (ain­si qu’au reste de nos audi­teurs) que je suis le seul reven­deur offi­ciel de “Planète Lointaine”+ son sup­plé­ment pour un prix ridi­cule (voir la Boutique de ce blog :-)))).

  • Non, non et non pas d’adaptation ciné ou ani­mé d’une oeuvre de quelque genre quelle soit, il y a tou­jours tra­hi­son quand ce n’est pas car­re­ment un mas­sacre, il vaut cent fois mieux que l’illustrateur ou l’auteur fasse une ani­ma­tion ori­gi­nale.
    Des filles qui s’embrassent sur scéne? Ca me rap­pelle Tatu .
    Quand à Harry Dickson, c’est la BD (pas ter­rible) ou des romans (bien meilleurs) dont tu nous menace? ;o)
    Pour reve­nir au sujet du post : l’heroïne pou­pée reléve à mon avis de la japo­ni­sa­tion qui influence une par­tie de la BD actuelle (cf Gunnm et déri­vés). Et il fau­drait faire une dif­fé­rence entre pou­pée cyber­né­tique et celle de chair et de sang, parce que l’une c’est le mythe Frankenstein revi­si­té et là je recon­nais que les japo­nais sont plu­tôt bons et de l’autre c’est pour­quoi le gros pen­chant pour les petites culottes des mâles asia­tiques…

  • Et l’adaptation BD de Jack Vance, tu en fais quoi :-) ? Ce n’est pas vrai qu’une adap­ta­tion ne soit pas obli­ga­toi­re­ment inté­res­sante (voir Truffaut, Kubrick etc…).
    Ah oui, mais ce n’est pas Tatu mais le truc Nashville.
    Ah oui, la lec­ture des BD, ça, ça serait dur.
    Le man­ga a fort pro­ba­ble­ment une grosse influence du point de vue de l’héroïne pou­pée mais en cher­chant alors côté pro­duits déri­vés (comme pour la BD fran­co belge, les per­sos man­gas sont en géné­ral très typés et ne change pas de look toutes les 3 cases). Dans le cas de Sky Doll, la fron­tière n’est pas vrai­ment mar­quée. Même si la nais­sance est d’origine cyber­né­tique, on voit bien que les auteurs la traitent comme un per­son­nage humain du point de vue pure­ment intel­lec­tuel. J’imagine que ça par­ti­cipe à la séduc­tion de la chose (mais je répète que je n’ai pas lu la série).
    Pour ce qui est des petites culottes, je ne suis pas sûr que le mâle occi­den­tal ait atten­du le Japon. Et Jack Vance par­ti­cipe à sa manière à ce genre de pou­péi­sa­tion avec ses des­crip­tions très détaillées des habits por­tées par les dames :-).

  • pré­ci­sion : je suis fan d’Harry Dickson mais pas des Bds.
    Message à Doc Mars : Li-An a un pro­blème avec Harry Dickson, content que tu ne suis pas de son côté :)

  • Je ne par­lais pas d’adaptation BD mais ciné ;o)
    les deux réa­li­sa­teurs que tu cites sont des excep­tions qui confirment la régle quoique Farenheit 451 de Truffaut ne m’ait guére embal­lé, Kubrick c’était un génie (oublions tou­te­fois Full Metal Jacket – pré­fe­rons lui “Les Sentiers de la Gloire”).
    Pour créer l’enfilade, il faut bien polé­mi­quer dans la mau­vaise f(v)oi(e).
    C’est vrai que Vance aime beau­coup les cos­tumes, les masques et les mas­qua­rades. “Emphyrio”, un de ses plus beaux romans, traite des marion­nettes arti­fi­cielles et humaines.

    Pour Oslav: j’ai presque l’intégrale d’Harry Dickson ;o)

  • Ben oui, si on cherche tous les bons films tirés de livres oubliés on n’a pas fini (et Hitchcok alors, c’est du bou­din ?).
    Je vous lis du Dickson et vous allez voir ce que vous allez voir.

  • Bravo Doc Mars, enfin quelqu’un de fré­quen­table :)
    Autrement, au risque d’être mono­ma­niaque, il y a une bonne adap­ta­tion par Mocky du livre de Jean Ray “La cité de l’indicible peur” avec Bourvil qui joue Simon Triquet…

  • Je rajou­te­rai là-dessus que Myiazaki a lui-même adap­té son man­ga Nausicä mais, fran­che­ment, je pré­fère le man­ga (et il avait une bonne excuse: ça lui per­met­tait de sau­ter un pas impor­tant dans la vision qu’il avait de l’animation).

  • Juste un petit mot en retard sur les pein­tures de FRAZETTA, “comble du mau­vias goût” pour cer­tains. Le SUJETde ses pein­tures peut-être kit­chis­sime, j’en suis bien d’accord. La com­po­si­tion de ses pein­tures, par contre est intrin­sé­que­ment par­faite !
    Le débat entre oeuvre com­mer­ciale / pas com­mer­ciale (venant de créa­teurs ciné­ma / Bd “d’auteur”) n’est pas nou­veau et sou­vent infon­dé.
    Star wars, Indiana jones AVANT de deve­nir des fran­chises ren­tables se sont fait jeter de (presque) tous les bureaux de pro­duc­tion tellment ces uni­vers étaient alors à contre cou­rant de la “mode”.
    C’est aus­si vrai pour asté­rix, titeuf et lan­feust.…

  • Euh, ça me parait un peu pous­sé là, ami Kris. Goscinny était quand mm rédac chef de Pilote quand il a créé Astérix… Et je n’ai jamais lu que Titeuf ou Lanfeust ait souf­fert de tant d’avanies édi­to­riales que ça :-)

  • Ah bon ? Mince !
    Je croyais pour­tant que Skydoll des­cen­dait plus des homéo-putes de Moeb et Jodo que de Sillage …
    J’ai rien com­pris !
    Saperlipopette, je vais devoir tout relire depuis le début !

  • Mon dieu… Quel chaos…eh!eh!
    Alors: avant tout , je suis deso­lé pour mon orrible française..Je suis ita­lienne et c’est encore pas facile de tout, je suis deso­lé…
    J’ai besoin de dire, que les refe­rences cultu­rels de moi et Alessandro ils sont plu­tôt proches a un Moebius ou a un Bilal ( ou Gimenez aus­si ) que a un Sillage…ça c’est sure!!!
    Quand est née Sky Doll, moi je connais pas encore Sillage en plus..Mon refe­rence ils sont plus da le cine­ma comme Barbarella , Blade Runner ou le film de S.Kubrick juste a arri­ver a T.Gilliam, P.Greeneway ou G.Palfi…
    Mais bon… C’est vrai que la plu­part des lec­teurs lorsque il ouvre Sky Doll voit seule­ment des gros seins et juge une his­toire seule­ment lisant le pre­mier degré de la nar­ra­tion …Quel dommage.Sky Doll c’est pas ça.
    Et sur­tout c’es pas un pro­duit com­mer­ciel a le 100%…
    Bon, c’est trop dure et long espli­quer tout ça ici, alors bon bonne lec­ture… peut etre pour la deuxieme fois.… ^___^

  • Merci pour ce com­men­taire Mme Canepa. Il est vrai que je cite énor­mé­ment la série de Buchet et Morvan dans ce billet pour plu­sieurs rai­sons: le public tou­ché par les deux séries semble com­mun (pour ce que j’en ai vu) (his­toire de géné­ra­tion, de genre etc…) ce qui induit des rap­pro­che­ments édi­to­riaux (oula­la, si vous par­lez mal le fran­çais, vous allez me détes­ter).
    J’ai quand même lu le pre­mier tome de Skydoll il y a fort long­temps, sans y accro­cher vrai­ment et je suis un peu sur­pris par les réfé­rences que vous don­nez. Il se trouve que ce sont des réfé­rences que je maî­trise vague­ment et on ne peut pas dire que ça m’ait sau­té aux yeux. La forme garde une grande impor­tance dans ma vision de la BD et en choi­sis­sant des formes rondes, un des­sin qui pousse vers des stan­dards dis­neyens d’une grande effi­ca­ci­té, un côté “kawai’, vous ne ren­trez abso­lu­ment pas dans ma vision de Moebiux, Greenaway, Bilal, Barbarella ou Kubrick (le poids des réfé­rences va m’engloutir)? Il fau­drait que je lise toute la série avec un oeil neuf pour essayer de voir si ça se res­sent réel­le­ment ou si vous ado­rez juste ces artistes mais que vous avez lou­pé votre coup. Quoiqu’il en soit, vous sem­blez quelqu’un d’ouvert à la dis­cus­sion et avec les noms que vous pro­po­sez, on se dit qu’on peut durer jusqu’au bout de la nuit :-)

  • Commercial” ne veut pas dire “Dénué de qua­li­té” .
    Quand on voit le bou­lot énorme effec­tué par les auteurs sur cette série, on ima­gine le temps que ça doit leur prendre : je pense même (déso­lé Li-An ;-)) que le terme “com­mer­cial” ne peut vrai­ment pas s’appliquer à Sky Doll (on pour­rait en repar­ler pour Monster Allergy) , série réa­li­sée d’ailleurs par des dis­si­dents de chez Disney.
    Quel regret que des génies comme Giorgio Cavazzano ou Massimo de Vita ne les imitent pas :-(
    Je me sou­viens être res­té en extase devant des ori­gi­naux en cou­leurs de Sky Doll expo­sés rue Dante … Ce n’est pas un “”“simple”””” tra­vail de colo­ri­sa­tion qu’effectue Barbara Canepa, c’est beau­coup plus que cela, c’est au moins 50 % du tra­vail, ce dont on peut se rendre compte en feuille­tant l’édition “de luxe” en N/B …
    Attention, cela n’enlève rien au des­sin de Barbucci !
    (Quand je pense au nombre de BD “gâchées” par une mise en cou­leur inadap­tée (à mon goût) …)
    On peut faire des Chefs d’Oeuvre autre part qu’à L’Association ou chez Cornélius ; même si on est “ritals” et qu’on signe chez Soleil ! ;-)))))))))))))))))))
    D’accord pour une loin­taine influence Moebius !

    Forza Italia !

  • Ah ? Ben zut alors !
    Moi qui aime tant me prendre la tête pour des conne­ries !
    Va fal­loir que j’aille pour­rir un autre blog !
    ;-)))

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