Retour de St Denis en Val 2015

On ne peut pas dire que je sois une flèche en ce qui concerne mes billets de blog puisque le fes­ti­val de St Denis en Val s’est tenu il y a dix jours.

Si le fes­ti­val fait la part belle à une BD que l’on pour­rait qua­li­fier de “popu­laire” (avions, Bamboo, un peu de ce qui reste de la fan­ta­sy, polars, his­to­rique…), il y a tou­jours des décou­vertes ou des redé­cou­vertes à faire.

Pamplemousse à l’orange

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J’ai déjà évo­qué le tra­vail réa­li­sé par les édi­tions Cambrousse ici avec leurs publi­ca­tions noir et blanc. Cette fois-ci, j’ai ache­té le der­nier numé­ro de Pamplemousse, la revue cou­leur au for­mat A5. Au menu, des suites d’images muettes, des séquences oniriques/décalées et un seul vrai gag.
Florian Hien conti­nue son tra­vail de décou­verte de jeunes talents qui ont carte blanche pour expé­ri­men­ter et se cher­cher. Le fan­zi­nat dans ce qu’il a de plus noble : pas tou­jours facile à com­prendre mais plein d’une sève pro­met­teuse et d’une envie de décou­verte que la BD édi­to­riale clas­sique aban­donne lar­ge­ment.

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  • site offi­ciel de Cambrousse :

Béton fissuré

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Les auteurs de BD orléa­nais se comp­tant sur les doigts des deux mains, j’ai décou­vert avec un peu de sur­prise Brane Zéro t.1 le pre­mier album de Matthieu Thonon, publié chez Akileos, et orléa­nais pur jus.

Immeubles en ruine, tour fati­guées, voi­tures cal­ci­nées aban­don­nées, pylônes tom­bés, rues vides… Henri et son papy tentent de sur­vivre dans un uni­vers post-apocalyptique vidé de toute pré­sence humaine où rôdent des… euh, des mar­gouillats bleus ?, enfin des bes­tioles étranges aux pou­voirs buc­caux tout aus­si bizarres. Au “même moment”, dans un monde paral­lèle à celui d’Henri, on s’inquiète de l’émergence d’une réa­li­té qui cherche à s’imposer…

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Thonon a fait un peu la gri­mace quand je me suis excla­mé “Oh, ça me fait pen­ser à du Otomo !”. J’imagine que ça l’agaçait autant que moi lorsque l’on me don­nait du Moebius pour Planète loin­taine mais cette archi­tec­ture dévas­tée, ce gamin aux pou­voirs incon­nus, évi­dem­ment…
Quoiqu’il en soit, je pré­fère sou­li­gner l’ambition visuelle de l’album où Thonon se far­cit tout le bou­lot des petites mains de Otomo, mul­ti­pliant les décors cita­dins avec un cou­rage – et une règle – sans faille. On remar­que­ra aus­si de nom­breux clins d’œil à l’œuvre de K. Dick.
L’histoire est assez com­plexe – avec de nom­breux para­doxes tem­po­rels semble-t-il – et l’ensemble reste mys­té­rieux jusqu’à la conclu­sion de ce pre­mier volume. À vous de voir…

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